Alfredo Soressi (1897–1982) - Pastorelle con gregge






Spécialisée dans les peintures et dessins du XVIIe siècle, expérience en maisons de vente.
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Pastorelle avec un troupeau d’Alfredo Soressi (1897–1982), huile sur toile, 1930, 64 × 79 cm (toile 64 × 50 cm), édition originale, Italie, signé à la main et accompagné d’un certificat d’authenticité, vendu avec cadre par Galleria, en bon état.
Description fournie par le vendeur
“ Bergerie avec troupe “
Alfredo Soressi
(Piacenza, 30 mars 1897 – Piacenza, 1er mars 1982)
Huile sur toile dans cadre - historiqué / années ’30
Signé et avec certificat d’authenticité conforme à la loi
Auteur muséal - ses œuvres sont rassemblées dans des musées nationaux et étrangers - * Ses œuvres sont également exposées dans les pinacothèques de Ferrare, Forlì et Bari.
Dimensions : 79 x 64 cm dans cadre contemporain
Toile : 64 x 50 cm (toile posée sur panneau à des fins de conservation)
Biographie
Alfredo Soressi naquit le 30 mars 1897 à Mucinasso di San Lazzaro, une banlieue aux portes de Piacenza, dernier de quatre frères, de Emilio Soressi, petit agriculteur qui complétait ses maigres revenus en exerçant le métier de chauffagiste, et de Palmira Civardi, femme au foyer.
Dès l’enfance il manifesta une aptitude prononcée au dessin et, à la fin de l’école, fréquenta la cure où le curé don Pietro Leoni (lui-même doté d’un certain talent artistique) donnait des cours de dessin à quelques élèves particulièrement doués. Après l’école élémentaire, après une courte période comme apprenti chiffonnier (qui pourtant fut importante pour sa formation artistique, lui faisant prendre familiarité avec les bâtis et harnais des animaux qui joueront un rôle important dans sa production picturale), il s’inscrivit à l’Istituto d’Arte Gazzola de Piacenza, ayant pour professeur de peinture et de sculpture Francesco Ghittoni : là il se consacra surtout à l’étude du dessin qu’il considérait toujours (comme son maître le répétait souvent) comme la base des arts figuratifs et de la perspective.
En 1915 l’Italie entre dans la Première Guerre mondiale et, en septembre 1916, Soressi dut interrompre ses études pour aller au front : il fut en tranchées à la Bainsizza et combattit sur le Monte Grappa où il eut un pied mutilé à cause de l’explosion d’une grenade. Suite à cela, une fois la convalescence achevée à l’hôpital, il intégra une section spéciale de l’Académie de Brera à Milan réservée aux mutilés et invalides de guerre et y obtint le diplôme de professeur de dessin et d’architecture. Il reste dans le cadre de l’Académie et en 1921 participa au concours pour le plan directeur de l’Isola Comacina puis l’année suivante partit dans la Val Camonica avec la mission de réordonner les écoles professionnelles locales.
Il rentre à Piacenza où, en 1925, il remporte le concours pour la chaire d’Ornement au sein de l’Istituto Gazzola, dont il avait été élève, et y enseignera jusqu’en 1958, formant de nombreux artistes dont Cinello Losi. Bientôt il édifie sa maison-studio dans la via San Sepolcro dont il dessine la façade et où il vivra toute sa vie. Ses premières traces picturales remontent à 1923 (Capriccio, Vecchi ulivi) où l’on note une forte empreinte impressionniste, mais il attend 1926 pour se présenter à sa ville en exposant aux Amici dell’Arte quelques tableaux qui rencontrent un bon succès du public et de la critique et dès cette occasion il est souligné que dans son art « l’imagination abondante ne franchit pas les limites du bon sens et de la juste décence que trop souvent les sentinelles du XXe siècle violentent ».
À cela succèdent d’autres expositions auxquelles Soressi participe : deux ans plus tard, en 1928, toujours aux Amici dell’arte de Piacenza et à la Galleria ex Corradi de Milan en duo avec le Livournais Mario Menichetti[6], puis l’année suivante à Rome à la Casa d’Arte Baldi : les deux ont un bon écho et de nombreuses œuvres sont vendues, chose pas donnée loin de son marché habituel et avec un genre pictural qui était éloigné de tout élan de modernité. En effet le peintre répétait que « l’informe, l’abstrait ne veut rien dire... Quand une chose ne peut être mesurée, lue, comprise, elle ne signifie rien. L’art est toujours quelque chose de beau, d’harmonieux, d’instructif ». Il expose encore à Milan à la Galleria Micheli avec Luigi Mantovani et presque annuellement dans sa ville, soit aux Amici dell’Arte, soit à la Bottega degli Artisti, soit au Palazzo Gotico.
En 1932 Alfredo Soressi épouse Giuseppina Bracchi, elle aussi aquarelliste qui toutefois renoncera à sa carrière après le mariage sur la volonté du mari[8]. Actif aussi comme graveur, il soigne les illustrations du volume Fantasie teatrali de Fulvio Provasi. En qualité d’architecte, il remporte en 1938 le projet pour la Casa del Mutilato de Piacenza, qui sera érigée entre 1939 et 1941. En 1937 il est nommé directeur du Musée Civique, dont les collections sont à l’époque conservées à l’Institut Gazzola, fonction qu’il conservera jusqu’en 1950.
Après la Seconde Guerre mondiale, en février 1945 il participe avec d’autres artistes piacentins dont Luciano Ricchetti, Luigi Arrigoni et Sergio Belloni à une exposition dans les locaux de la Galleria d’Arte Moderna Ricci Oddi, vide des œuvres qui avaient été évacuées dans la province pour les soustraire aux dangers de la guerre, puis l’année suivante à l’exposition dans le salon de la Filodrammatica et puis en 1954 à celle qui se tient au Palazzo Gotico. Il recommence à exposer hors de Piacenza, à Milan, Venise, Bari, au Maschio Angioino de Naples en 1957, à l’Antibiennale de Rome tenue en août 1958 au Palazzo delle Esposizioni, sous les auspices du syndicat de l’art pur figuratif, recevant attestations et prix (Médaille d’or à la Mostra d’arte pura de Naples et à l’Antibiennale de Rome).
En 1956 il cherche à réaliser un « village pour artistes » à Bosconure, près de Ferriere dans la haute vallée du Nure, lieu d’origine de son épouse ; toutefois, aucun des collègues n’accueille l’invitation à s’y installer et ainsi ne seront construites que une petite chapelle, une auberge et une paire de villas. « Une belle idée, mais un peu folle » commentera le critique Ferdinando Arisi en 1984 dans son livre I Soressi della Ricci Oddi.
Il poursuivra ensuite son travail dans son atelier jusqu’à la mort survenue le 1er mars 1982. Pour testament du peintre, vingt tableaux sont donnés à la Pinacoteca Ricci Oddi de Piacenza qui lui consacre une exposition rétrospective. Ses œuvres se trouvent aussi dans les pinacothèques de Ferrare, Forlì et Bari.
En bon état de conservation
Le cadre présent sur la photo sera joint en cadeau / il ne fait pas partie de la vente mais sera envoyé à titre de courtoisie
Expédition assurée
À propos du vendeur
“ Bergerie avec troupe “
Alfredo Soressi
(Piacenza, 30 mars 1897 – Piacenza, 1er mars 1982)
Huile sur toile dans cadre - historiqué / années ’30
Signé et avec certificat d’authenticité conforme à la loi
Auteur muséal - ses œuvres sont rassemblées dans des musées nationaux et étrangers - * Ses œuvres sont également exposées dans les pinacothèques de Ferrare, Forlì et Bari.
Dimensions : 79 x 64 cm dans cadre contemporain
Toile : 64 x 50 cm (toile posée sur panneau à des fins de conservation)
Biographie
Alfredo Soressi naquit le 30 mars 1897 à Mucinasso di San Lazzaro, une banlieue aux portes de Piacenza, dernier de quatre frères, de Emilio Soressi, petit agriculteur qui complétait ses maigres revenus en exerçant le métier de chauffagiste, et de Palmira Civardi, femme au foyer.
Dès l’enfance il manifesta une aptitude prononcée au dessin et, à la fin de l’école, fréquenta la cure où le curé don Pietro Leoni (lui-même doté d’un certain talent artistique) donnait des cours de dessin à quelques élèves particulièrement doués. Après l’école élémentaire, après une courte période comme apprenti chiffonnier (qui pourtant fut importante pour sa formation artistique, lui faisant prendre familiarité avec les bâtis et harnais des animaux qui joueront un rôle important dans sa production picturale), il s’inscrivit à l’Istituto d’Arte Gazzola de Piacenza, ayant pour professeur de peinture et de sculpture Francesco Ghittoni : là il se consacra surtout à l’étude du dessin qu’il considérait toujours (comme son maître le répétait souvent) comme la base des arts figuratifs et de la perspective.
En 1915 l’Italie entre dans la Première Guerre mondiale et, en septembre 1916, Soressi dut interrompre ses études pour aller au front : il fut en tranchées à la Bainsizza et combattit sur le Monte Grappa où il eut un pied mutilé à cause de l’explosion d’une grenade. Suite à cela, une fois la convalescence achevée à l’hôpital, il intégra une section spéciale de l’Académie de Brera à Milan réservée aux mutilés et invalides de guerre et y obtint le diplôme de professeur de dessin et d’architecture. Il reste dans le cadre de l’Académie et en 1921 participa au concours pour le plan directeur de l’Isola Comacina puis l’année suivante partit dans la Val Camonica avec la mission de réordonner les écoles professionnelles locales.
Il rentre à Piacenza où, en 1925, il remporte le concours pour la chaire d’Ornement au sein de l’Istituto Gazzola, dont il avait été élève, et y enseignera jusqu’en 1958, formant de nombreux artistes dont Cinello Losi. Bientôt il édifie sa maison-studio dans la via San Sepolcro dont il dessine la façade et où il vivra toute sa vie. Ses premières traces picturales remontent à 1923 (Capriccio, Vecchi ulivi) où l’on note une forte empreinte impressionniste, mais il attend 1926 pour se présenter à sa ville en exposant aux Amici dell’Arte quelques tableaux qui rencontrent un bon succès du public et de la critique et dès cette occasion il est souligné que dans son art « l’imagination abondante ne franchit pas les limites du bon sens et de la juste décence que trop souvent les sentinelles du XXe siècle violentent ».
À cela succèdent d’autres expositions auxquelles Soressi participe : deux ans plus tard, en 1928, toujours aux Amici dell’arte de Piacenza et à la Galleria ex Corradi de Milan en duo avec le Livournais Mario Menichetti[6], puis l’année suivante à Rome à la Casa d’Arte Baldi : les deux ont un bon écho et de nombreuses œuvres sont vendues, chose pas donnée loin de son marché habituel et avec un genre pictural qui était éloigné de tout élan de modernité. En effet le peintre répétait que « l’informe, l’abstrait ne veut rien dire... Quand une chose ne peut être mesurée, lue, comprise, elle ne signifie rien. L’art est toujours quelque chose de beau, d’harmonieux, d’instructif ». Il expose encore à Milan à la Galleria Micheli avec Luigi Mantovani et presque annuellement dans sa ville, soit aux Amici dell’Arte, soit à la Bottega degli Artisti, soit au Palazzo Gotico.
En 1932 Alfredo Soressi épouse Giuseppina Bracchi, elle aussi aquarelliste qui toutefois renoncera à sa carrière après le mariage sur la volonté du mari[8]. Actif aussi comme graveur, il soigne les illustrations du volume Fantasie teatrali de Fulvio Provasi. En qualité d’architecte, il remporte en 1938 le projet pour la Casa del Mutilato de Piacenza, qui sera érigée entre 1939 et 1941. En 1937 il est nommé directeur du Musée Civique, dont les collections sont à l’époque conservées à l’Institut Gazzola, fonction qu’il conservera jusqu’en 1950.
Après la Seconde Guerre mondiale, en février 1945 il participe avec d’autres artistes piacentins dont Luciano Ricchetti, Luigi Arrigoni et Sergio Belloni à une exposition dans les locaux de la Galleria d’Arte Moderna Ricci Oddi, vide des œuvres qui avaient été évacuées dans la province pour les soustraire aux dangers de la guerre, puis l’année suivante à l’exposition dans le salon de la Filodrammatica et puis en 1954 à celle qui se tient au Palazzo Gotico. Il recommence à exposer hors de Piacenza, à Milan, Venise, Bari, au Maschio Angioino de Naples en 1957, à l’Antibiennale de Rome tenue en août 1958 au Palazzo delle Esposizioni, sous les auspices du syndicat de l’art pur figuratif, recevant attestations et prix (Médaille d’or à la Mostra d’arte pura de Naples et à l’Antibiennale de Rome).
En 1956 il cherche à réaliser un « village pour artistes » à Bosconure, près de Ferriere dans la haute vallée du Nure, lieu d’origine de son épouse ; toutefois, aucun des collègues n’accueille l’invitation à s’y installer et ainsi ne seront construites que une petite chapelle, une auberge et une paire de villas. « Une belle idée, mais un peu folle » commentera le critique Ferdinando Arisi en 1984 dans son livre I Soressi della Ricci Oddi.
Il poursuivra ensuite son travail dans son atelier jusqu’à la mort survenue le 1er mars 1982. Pour testament du peintre, vingt tableaux sont donnés à la Pinacoteca Ricci Oddi de Piacenza qui lui consacre une exposition rétrospective. Ses œuvres se trouvent aussi dans les pinacothèques de Ferrare, Forlì et Bari.
En bon état de conservation
Le cadre présent sur la photo sera joint en cadeau / il ne fait pas partie de la vente mais sera envoyé à titre de courtoisie
Expédition assurée
