Constant Nieuwenhuijs - De Stoel II

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Constant Nieuwenhuys, De Stoel II, une eau-forte de 1971 en édition limitée à 190/190, signée à la main en bas à droite, livrée avec un cadre en bois beige et argenté, dimensions image 23 × 17 cm et cadre 39 × 33 cm, en bon état, nature morte Cobra néerlandaise.

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Description fournie par le vendeur

Constant (Nieuwenhuijs)
Titre : La Chaise II
Année : 1971
Société
Édition : 190/190
Signé : signé à la main en bas à droite.
Très bien
Dimensions de l'image : 23 × 17 cm.
Dimensions du cadre : 39 x 33 cm.
L'œuvre est proposée dans un cadre en bois assorti aux couleurs beige et argent. Le cadre mesure 8 cm de largeur et 3,5 cm de hauteur.
Magnifique, peut être comme ça sur le mur.

Constant Anton Nieuwenhuys (Amsterdam, 21 juillet 1920 – Utrecht, 1 août 2005), selon l’état civil Nieuwenhuijs, était un artiste plastic néerlandais, auteur, musicien. Il était un membre de premier plan du mouvement artistique Cobra et, outre peintre, aussi designer du projet visionnaire d’architecture New Babylon. Il signait ses œuvres sous le nom de Constant et était généralement désigné uniquement par ce prénom.

Période précoce
Constant est né à Amsterdam le 21 juillet 1920, fils de Pieter Nieuwenhuijs et Maria Cornelissen. Son frère Jan naît un an plus tard. Le fait que les deux fils deviendront artistes plasticiens ne relevait pas directement de la lignée paternelle; Pieter Nieuwenhuijs travaille comme chef d'entreprise dans une société commerciale et n'a pas d'intérêt notable pour l'art. Du côté maternel, en revanche, selon le livre de famille Cornelissen "kunst dat het familie is", il y a bel et bien une sensibilité artistique de ce côté: par exemple, l'acteur néerlandais Ton Lensink était un cousin germain de Constant et de Jan.

Dès son enfance, Constant est un dessinateur passionné, lit de la prose et de la poésie et apprend à jouer son premier instrument de musique. Pendant son adolescence, il apprend à chanter et à lire les notes dans la chorale du collège jésuite. Plus tard, il est surtout inspiré par la musique tzigane et se consacre à l'improvisation. Il joue de la guitare et du violon et apprend à jouer de la cymbale à l'âge de 45 ans.

À l'âge de seize ans, Constant peint son premier tableau, les Pèlerins d'Emmaüs. Le tableau représente Jésus qui se révèle à deux de ses disciples à Emmaüs. Sans argent, il y utilise un sac en jute et des pigments qu'il achète à un peintre en bâtiment. Fort de ses origines catholiques et de sa formation dans un collège jésuite, bon nombre des dessins et peintures de Constant de sa période précoce présentent une thématique religieuse. À l'âge de 20 ans, il tourne le dos à la foi. De 1939 à 1942, il suit des formations à l'École d'art appliqué et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Surtout pendant la période dite de New Babylon, les techniques et les compétences de l'école d'art appliqué lui servent bien pour construire des structures, des maquettes et des modèles.

Entre 1942 et 1943, il travaille et vit à Bergen. Là, il fait connaissance avec l'œuvre de et est inspiré par Cézanne.

En juillet 1942, il épouse Matie van Domselaer, fille de Jakob van Domselaer. Lorsque Bergen est évacuée par les Allemands au début de 1943 pour la construction de l’Atlantikwall, Constant et sa femme retournent à Amsterdam. Ils vivent là, près du Sarphatipark, rebaptisé par l’occupant en Bollandpark. Pour échapper à l’« Arbeitseinsatz », Constant se met en hiding. Comme il refuse de s’inscrire à la « Kultuurkamer », il ne peut plus exercer son métier et il lui est interdit d’acheter du matériel et d’exposer. Pour pouvoir quand même peindre, il utilise des nappes et des draps de table et fait bouillir des toiles peintes pour pouvoir recommencer.

En 1944 naît le premier enfant, son fils Victor. Après la guerre, Constant déménage à nouveau avec sa femme et son enfant à Bergen pour revenir à Amsterdam en 1946. Là, il occupe un appartement au rez-de-chaussée dans une rue en face d’Artis. Après une période de stagnation, Constant se libère artistiquement et expérimente différentes techniques. Il est inspiré par le cubisme, surtout par Georges Braque. En 1946 naît la première fille Martha, en 1948 suit une seconde fille, Olga. En 1951 survient le quatrième et dernier enfant, Eva Constant, fille de son mariage avec Nellie Riemens, la sœur aînée de Henny Riemens, photographe et épouse de Corneille.

CoBrA
Le 16 juillet 1948, Constant, avec Corneille, Karel Appel, Eugène Brands, Theo Wolvecamp, Anton Rooskens et son frère Jan Nieuwenhuijs, fonde en Hollande le Groupe Expérimental sur le modèle du Groupe Expérimental danois. Appel et Corneille se sont rendus chez Constant, car ils éprouvent une parenté avec son travail. Plus tard, les poètes Gerrit Kouwenaar, Jan Elburg et Lucebert se joignent également au groupe. Le Groupe Expérimental édite la revue Reflex. Dans le premier numéro est publié le Manifeste rédigé par Constant. On y trouve aussi la célèbre phrase : « Un tableau n’est pas une construction de couleurs et de lignes, mais un animal, une nuit, un cri, un homme, ou tout cela ensemble ».

Cette phrase exprime de manière imagée ce que les membres de ce groupe poursuivent par leur art. Constant plaide dans ses articles en faveur d'une nouvelle société avec l'art moderne. Le monde perceptif des enfants et des « primitifs » que Constant considère comme un idéal pour l'expression des sentiments, comme en témoigne la citation suivante :
L'enfant ne connaît aucune autre loi que son spontané sentiment de vie et n'a d'autre besoin que de l'exprimer. Il en va de même pour les cultures primitives, et c'est précisément cette propriété qui confère à ces cultures un tel charme pour l'homme d'aujourd'hui, qui doit vivre dans une atmosphère morbide d'inauthenticité, de mensonge et d'infertilité.

Constant est généralement considéré comme le théoricien du groupe. Il continuera donc tout au long de sa carrière à afficher une critique sociale solide et marxiste dans son œuvre. Constant estime que l'art doit être expérimental. De l'expérience, qui se fait dans une liberté sans entraves, naît la nouvelle créativité. Manifest s'avère être l'un des principaux textes sur l'art aux Pays-Bas après la Seconde Guerre mondiale. Dans Manifest, Constant écrit que le processus de création est plus important pour l'artiste expérimental que l'œuvre elle-même. C’est un moyen d’atteindre une richesse spirituelle et mentale. Deuxièmement, l'œuvre d'un artiste expérimental est un miroir des changements dans la perception générale de la beauté.

En novembre 1948, sur la terrasse du Café Notre-Dame à Paris, le Groupe Expérimental des Pays-Bas rejoint Christian Dotremont et Joseph Noiret, belges, et Asger Jorn, Danois, après avoir quitté la conférence internationale du Centre International de Documentation sur l’Art d’Avant-garde, qui s’était tenue du 5 au 7 novembre à Paris, en raison d’une trop grande fragmentation au niveau de la représentation française des surréalistes-révolutionnaires. Le 8 novembre 1948, sur cette terrasse de café parisien, a lieu la fondation de CoBrA. Le nom Cobra a été imaginé par Dotremont et est composé des premières lettres des villes de résidence des fondateurs : Co-penhagen, Br-ussel et A-msterdam. Les membres étaient opposés à l’esthétique dans la peinture et à l’art bourgeois en général.

Le directeur du Stedelijk Museum Amsterdam, Willem Sandberg, encourage autant que possible les jeunes artistes et soutient aussi le groupe Cobra en les mettant à disposition sept grandes salles du musée pour exposer leurs œuvres. Les artistes sont pauvres et, faute d’argent, produisent principalement des œuvres plus petites. Pour pouvoir malgré tout remplir les espaces, Sandberg leur accorde un acompte pour acheter du matériel et produire des œuvres plus grandes. La semaine qui précède l’exposition, Constant, Corneille, Appel et Eugène Brands réalisent un certain nombre d’œuvres énormes, qui deviendraient plus tard emblématiques pour Cobra. L’architecte Aldo van Eyck est sollicité pour organiser l’exposition.

L'exposition est, pour ainsi dire, non conventionnelle. L'œuvre et la façon dont elle est exposée suscitent des critiques tant de la presse que du public. Un critique du Het Vrije Volk écrit « Gargouillis, bavardages et bavures au Stedelijk Museum ». Une remarque fréquemment entendue du public est que leurs enfants pourraient le faire aussi, mais mieux. Les membres du Cobra sont considérés comme des bricoleurs et des escrocs.

Le groupe s’éteint lui-même lors de l’exposition d’art expérimental au Palais des Beaux-Arts de Liège, qui se tient du 6 octobre au 6 novembre 1951. Parallèlement, la dixième édition du Cobra-bulletin paraît. Comme l’exprime Christian Dotremont, le secrétaire du groupe, dans Museum Nieuws de 1962, le groupe préférerait mourir de beauté, « mourir en beauté », que de se réduire à un simple groupe d’intérêts pour artistes. Dans sa courte existence, Cobra a changé à jamais et de manière irréversible l’art d’après-guerre.

Constant est prolifique pendant sa période Cobra. Selon ses propres dires, il a produit pendant cette période autant de tableaux que ce qu'il a ajouté à son œuvre au cours des années qui ont suivi.

Internationale situationniste à New Babylon
En été 1956, Asger Jorn invite Constant à se rendre à Alba, dans le Piémont, pour un congrès sur l’Industrie et les arts plastiques, une initiative du « Mouvement International pour un Bauhaus Imaginiste » (MIBI) ou International Movement for an Imaginist Bauhaus (IMIB). Ici, Constant prononce sa conférence Demain la poésie logera la vie, dans laquelle il plaide pour une architecture libre qui stimule une manière de vivre créative plutôt que de l’entraver. Au congrès, Constant rencontre aussi le Lettriste Gil Wolman, qui donne une conférence sur l’Urbanisme Unitaire, la synthèse de l’art et de la technologie. Sur invitation de Pinot-Gallizio, Constant et sa famille séjournent quelques mois à Alba. Durant ce séjour, Constant observe les conditions précaires dans lesquelles vivent les tziganes à Alba. Pour améliorer leur campement, Constant conçoit sa première maquette de New Babylon, Maquette pour un campement tsigane à Alba, 1956. En décembre 1956, Constant rencontre Guy Debord, qui effectue une visite à Alba.

Pour les deux, il s'agit d'une rencontre inspirante. En 1952, Debord a fondé les Lettristes internationaux; il est écrivain, cinéaste et activiste. Debord veut fonder un mouvement plus radical, qui sorte de l'arène des arts plastiques et se concentre entièrement sur la psychographie, où les frontières entre l'art et la vie disparaissent complètement. En 1957, Debord et Asger Jorn réunissent le « Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste » et les Lettristes internationaux au sein du mouvement des Situationnistes Internationales. Ils refusent de considérer leur mouvement comme un mouvement artistique.

Constant ne s'associe pas encore à l'Internationale situationniste (IS) lors de sa fondation. Constant poursuit une Synthèse des Arts – une collaboration de peintres, sculpteurs, architectes et techniciens du bâtiment pour pouvoir briser la monotonie de l'urbanisme dans les années cinquante et la structure du pouvoir politique. Selon sa vision, les villes de cette période n'étaient qu'aménagées pour laisser place au trafic (motorisé), y compris les places de parking nécessaires, et à des ensembles de logements peu attrayants.

La collaboration que Constant prévoit dans l’IS n’est pas encore possible, car il manque des architectes et des techniciens. Mais lorsque le groupe s’alignera sur l’« urbanisme unitaire » tel que lui et Debord l’ont défini en 1958 dans la Déclaration d’Amsterdam, il en deviendra membre. Une correspondance intensive entre lui et Debord s’ensuivra. Constant rédige plusieurs articles théoriques pour le magazine IS français.

Nouvelle Babylone
Après sa sortie de l'Internationale Situationniste, Constant poursuit son travail sur le projet New Babylon. Inspiré par le Homo ludens de Huizinga, il conçoit des idées pour des villes où l'homme joueur et créatif est central, où l'homme est libéré du travail physique par la mécanisation croissante. L'homme peut alors se consacrer exclusivement au développement d'idées créatives. Il se penche sur la question de savoir quelle valeur ajoutée possible l'art peut avoir pour intensifier le quotidien, où il y a de l'espace pour l'expression créative. Il cesse de peindre pour se consacrer entièrement au projet New Babylon. Il y travaille de 1956 à 1974.

Avec New Babylon, Constant esquisse une vision d'une cité mondiale du futur, où la terre est propriété collective, le travail est entièrement automatisé et la nécessité de travailler est remplacée par un mode de vie nomade fondé sur le jeu créatif. New Babylon est habitée par l'homo ludens, qui, libéré du travail, n'a pas besoin de faire de l'art parce qu'il est créatif dans sa vie quotidienne.

Selon les propres mots de Constants : "New Babylon n'offre que des conditions minimales pour un comportement qui doit rester aussi libre que possible. Toute limitation à la liberté de mouvement, toute restriction concernant la création d'ambiance et d'atmosphère doivent être empêchées. Tout doit rester possible, tout doit pouvoir arriver, l'environnement est créé par les activités de la vie et non l'inverse."

En 1974, New Babylon est officiellement clôturé par une grande exposition au Gemeentemuseum Den Haag. Comme Constant n’a pas de place pour stocker l’immense collection de maquettes, de constructions, de cartes topographiques et de collages, il les vend au musée. En 1999, Constant’s New Babylon: City for Another Life s’ouvre au Drawing Center à New York. C’est sa première exposition personnelle aux États-Unis. L’exposition est conçue par Mark Wigley, qui, dans son livre Constant’s New Babylon. The Hyper-Architecture of Desire (1998), qualifie Constant d’« architecte ». En marge du programme, il y a un symposium.

Selon l'architecte Rem Koolhaas, New Babylon a fait réfléchir de nombreux architectes : « Il était un exemple d'audace », selon Koolhaas.

La période tardive
Après quinze ans à travailler sur New Babylon, Constant revient en 1969 à la peinture, à l'aquarelle et à l'eau-forte. Jusqu'en 1974, son New Babylon visionnaire est encore régulièrement présent dans ses œuvres. Comme dans sa première période de peinture, Constant est dans son travail inspiré par des sujets sociocritiques et politiques, tels que la guerre du Vietnam, la famine en Afrique et les réfugiés du Kosovo, mais progressivement des motifs plus classiques s'immiscent également dans son œuvre (comme Orphée et le Marquis de Sade). Rudi Fuchs écrit dans son préface au catalogue des peintures de Constant en 1995 : « Certaines personnes considèrent l'œuvre tardive de Constant comme un retour à la tradition. Moi, toutefois, je ne partage pas du tout ce point de vue. Je considère son développement à partir des années soixante-dix comme une pénétration plus profonde dans le jardin de la peinture. »

Dans la tradition des peintres vénitiens de la Renaissance, Titien et Tintoretto, Constant se consacre à la technique du colourito. Avec cette technique, l'artiste n'utilise pas de croquis au charbon ni au crayon, mais applique directement la peinture à l'huile au pinceau sur la toile, ce qui lui permet de créer des transitions douces plutôt que des contours nets. La caractéristique principale de cette technique est la manière dont la lumière est représentée dans le tableau, en l'intégrant dans la couleur. Le tableau prend vie couche après couche, parfois jusqu'à dix couches de peinture. Constant peint à l'huile sur toile et chaque couche qu'il applique doit sécher avant qu'il puisse continuer à travailler. C'est une technique laborieuse et, à cette période, il ne réalise au plus que trois à quatre tableaux à l'huile par an.

Constant a un atelier dans une salle de gym aménagée dans un ancien bâtiment scolaire à Wittenburg, sur les Oostelijke Eilanden à Amsterdam. Pour son plaisir, il joue de la guitare et de la cymbale. En 1991, il est honoré du Prix de la Résistance décerné par la Stichting Kunstenaarsverzet 1942-1945. Pendant les derniers mois de sa vie, Thomas Doebele et Maarten Schmidt réalisent un documentaire sur lui, Constant, Avant Le Depart, dans lequel le peintre est filmé de près d’une manière particulière. Constant meurt le 1er août 2005 à Utrecht. À ce moment-là, il est marié à Trudy van der Horst, sa quatrième épouse, et laisse derrière lui un fils, trois filles, une belle-fille, quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Constant (Nieuwenhuijs)
Titre : La Chaise II
Année : 1971
Société
Édition : 190/190
Signé : signé à la main en bas à droite.
Très bien
Dimensions de l'image : 23 × 17 cm.
Dimensions du cadre : 39 x 33 cm.
L'œuvre est proposée dans un cadre en bois assorti aux couleurs beige et argent. Le cadre mesure 8 cm de largeur et 3,5 cm de hauteur.
Magnifique, peut être comme ça sur le mur.

Constant Anton Nieuwenhuys (Amsterdam, 21 juillet 1920 – Utrecht, 1 août 2005), selon l’état civil Nieuwenhuijs, était un artiste plastic néerlandais, auteur, musicien. Il était un membre de premier plan du mouvement artistique Cobra et, outre peintre, aussi designer du projet visionnaire d’architecture New Babylon. Il signait ses œuvres sous le nom de Constant et était généralement désigné uniquement par ce prénom.

Période précoce
Constant est né à Amsterdam le 21 juillet 1920, fils de Pieter Nieuwenhuijs et Maria Cornelissen. Son frère Jan naît un an plus tard. Le fait que les deux fils deviendront artistes plasticiens ne relevait pas directement de la lignée paternelle; Pieter Nieuwenhuijs travaille comme chef d'entreprise dans une société commerciale et n'a pas d'intérêt notable pour l'art. Du côté maternel, en revanche, selon le livre de famille Cornelissen "kunst dat het familie is", il y a bel et bien une sensibilité artistique de ce côté: par exemple, l'acteur néerlandais Ton Lensink était un cousin germain de Constant et de Jan.

Dès son enfance, Constant est un dessinateur passionné, lit de la prose et de la poésie et apprend à jouer son premier instrument de musique. Pendant son adolescence, il apprend à chanter et à lire les notes dans la chorale du collège jésuite. Plus tard, il est surtout inspiré par la musique tzigane et se consacre à l'improvisation. Il joue de la guitare et du violon et apprend à jouer de la cymbale à l'âge de 45 ans.

À l'âge de seize ans, Constant peint son premier tableau, les Pèlerins d'Emmaüs. Le tableau représente Jésus qui se révèle à deux de ses disciples à Emmaüs. Sans argent, il y utilise un sac en jute et des pigments qu'il achète à un peintre en bâtiment. Fort de ses origines catholiques et de sa formation dans un collège jésuite, bon nombre des dessins et peintures de Constant de sa période précoce présentent une thématique religieuse. À l'âge de 20 ans, il tourne le dos à la foi. De 1939 à 1942, il suit des formations à l'École d'art appliqué et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Surtout pendant la période dite de New Babylon, les techniques et les compétences de l'école d'art appliqué lui servent bien pour construire des structures, des maquettes et des modèles.

Entre 1942 et 1943, il travaille et vit à Bergen. Là, il fait connaissance avec l'œuvre de et est inspiré par Cézanne.

En juillet 1942, il épouse Matie van Domselaer, fille de Jakob van Domselaer. Lorsque Bergen est évacuée par les Allemands au début de 1943 pour la construction de l’Atlantikwall, Constant et sa femme retournent à Amsterdam. Ils vivent là, près du Sarphatipark, rebaptisé par l’occupant en Bollandpark. Pour échapper à l’« Arbeitseinsatz », Constant se met en hiding. Comme il refuse de s’inscrire à la « Kultuurkamer », il ne peut plus exercer son métier et il lui est interdit d’acheter du matériel et d’exposer. Pour pouvoir quand même peindre, il utilise des nappes et des draps de table et fait bouillir des toiles peintes pour pouvoir recommencer.

En 1944 naît le premier enfant, son fils Victor. Après la guerre, Constant déménage à nouveau avec sa femme et son enfant à Bergen pour revenir à Amsterdam en 1946. Là, il occupe un appartement au rez-de-chaussée dans une rue en face d’Artis. Après une période de stagnation, Constant se libère artistiquement et expérimente différentes techniques. Il est inspiré par le cubisme, surtout par Georges Braque. En 1946 naît la première fille Martha, en 1948 suit une seconde fille, Olga. En 1951 survient le quatrième et dernier enfant, Eva Constant, fille de son mariage avec Nellie Riemens, la sœur aînée de Henny Riemens, photographe et épouse de Corneille.

CoBrA
Le 16 juillet 1948, Constant, avec Corneille, Karel Appel, Eugène Brands, Theo Wolvecamp, Anton Rooskens et son frère Jan Nieuwenhuijs, fonde en Hollande le Groupe Expérimental sur le modèle du Groupe Expérimental danois. Appel et Corneille se sont rendus chez Constant, car ils éprouvent une parenté avec son travail. Plus tard, les poètes Gerrit Kouwenaar, Jan Elburg et Lucebert se joignent également au groupe. Le Groupe Expérimental édite la revue Reflex. Dans le premier numéro est publié le Manifeste rédigé par Constant. On y trouve aussi la célèbre phrase : « Un tableau n’est pas une construction de couleurs et de lignes, mais un animal, une nuit, un cri, un homme, ou tout cela ensemble ».

Cette phrase exprime de manière imagée ce que les membres de ce groupe poursuivent par leur art. Constant plaide dans ses articles en faveur d'une nouvelle société avec l'art moderne. Le monde perceptif des enfants et des « primitifs » que Constant considère comme un idéal pour l'expression des sentiments, comme en témoigne la citation suivante :
L'enfant ne connaît aucune autre loi que son spontané sentiment de vie et n'a d'autre besoin que de l'exprimer. Il en va de même pour les cultures primitives, et c'est précisément cette propriété qui confère à ces cultures un tel charme pour l'homme d'aujourd'hui, qui doit vivre dans une atmosphère morbide d'inauthenticité, de mensonge et d'infertilité.

Constant est généralement considéré comme le théoricien du groupe. Il continuera donc tout au long de sa carrière à afficher une critique sociale solide et marxiste dans son œuvre. Constant estime que l'art doit être expérimental. De l'expérience, qui se fait dans une liberté sans entraves, naît la nouvelle créativité. Manifest s'avère être l'un des principaux textes sur l'art aux Pays-Bas après la Seconde Guerre mondiale. Dans Manifest, Constant écrit que le processus de création est plus important pour l'artiste expérimental que l'œuvre elle-même. C’est un moyen d’atteindre une richesse spirituelle et mentale. Deuxièmement, l'œuvre d'un artiste expérimental est un miroir des changements dans la perception générale de la beauté.

En novembre 1948, sur la terrasse du Café Notre-Dame à Paris, le Groupe Expérimental des Pays-Bas rejoint Christian Dotremont et Joseph Noiret, belges, et Asger Jorn, Danois, après avoir quitté la conférence internationale du Centre International de Documentation sur l’Art d’Avant-garde, qui s’était tenue du 5 au 7 novembre à Paris, en raison d’une trop grande fragmentation au niveau de la représentation française des surréalistes-révolutionnaires. Le 8 novembre 1948, sur cette terrasse de café parisien, a lieu la fondation de CoBrA. Le nom Cobra a été imaginé par Dotremont et est composé des premières lettres des villes de résidence des fondateurs : Co-penhagen, Br-ussel et A-msterdam. Les membres étaient opposés à l’esthétique dans la peinture et à l’art bourgeois en général.

Le directeur du Stedelijk Museum Amsterdam, Willem Sandberg, encourage autant que possible les jeunes artistes et soutient aussi le groupe Cobra en les mettant à disposition sept grandes salles du musée pour exposer leurs œuvres. Les artistes sont pauvres et, faute d’argent, produisent principalement des œuvres plus petites. Pour pouvoir malgré tout remplir les espaces, Sandberg leur accorde un acompte pour acheter du matériel et produire des œuvres plus grandes. La semaine qui précède l’exposition, Constant, Corneille, Appel et Eugène Brands réalisent un certain nombre d’œuvres énormes, qui deviendraient plus tard emblématiques pour Cobra. L’architecte Aldo van Eyck est sollicité pour organiser l’exposition.

L'exposition est, pour ainsi dire, non conventionnelle. L'œuvre et la façon dont elle est exposée suscitent des critiques tant de la presse que du public. Un critique du Het Vrije Volk écrit « Gargouillis, bavardages et bavures au Stedelijk Museum ». Une remarque fréquemment entendue du public est que leurs enfants pourraient le faire aussi, mais mieux. Les membres du Cobra sont considérés comme des bricoleurs et des escrocs.

Le groupe s’éteint lui-même lors de l’exposition d’art expérimental au Palais des Beaux-Arts de Liège, qui se tient du 6 octobre au 6 novembre 1951. Parallèlement, la dixième édition du Cobra-bulletin paraît. Comme l’exprime Christian Dotremont, le secrétaire du groupe, dans Museum Nieuws de 1962, le groupe préférerait mourir de beauté, « mourir en beauté », que de se réduire à un simple groupe d’intérêts pour artistes. Dans sa courte existence, Cobra a changé à jamais et de manière irréversible l’art d’après-guerre.

Constant est prolifique pendant sa période Cobra. Selon ses propres dires, il a produit pendant cette période autant de tableaux que ce qu'il a ajouté à son œuvre au cours des années qui ont suivi.

Internationale situationniste à New Babylon
En été 1956, Asger Jorn invite Constant à se rendre à Alba, dans le Piémont, pour un congrès sur l’Industrie et les arts plastiques, une initiative du « Mouvement International pour un Bauhaus Imaginiste » (MIBI) ou International Movement for an Imaginist Bauhaus (IMIB). Ici, Constant prononce sa conférence Demain la poésie logera la vie, dans laquelle il plaide pour une architecture libre qui stimule une manière de vivre créative plutôt que de l’entraver. Au congrès, Constant rencontre aussi le Lettriste Gil Wolman, qui donne une conférence sur l’Urbanisme Unitaire, la synthèse de l’art et de la technologie. Sur invitation de Pinot-Gallizio, Constant et sa famille séjournent quelques mois à Alba. Durant ce séjour, Constant observe les conditions précaires dans lesquelles vivent les tziganes à Alba. Pour améliorer leur campement, Constant conçoit sa première maquette de New Babylon, Maquette pour un campement tsigane à Alba, 1956. En décembre 1956, Constant rencontre Guy Debord, qui effectue une visite à Alba.

Pour les deux, il s'agit d'une rencontre inspirante. En 1952, Debord a fondé les Lettristes internationaux; il est écrivain, cinéaste et activiste. Debord veut fonder un mouvement plus radical, qui sorte de l'arène des arts plastiques et se concentre entièrement sur la psychographie, où les frontières entre l'art et la vie disparaissent complètement. En 1957, Debord et Asger Jorn réunissent le « Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste » et les Lettristes internationaux au sein du mouvement des Situationnistes Internationales. Ils refusent de considérer leur mouvement comme un mouvement artistique.

Constant ne s'associe pas encore à l'Internationale situationniste (IS) lors de sa fondation. Constant poursuit une Synthèse des Arts – une collaboration de peintres, sculpteurs, architectes et techniciens du bâtiment pour pouvoir briser la monotonie de l'urbanisme dans les années cinquante et la structure du pouvoir politique. Selon sa vision, les villes de cette période n'étaient qu'aménagées pour laisser place au trafic (motorisé), y compris les places de parking nécessaires, et à des ensembles de logements peu attrayants.

La collaboration que Constant prévoit dans l’IS n’est pas encore possible, car il manque des architectes et des techniciens. Mais lorsque le groupe s’alignera sur l’« urbanisme unitaire » tel que lui et Debord l’ont défini en 1958 dans la Déclaration d’Amsterdam, il en deviendra membre. Une correspondance intensive entre lui et Debord s’ensuivra. Constant rédige plusieurs articles théoriques pour le magazine IS français.

Nouvelle Babylone
Après sa sortie de l'Internationale Situationniste, Constant poursuit son travail sur le projet New Babylon. Inspiré par le Homo ludens de Huizinga, il conçoit des idées pour des villes où l'homme joueur et créatif est central, où l'homme est libéré du travail physique par la mécanisation croissante. L'homme peut alors se consacrer exclusivement au développement d'idées créatives. Il se penche sur la question de savoir quelle valeur ajoutée possible l'art peut avoir pour intensifier le quotidien, où il y a de l'espace pour l'expression créative. Il cesse de peindre pour se consacrer entièrement au projet New Babylon. Il y travaille de 1956 à 1974.

Avec New Babylon, Constant esquisse une vision d'une cité mondiale du futur, où la terre est propriété collective, le travail est entièrement automatisé et la nécessité de travailler est remplacée par un mode de vie nomade fondé sur le jeu créatif. New Babylon est habitée par l'homo ludens, qui, libéré du travail, n'a pas besoin de faire de l'art parce qu'il est créatif dans sa vie quotidienne.

Selon les propres mots de Constants : "New Babylon n'offre que des conditions minimales pour un comportement qui doit rester aussi libre que possible. Toute limitation à la liberté de mouvement, toute restriction concernant la création d'ambiance et d'atmosphère doivent être empêchées. Tout doit rester possible, tout doit pouvoir arriver, l'environnement est créé par les activités de la vie et non l'inverse."

En 1974, New Babylon est officiellement clôturé par une grande exposition au Gemeentemuseum Den Haag. Comme Constant n’a pas de place pour stocker l’immense collection de maquettes, de constructions, de cartes topographiques et de collages, il les vend au musée. En 1999, Constant’s New Babylon: City for Another Life s’ouvre au Drawing Center à New York. C’est sa première exposition personnelle aux États-Unis. L’exposition est conçue par Mark Wigley, qui, dans son livre Constant’s New Babylon. The Hyper-Architecture of Desire (1998), qualifie Constant d’« architecte ». En marge du programme, il y a un symposium.

Selon l'architecte Rem Koolhaas, New Babylon a fait réfléchir de nombreux architectes : « Il était un exemple d'audace », selon Koolhaas.

La période tardive
Après quinze ans à travailler sur New Babylon, Constant revient en 1969 à la peinture, à l'aquarelle et à l'eau-forte. Jusqu'en 1974, son New Babylon visionnaire est encore régulièrement présent dans ses œuvres. Comme dans sa première période de peinture, Constant est dans son travail inspiré par des sujets sociocritiques et politiques, tels que la guerre du Vietnam, la famine en Afrique et les réfugiés du Kosovo, mais progressivement des motifs plus classiques s'immiscent également dans son œuvre (comme Orphée et le Marquis de Sade). Rudi Fuchs écrit dans son préface au catalogue des peintures de Constant en 1995 : « Certaines personnes considèrent l'œuvre tardive de Constant comme un retour à la tradition. Moi, toutefois, je ne partage pas du tout ce point de vue. Je considère son développement à partir des années soixante-dix comme une pénétration plus profonde dans le jardin de la peinture. »

Dans la tradition des peintres vénitiens de la Renaissance, Titien et Tintoretto, Constant se consacre à la technique du colourito. Avec cette technique, l'artiste n'utilise pas de croquis au charbon ni au crayon, mais applique directement la peinture à l'huile au pinceau sur la toile, ce qui lui permet de créer des transitions douces plutôt que des contours nets. La caractéristique principale de cette technique est la manière dont la lumière est représentée dans le tableau, en l'intégrant dans la couleur. Le tableau prend vie couche après couche, parfois jusqu'à dix couches de peinture. Constant peint à l'huile sur toile et chaque couche qu'il applique doit sécher avant qu'il puisse continuer à travailler. C'est une technique laborieuse et, à cette période, il ne réalise au plus que trois à quatre tableaux à l'huile par an.

Constant a un atelier dans une salle de gym aménagée dans un ancien bâtiment scolaire à Wittenburg, sur les Oostelijke Eilanden à Amsterdam. Pour son plaisir, il joue de la guitare et de la cymbale. En 1991, il est honoré du Prix de la Résistance décerné par la Stichting Kunstenaarsverzet 1942-1945. Pendant les derniers mois de sa vie, Thomas Doebele et Maarten Schmidt réalisent un documentaire sur lui, Constant, Avant Le Depart, dans lequel le peintre est filmé de près d’une manière particulière. Constant meurt le 1er août 2005 à Utrecht. À ce moment-là, il est marié à Trudy van der Horst, sa quatrième épouse, et laisse derrière lui un fils, trois filles, une belle-fille, quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Détails

Artiste
Constant Nieuwenhuijs
Vendu(e) par
Propriétaire ou revendeur
Édition
Édition limitée
Edition number
190/190
Titre de l'œuvre d'art
De Stoel II
Technique
Gravure
Signature
Signé à la main
Pays d’origine
Pays-Bas
Année
1971
Condition
Bon état
Hauteur
33 cm
Largeur
39 cm
Représentation/thème
Nature morte
Style
Cobra
Période
1970-1980
Vendu avec cadre
Oui
Vendu par
Pays-BasVérifié
159
Objets vendus
100%
Particulier

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