Yasse Tabuchi (1921-2009) - Untitled






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"Untitled" de Yasse Tabuchi (1921-2009), signé à la main, lithographie en édition limitée (67/200) en bon état, 47 cm sur 65 cm, réalisée au Japon entre 1980 et 1990, vendue par Gallery.
Description fournie par le vendeur
Le peintre aquarelliste japonais, graveur, lithographe et céramiste Yasse Tabuchi est né à Kitakyüshu, préfecture de Fukuoka, au Japon, en 1921.
Après avoir été mobilisé dans la marine et l’aviation pendant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, il étudie l’histoire de l’art à l’Université des arts de Tokyo de 1946 à 1951, tout en commençant à peindre. En 1951, il quitte sa famille et son pays pour la France, où il arrive en bateau à Marseille. Le jeune homme décide de refaire sa vie en France et se rend à Paris. En 1959, afin d’avoir un grand espace de travail, il achète une ferme en Essonne, à Vauhallan, au sud de la capitale; il sera très proche de Foujita qui habite tout près de lui.
Yasse Tabuchi rencontre Pierre Alechinsky, Asger Jorn et les peintres du groupe Co-BrA; ses œuvres, bien que fortement influencées par le surréalisme, se rapprochent de l’abstraction. Dans la seconde moitié des années 1950, l’artiste s’intéresse particulièrement à l’abstraction lyrique et explore le clair-obscur afin de créer des œuvres avec de très forts contrastes de couleur; on connaît les liens étroits entre l’abstraction lyrique et la calligraphie et les idéogrammes d’Extrême-Orient.
Entretenant des relations variables avec la réalité, jouant avec des évocations de ciels, d’eau, de vent, de collines, de graphiques vastes et impétueux, travaillant sur des matériaux recherchés, volontiers en contre-jour sombre sur fond clair, ou au contraire en clair-obscur de blancs violents sur fond sombre, envahissent la surface de la toile, se roulant sur eux-mêmes jusqu’à être totalement occupés. Après cette période, Yasse Tabuchi « recommence » à partir de Matisse, ou plus exactement à partir de ce que Henri Matisse lui-même reçoit du Japonais du XIXe siècle, pour peindre, après la violence des éléments, la joie de vivre, d’être au monde et de regarder tout ce qui vit autour de soi, dans les œuvres se révèle son changement radical de climat psychologique.
L’artiste réalise plusieurs décors architecturaux, parmi lesquels il faut citer l’importante ensemble de la salle du Philips Cultural Centre à Eindhoven (Pays-Bas) et la gigantesque paroi céramique du 20th Century Art Museum à Ikeda, au Japon.
L’œuvre de l’artiste a été montrée dans de nombreuses expositions personnelles depuis 1955 (Paris, Bruxelles, Milan, Copenhague, Malmö, Tokyo, etc.) et dans des expositions collectives (Salon de Mai, Salon des Réalités Nouvelles, Biennale de Tokyo, Biennale de São Paulo, etc).
Yasse Tabuchi est décédé à Vauhallan en 2009, à l’âge de 88 ans.
À propos du vendeur
Le peintre aquarelliste japonais, graveur, lithographe et céramiste Yasse Tabuchi est né à Kitakyüshu, préfecture de Fukuoka, au Japon, en 1921.
Après avoir été mobilisé dans la marine et l’aviation pendant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale, il étudie l’histoire de l’art à l’Université des arts de Tokyo de 1946 à 1951, tout en commençant à peindre. En 1951, il quitte sa famille et son pays pour la France, où il arrive en bateau à Marseille. Le jeune homme décide de refaire sa vie en France et se rend à Paris. En 1959, afin d’avoir un grand espace de travail, il achète une ferme en Essonne, à Vauhallan, au sud de la capitale; il sera très proche de Foujita qui habite tout près de lui.
Yasse Tabuchi rencontre Pierre Alechinsky, Asger Jorn et les peintres du groupe Co-BrA; ses œuvres, bien que fortement influencées par le surréalisme, se rapprochent de l’abstraction. Dans la seconde moitié des années 1950, l’artiste s’intéresse particulièrement à l’abstraction lyrique et explore le clair-obscur afin de créer des œuvres avec de très forts contrastes de couleur; on connaît les liens étroits entre l’abstraction lyrique et la calligraphie et les idéogrammes d’Extrême-Orient.
Entretenant des relations variables avec la réalité, jouant avec des évocations de ciels, d’eau, de vent, de collines, de graphiques vastes et impétueux, travaillant sur des matériaux recherchés, volontiers en contre-jour sombre sur fond clair, ou au contraire en clair-obscur de blancs violents sur fond sombre, envahissent la surface de la toile, se roulant sur eux-mêmes jusqu’à être totalement occupés. Après cette période, Yasse Tabuchi « recommence » à partir de Matisse, ou plus exactement à partir de ce que Henri Matisse lui-même reçoit du Japonais du XIXe siècle, pour peindre, après la violence des éléments, la joie de vivre, d’être au monde et de regarder tout ce qui vit autour de soi, dans les œuvres se révèle son changement radical de climat psychologique.
L’artiste réalise plusieurs décors architecturaux, parmi lesquels il faut citer l’importante ensemble de la salle du Philips Cultural Centre à Eindhoven (Pays-Bas) et la gigantesque paroi céramique du 20th Century Art Museum à Ikeda, au Japon.
L’œuvre de l’artiste a été montrée dans de nombreuses expositions personnelles depuis 1955 (Paris, Bruxelles, Milan, Copenhague, Malmö, Tokyo, etc.) et dans des expositions collectives (Salon de Mai, Salon des Réalités Nouvelles, Biennale de Tokyo, Biennale de São Paulo, etc).
Yasse Tabuchi est décédé à Vauhallan en 2009, à l’âge de 88 ans.
