Sylvain Barberot - Jouir - marbre gravé






Détient un baccalauréat en histoire de l’art et une maîtrise en gestion des arts et de la culture.
Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 130548 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Sylvain Barberot, Jouir - marbre gravé, œuvre unique de 2025 en marbre avec or 22 ct, couleurs blanc et gris, 61 cm de largeur, 62,5 cm de hauteur, 2 cm de profondeur, 14 kg, signé à la main, en excellent état, vendue en direct par l’artiste en provenance de France.
Description fournie par le vendeur
"jouir" est issu d'une série d'oeuvres intitulée "épitaphe". Elles sont une façon poétique d'embrasser la mort avec poésie en choisissant un mot choisit de manière à la sublimer.
Dans cette œuvre, une plaque de marbre aux veines ondoyantes, presque organiques, se dresse comme un fragment arraché au temps. Sa surface, marquée de strates grises et ivoirines, évoque à la fois la sédimentation géologique et la lente inscription de la mémoire. Rien ici n’est lisse : le bord irrégulier, presque accidentel, rappelle la rupture, la finitude, l’incomplétude propre à toute existence.
Au cœur de cette matière pétrifiée, un mot : jouir. Gravé en profondeur, il ne se contente pas d’être inscrit — il est creusé, comme s’il fallait entamer la pierre elle-même pour en faire émerger le sens. La dorure à la feuille d’or 24 carats capte la lumière avec une intensité presque sacrée. Elle souligne les contours de la gravure, convoquant une esthétique funéraire. Cette mise en lumière précieuse n’est pas sans rappeler les lettres dorées des stèles mortuaires, où le nom et les mots persistent après la disparition du corps.
Le choix du verbe jouir agit comme une tension centrale. Associé à la mort par le dispositif de l’épitaphe, il déplace les attentes : là où l’on attend le deuil, surgit l’intensité ; là où la pierre évoque le silence, le mot appelle à l’expérience, au corps, à l’instant vécu. L’œuvre opère ainsi un renversement discret mais puissant : elle ne nie pas la mort, elle l’accompagne d’une injonction à vivre pleinement.
Inscrite dans la série Épitaphe, cette pièce propose une approche poétique de la finitude. Chaque mot choisi devient une tentative de sublimer la disparition, non en l’adoucissant, mais en lui opposant une forme de densité existentielle. Ici, la pierre ne clôt pas : elle conserve, elle amplifie, elle transforme. Jouir devient alors moins un mot qu’un vestige vibrant, une trace lumineuse laissée au cœur de la matière, comme un dernier éclat face à l’inévitable.
Artiste international dont le travail repose sur la dichotomie qui existe entre la mémoire et l’oubli.
La mémoire est à mon sens l’élément indispensable qui lie notre corps au monde. Cependant, et alors que notre culture s’efforce de graver l’histoire au burin, je m’évertue d’inhiber, de déstructurer, voire d’effacer ma propre mémoire. Vaste entreprise que l’exercice de l’oubli…
Le corps n’est que le support de cette mémoire dont il est dépendant, voire nécessiteux. Elle le construit, le modèle et le transforme. Et si l’anamnèse se traduit du grec comme la remontée du souvenir, pour ma part je la traque pour mieux m’en séparer.
"jouir" est issu d'une série d'oeuvres intitulée "épitaphe". Elles sont une façon poétique d'embrasser la mort avec poésie en choisissant un mot choisit de manière à la sublimer.
Dans cette œuvre, une plaque de marbre aux veines ondoyantes, presque organiques, se dresse comme un fragment arraché au temps. Sa surface, marquée de strates grises et ivoirines, évoque à la fois la sédimentation géologique et la lente inscription de la mémoire. Rien ici n’est lisse : le bord irrégulier, presque accidentel, rappelle la rupture, la finitude, l’incomplétude propre à toute existence.
Au cœur de cette matière pétrifiée, un mot : jouir. Gravé en profondeur, il ne se contente pas d’être inscrit — il est creusé, comme s’il fallait entamer la pierre elle-même pour en faire émerger le sens. La dorure à la feuille d’or 24 carats capte la lumière avec une intensité presque sacrée. Elle souligne les contours de la gravure, convoquant une esthétique funéraire. Cette mise en lumière précieuse n’est pas sans rappeler les lettres dorées des stèles mortuaires, où le nom et les mots persistent après la disparition du corps.
Le choix du verbe jouir agit comme une tension centrale. Associé à la mort par le dispositif de l’épitaphe, il déplace les attentes : là où l’on attend le deuil, surgit l’intensité ; là où la pierre évoque le silence, le mot appelle à l’expérience, au corps, à l’instant vécu. L’œuvre opère ainsi un renversement discret mais puissant : elle ne nie pas la mort, elle l’accompagne d’une injonction à vivre pleinement.
Inscrite dans la série Épitaphe, cette pièce propose une approche poétique de la finitude. Chaque mot choisi devient une tentative de sublimer la disparition, non en l’adoucissant, mais en lui opposant une forme de densité existentielle. Ici, la pierre ne clôt pas : elle conserve, elle amplifie, elle transforme. Jouir devient alors moins un mot qu’un vestige vibrant, une trace lumineuse laissée au cœur de la matière, comme un dernier éclat face à l’inévitable.
Artiste international dont le travail repose sur la dichotomie qui existe entre la mémoire et l’oubli.
La mémoire est à mon sens l’élément indispensable qui lie notre corps au monde. Cependant, et alors que notre culture s’efforce de graver l’histoire au burin, je m’évertue d’inhiber, de déstructurer, voire d’effacer ma propre mémoire. Vaste entreprise que l’exercice de l’oubli…
Le corps n’est que le support de cette mémoire dont il est dépendant, voire nécessiteux. Elle le construit, le modèle et le transforme. Et si l’anamnèse se traduit du grec comme la remontée du souvenir, pour ma part je la traque pour mieux m’en séparer.
