Philippe Druillet (1944-) - Intemporalité du cinema multicuturel






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Lithographie Intemporalité du cinema multiculturel par Philippe Druillet, 1988, édition limitée à 20 tirages, signée à la main et tamponnée, impression sur papier coton 60 x 80 cm, en excellent état.
Description fournie par le vendeur
A propos de l'immense artiste international qu'est Philippe Druillet /
cette oeuvre a été réalisée à ma demande par Philippe Druillet , ami fidèl, , sincère et d'un talent immense , doté d'un génie incommensurable dont nous nous enorgueillissons de pouvoir le compter parmi les rares amis de ma famille . Pour cette manifestation culturelle cinématographique , son génie a généré sans aucune directive pour ne pas en faire une commande mais simplement une discussion sur les échanges du vues par rapport au message qu'il était souhaité d'apporter. Cette manifestation a été organisée en 1988. Lors d'un déjeuner à son atelier nous avons retrouvé quelques exemplaires vierges de cette lithographie vergé dont le visuel avait servit à des affiches et un catalogue, Nous avons partagé les derniers exemplaires qu'il a re signé, tamponné et daté du jour de notre rencontre en 2010. Sur son site internet et sa biographie il n'existe que deux affiches que philippe Druilet à réalisé pour des manifestations cinématographique : celle -ci et l'autre pour la Caméra d'or à Cannes.
En effet dans une vie précédente, faisant partie de la famille du cinéma par mon grand-père, j'organisais des manifestations cinématographiques, j'ai été producteur de cinéma et d'événementiels , avec licence d'exploitation de cinéma que j'ai construit et je recevais plus de 500 à 800 artistes et personnalités , journaliste et du cinéma annuellement. Mon grand -père ayant co-fondé l'une des plus grande maison de production cinématographique en 1938 et jusqu'au milieu du 20e siècle le catalogue complet à la chance de comporter certains des plus grand titre du cinéma du XX siècle dont un inscrit comme majeur pour le centenaire du cinéma de langue française en 1995.
A propos de l'édition mis en vente /
Imprimé en 1988
Édition : Edition limitée à 20 tirages - épuisée - RE SIGNÉE ET TAMPONNÉE AVEC CREATION D'UN DESSIN 2010 ( bas et côté inférieur droit)
Dimensions : 60 x 80 cm Hauteur x Largeur x Profondeur
Support : Édition limitée sur papier de coton
Non encadrée
(Attention les photos présentées avec cadre dans le descriptif présent des reflets banc liées à la luminosité car la vitre n'est pas sans teint. Bien évidemment il n'y a aucune marque ni recto - ni verso - comme neuve ) a jours été à plat et protégée du temps pour éviter le jaunissement de l'oeuvre papier. )
Lithographie à plat roulé pour l'envoi protégé dans du papier de soie puis un papier kraft léger . Est fournie également une paire de gant de toucher de protection pour ne pas tacher ou froisser l'oeuvre. avant sa mise sous tube en carton renforcé et protégé .
Suivi de l'envoi et assurance incluse.
A propos de Philippe Druillet / Biographie condensée à l'essentiel.
Philippe Druillet, né le 28 juin 1944 à Toulouse, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français. Il est également affichiste, sculpteur et décorateur.
Il naît àToulouse le 28 juin 1944, jour de l'assassinat, par la Résistance, de Philippe Henriot, secrétaire d'État à la Propagande du régime de Vichy. C'est pour rendre hommage à ce dernier que le futur dessinateur est baptisé Philippe[ Ses deux parents étaient en effet des fascistes convaincus. Son père, Victor Druillet, qui avait fait la guerre d'Espagne du côté des franquistes, était à l'époque responsable de la Milice du Gers, à Auch: sa mère, Denise, était elle aussi engagée dans la Milice locale, dont elle était la responsable administrative. En août 1944, peu après la naissance de Philippe, ses parents s'enfuient en Allemagne, à Sigmaringen, où Louis-Ferdinand Céline soigne l'enfant, qui passe 25 jours sous une cloche à oxygène, puis à Figueras en Catalogne, en Espagne pour échapper à des poursuites pour faits de collaboration. Ils sont condamnés à mort par contumace. Ce n'est que plus tard que Philippe Druillet découvre le passé de ses parents.
Il retourne en France à Paris en 1952, après la mort de son père. Durant cette période il n'arrive à se faire accepter auprès de ses camarades que comme l'artiste, le marginal, couvrant des cahiers entiers de dessins. Il fréquente aussi beaucoup les cinémas (Le Tombeau hindou de Fritz Lang, Hamlet de Laurence Olivier, King Kong, Le Voleur de Bagdad). Philippe Druillet considère cette période comme déterminante pour son évolution future.
Vers 13-14 ans, il se tourne vers la science-fiction et découvre H. P. Lovecraft. En 1963, sa grand-mère devient concierge au no 17 de l'avenue d'Eylau dans le XVIe arrondissement de Paris, et il peut loger au dernier étage dans une chambre de bonne. Le 2e étage était occupé par le dessinateur Piem. Après son certificat d'études, il devient photographe. Puis il rencontre vers 16-17 ans Jean Boullet. Ce dernier lui apprend les bases du dessin et de la peinture et lui ouvre l'esprit sur l'esthétisme et la folie. En 1964-1965, il est sous les drapeaux au Service cinématographique des armées, ce qui lui laisse du temps libre. Influencé par la lecture du Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, il décide à son retour à la vie civile de se lancer dans le dessin.
Son premier livre, Le Mystère des abîmes, paru en 1966 chez Losfeld, met en scène son héros récurrent Lone Sloane dans une histoire de science-fiction. Pressé par l'éditeur de boucler son album, il réalise les trente dernières planches en deux mois. Par la suite il qualifiera « le Sloane de chez Losfeld de très mal dessiné ».
Grâce à ce premier album, pour lequel il ne touche pratiquement aucun droit d'auteur, il entre chez OPTA, où il réalise des couvertures et des illustrations.
La période Pilote /
Philippe Druillet en 1973 est à Montréal.Il est aussi comédien au Théâtre du Soleil pendant trois ans, notamment pendant mai 68. En 1969, il montre quelques planches d'Yragaël à Jean Giraud, et René Goscinny lui donne son accord pour huit planches dans le journal Pilote. Il y poursuit la saga de Lone Sloane (voir Delirius) dans un style de plus en plus flamboyant, innovant par une mise en page audacieuse et l'introduction d'images de synthèse dans les décors qu'il présente dans les émissions de télévision Volume en 1971, puis Italiques en 1973.
Métal hurlant et les Humanoïdes Associés /
En 1974, à la suite de désaccords avec la rédaction de Pilote[10], il quitte le journal et fonde, avec Giraud et Jean-Pierre Dionnet, le mensuel Métal hurlant et la maison d'édition Les Humanoïdes Associés.
La Nuit /
Cet album, publié en 1976, marque un tournant dans l'œuvre de Druillet, car il se lie intimement à l'accompagnement de sa femme dans la maladie, jusqu'à sa mort. Très abouti graphiquement, l'album est caractérisé par une colorisation et un découpage novateurs très efficaces, au service d'un récit désespéré. Pour le dessinateur durablement touché par la mort de sa compagne, le livre, qui lui est dédié, a été un moyen d'exorciser sa douleur. De tous les univers de Druillet, La Nuit est probablement le plus sombre, le plus nihiliste. Il met en scène la lutte d'une humanité déglinguée, organisée en bandes anarchisantes, droguée au dernier degré et qui va devoir aller conquérir le « dépôt bleu », source fantastique de toute la drogue, qui permet à ces quasi-zombies de tenir dans ce monde de folie. Ces bandes ont un côté rock'n roll ; elles incarnent la liberté, l'anarchisme, la force de vie. D'un autre côté, elles vont devoir affronter les agents de l'ordre et du néant pour atteindre le dépôt bleu. Il n'y aura pas de fin heureuse. C'est même plutôt le contraire. Le héros, Heinz, suit un parcours personnel identique, de chef de bande illuminé et impavide, il suit cette course vers l'abîme en perdant progressivement son étrange innocence. Il devient conscient avant les autres que cet élan ne mène nulle part, que leur lutte sera vaine et leur destruction inévitable. La vie si exubérante que Druillet met en scène ne peut échapper à la mort programmée. Cet album pointe l'absence totale d'échappatoire à l'issue finale, là où souvent Druillet avait souligné le pouvoir d'une certaine folie, d'une révolte, la primauté de la vie sur le métal, les machines et l'ordre ; ici il n'est question que de mort inéluctable.
Salammbô /
En 1980, Druillet produit Salammbô, une trilogie inspirée par le roman homonyme de Gustave Flaubert.
La trame mélange l'invention pure et la fidélité au récit de Flaubert. De fait, à part l'introduction expliquant la présence de Lone Sloane à l'intérieur du monde de Salammbô et la conclusion qui permet à Sloane de ne pas être totalement anéanti, toute l'histoire suit de près le roman originel, de longs passages en étant même reproduits à la virgule près. Ici, Lone Sloane est fondu par Druillet dans le personnage de Mathô le barbare, qui tente de détruire Carthage et de conquérir la princesse Salammbô, tentative qui donne lieu à des scènes de bataille imposantes sur double page, idéales pour que s'exprime pleinement la créativité graphique de Druillet. Sur trois albums, l'auteur explore des registres différents et souvent novateurs, dans un style proche de la peinture. Plusieurs planches sont d'ailleurs reprises sur toile.
Admiratif du travail des lissiers, Philippe Druillet contacte Emmanuel Gérard, directeur de la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson, après avoir vu en 2022 la première œuvre de la grande tenture L'imaginaire de Hayao Miyazaki en tapisserie d'Aubusson. En 2026 le visage de l'héroïne de Gustave Flaubert dessiné par Philippe Druillet entre dans les collections de la Cité internationale. La tapisserie Salammbô d'un coût de 100 000 € et de plus de 11 m2 (4,20 m sur 2,70 m) est financée à hauteur de 20 % par la Cité, de 40 % par le mécénat, et par le ministère de la Culture pour le reste. Elle est tissée à partir de l'automne 2025 par l'atelier Françoise Vernaudon et Inès Herlin sur le carton préparé dès le mois de mars par Delphine Mangeret pour une tombée de métier à l'été 2026.
Après Salammbô /
En 1986, il crée Bleu l'Enfant de la Terre, série télévisée d'animation en treize épisodes diffusée en 1990 sur Canal+. Afin de promouvoir des jouets, le producteur IDDH impose dans les scénarios les personnages des Rocklords, une licence Bandaï, ce que Philippe Druillet ne cautionne pas.
En 1990, il réalise le clip de la chanson Excalibur de William Sheller.
En 1996, il reçoit le Grand Prix national des Arts graphiques.
À l'occasion du conflit juridique qui oppose, dans les années 1990, Albert Uderzo aux Éditions Dargaud, Philippe Druillet prend le parti de son éditeur et déclare qu'Uderzo est « un Citizen Kane sans le talent d'Orson Welles. Il veut mettre une maison d'édition et tous ses auteurs sur la paille pour ajouter une ou deux Ferrari dans son garage. Avec Amélie Aubert et Benjamin Legrand, il crée Xcalibur, une série télévisée d'animation en images de synthèse en 40 épisodes diffusée à partir de 2002 sur Canal+.
Il a réalisé les décors de la série télévisée Les Rois maudits (version 2005).
Outre ses activités d'auteur BD et d'illustrateur, il s'est aussi intéressé à l’opéra-rock, à la peinture, à la sculpture, à l'architecture et à l’infographie.
En 2013 sort le vinyle « Cosmic Machine - A voyage across French cosmic & electronic avantgarde 1970-1980 », dont la pochette est entièrement illustrée par trois de ses dessins.
Œuvre /
Article détaillé : Bibliographie de Philippe Druillet.
Parution, en janvier 2014, de son autobiographie Delirium aux éditions Les Arènes, avec David Alliot.
Décors scéniques /
La musique fait partie de l'univers de Philippe Druillet. Le rock comme l'opéra nourrissent son imaginaire et il qualifie ses albums de « partitions ». Il découvre Carmina Burana de Carl Orff et le Requiem de Verdi en achetant ses premiers 33 tours aux puces. En 2014, l'année de ses 70 ans, il est invité à illustrer visuellement la cantate donnée aux Chorégies d'Orange. En 2016 c'est au tour de la messa da requiem. Créations et extraits de ses albums sont animés et projetés sur le mur du Théâtre antique de cent-trois mètres de long sur trente-sept mètres de haut en s'adaptant au livret et à l'architecture des lieux, jonglant notamment avec la statue d'Auguste juchée au sommet du mur.
Affiches de films/
La Guerre du feu, 1981.
Yor, le chasseur du futur, 1983.
Le Nom de la rose, 1986.
Magazines/
Approche de Centauri (dessin de Moebius), histoire courte parue dans Métal hurlant rééditée dans Cauchemar blanc, Les Humanoïdes Associés, 1977.
A propos de l'immense artiste international qu'est Philippe Druillet /
cette oeuvre a été réalisée à ma demande par Philippe Druillet , ami fidèl, , sincère et d'un talent immense , doté d'un génie incommensurable dont nous nous enorgueillissons de pouvoir le compter parmi les rares amis de ma famille . Pour cette manifestation culturelle cinématographique , son génie a généré sans aucune directive pour ne pas en faire une commande mais simplement une discussion sur les échanges du vues par rapport au message qu'il était souhaité d'apporter. Cette manifestation a été organisée en 1988. Lors d'un déjeuner à son atelier nous avons retrouvé quelques exemplaires vierges de cette lithographie vergé dont le visuel avait servit à des affiches et un catalogue, Nous avons partagé les derniers exemplaires qu'il a re signé, tamponné et daté du jour de notre rencontre en 2010. Sur son site internet et sa biographie il n'existe que deux affiches que philippe Druilet à réalisé pour des manifestations cinématographique : celle -ci et l'autre pour la Caméra d'or à Cannes.
En effet dans une vie précédente, faisant partie de la famille du cinéma par mon grand-père, j'organisais des manifestations cinématographiques, j'ai été producteur de cinéma et d'événementiels , avec licence d'exploitation de cinéma que j'ai construit et je recevais plus de 500 à 800 artistes et personnalités , journaliste et du cinéma annuellement. Mon grand -père ayant co-fondé l'une des plus grande maison de production cinématographique en 1938 et jusqu'au milieu du 20e siècle le catalogue complet à la chance de comporter certains des plus grand titre du cinéma du XX siècle dont un inscrit comme majeur pour le centenaire du cinéma de langue française en 1995.
A propos de l'édition mis en vente /
Imprimé en 1988
Édition : Edition limitée à 20 tirages - épuisée - RE SIGNÉE ET TAMPONNÉE AVEC CREATION D'UN DESSIN 2010 ( bas et côté inférieur droit)
Dimensions : 60 x 80 cm Hauteur x Largeur x Profondeur
Support : Édition limitée sur papier de coton
Non encadrée
(Attention les photos présentées avec cadre dans le descriptif présent des reflets banc liées à la luminosité car la vitre n'est pas sans teint. Bien évidemment il n'y a aucune marque ni recto - ni verso - comme neuve ) a jours été à plat et protégée du temps pour éviter le jaunissement de l'oeuvre papier. )
Lithographie à plat roulé pour l'envoi protégé dans du papier de soie puis un papier kraft léger . Est fournie également une paire de gant de toucher de protection pour ne pas tacher ou froisser l'oeuvre. avant sa mise sous tube en carton renforcé et protégé .
Suivi de l'envoi et assurance incluse.
A propos de Philippe Druillet / Biographie condensée à l'essentiel.
Philippe Druillet, né le 28 juin 1944 à Toulouse, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français. Il est également affichiste, sculpteur et décorateur.
Il naît àToulouse le 28 juin 1944, jour de l'assassinat, par la Résistance, de Philippe Henriot, secrétaire d'État à la Propagande du régime de Vichy. C'est pour rendre hommage à ce dernier que le futur dessinateur est baptisé Philippe[ Ses deux parents étaient en effet des fascistes convaincus. Son père, Victor Druillet, qui avait fait la guerre d'Espagne du côté des franquistes, était à l'époque responsable de la Milice du Gers, à Auch: sa mère, Denise, était elle aussi engagée dans la Milice locale, dont elle était la responsable administrative. En août 1944, peu après la naissance de Philippe, ses parents s'enfuient en Allemagne, à Sigmaringen, où Louis-Ferdinand Céline soigne l'enfant, qui passe 25 jours sous une cloche à oxygène, puis à Figueras en Catalogne, en Espagne pour échapper à des poursuites pour faits de collaboration. Ils sont condamnés à mort par contumace. Ce n'est que plus tard que Philippe Druillet découvre le passé de ses parents.
Il retourne en France à Paris en 1952, après la mort de son père. Durant cette période il n'arrive à se faire accepter auprès de ses camarades que comme l'artiste, le marginal, couvrant des cahiers entiers de dessins. Il fréquente aussi beaucoup les cinémas (Le Tombeau hindou de Fritz Lang, Hamlet de Laurence Olivier, King Kong, Le Voleur de Bagdad). Philippe Druillet considère cette période comme déterminante pour son évolution future.
Vers 13-14 ans, il se tourne vers la science-fiction et découvre H. P. Lovecraft. En 1963, sa grand-mère devient concierge au no 17 de l'avenue d'Eylau dans le XVIe arrondissement de Paris, et il peut loger au dernier étage dans une chambre de bonne. Le 2e étage était occupé par le dessinateur Piem. Après son certificat d'études, il devient photographe. Puis il rencontre vers 16-17 ans Jean Boullet. Ce dernier lui apprend les bases du dessin et de la peinture et lui ouvre l'esprit sur l'esthétisme et la folie. En 1964-1965, il est sous les drapeaux au Service cinématographique des armées, ce qui lui laisse du temps libre. Influencé par la lecture du Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, il décide à son retour à la vie civile de se lancer dans le dessin.
Son premier livre, Le Mystère des abîmes, paru en 1966 chez Losfeld, met en scène son héros récurrent Lone Sloane dans une histoire de science-fiction. Pressé par l'éditeur de boucler son album, il réalise les trente dernières planches en deux mois. Par la suite il qualifiera « le Sloane de chez Losfeld de très mal dessiné ».
Grâce à ce premier album, pour lequel il ne touche pratiquement aucun droit d'auteur, il entre chez OPTA, où il réalise des couvertures et des illustrations.
La période Pilote /
Philippe Druillet en 1973 est à Montréal.Il est aussi comédien au Théâtre du Soleil pendant trois ans, notamment pendant mai 68. En 1969, il montre quelques planches d'Yragaël à Jean Giraud, et René Goscinny lui donne son accord pour huit planches dans le journal Pilote. Il y poursuit la saga de Lone Sloane (voir Delirius) dans un style de plus en plus flamboyant, innovant par une mise en page audacieuse et l'introduction d'images de synthèse dans les décors qu'il présente dans les émissions de télévision Volume en 1971, puis Italiques en 1973.
Métal hurlant et les Humanoïdes Associés /
En 1974, à la suite de désaccords avec la rédaction de Pilote[10], il quitte le journal et fonde, avec Giraud et Jean-Pierre Dionnet, le mensuel Métal hurlant et la maison d'édition Les Humanoïdes Associés.
La Nuit /
Cet album, publié en 1976, marque un tournant dans l'œuvre de Druillet, car il se lie intimement à l'accompagnement de sa femme dans la maladie, jusqu'à sa mort. Très abouti graphiquement, l'album est caractérisé par une colorisation et un découpage novateurs très efficaces, au service d'un récit désespéré. Pour le dessinateur durablement touché par la mort de sa compagne, le livre, qui lui est dédié, a été un moyen d'exorciser sa douleur. De tous les univers de Druillet, La Nuit est probablement le plus sombre, le plus nihiliste. Il met en scène la lutte d'une humanité déglinguée, organisée en bandes anarchisantes, droguée au dernier degré et qui va devoir aller conquérir le « dépôt bleu », source fantastique de toute la drogue, qui permet à ces quasi-zombies de tenir dans ce monde de folie. Ces bandes ont un côté rock'n roll ; elles incarnent la liberté, l'anarchisme, la force de vie. D'un autre côté, elles vont devoir affronter les agents de l'ordre et du néant pour atteindre le dépôt bleu. Il n'y aura pas de fin heureuse. C'est même plutôt le contraire. Le héros, Heinz, suit un parcours personnel identique, de chef de bande illuminé et impavide, il suit cette course vers l'abîme en perdant progressivement son étrange innocence. Il devient conscient avant les autres que cet élan ne mène nulle part, que leur lutte sera vaine et leur destruction inévitable. La vie si exubérante que Druillet met en scène ne peut échapper à la mort programmée. Cet album pointe l'absence totale d'échappatoire à l'issue finale, là où souvent Druillet avait souligné le pouvoir d'une certaine folie, d'une révolte, la primauté de la vie sur le métal, les machines et l'ordre ; ici il n'est question que de mort inéluctable.
Salammbô /
En 1980, Druillet produit Salammbô, une trilogie inspirée par le roman homonyme de Gustave Flaubert.
La trame mélange l'invention pure et la fidélité au récit de Flaubert. De fait, à part l'introduction expliquant la présence de Lone Sloane à l'intérieur du monde de Salammbô et la conclusion qui permet à Sloane de ne pas être totalement anéanti, toute l'histoire suit de près le roman originel, de longs passages en étant même reproduits à la virgule près. Ici, Lone Sloane est fondu par Druillet dans le personnage de Mathô le barbare, qui tente de détruire Carthage et de conquérir la princesse Salammbô, tentative qui donne lieu à des scènes de bataille imposantes sur double page, idéales pour que s'exprime pleinement la créativité graphique de Druillet. Sur trois albums, l'auteur explore des registres différents et souvent novateurs, dans un style proche de la peinture. Plusieurs planches sont d'ailleurs reprises sur toile.
Admiratif du travail des lissiers, Philippe Druillet contacte Emmanuel Gérard, directeur de la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson, après avoir vu en 2022 la première œuvre de la grande tenture L'imaginaire de Hayao Miyazaki en tapisserie d'Aubusson. En 2026 le visage de l'héroïne de Gustave Flaubert dessiné par Philippe Druillet entre dans les collections de la Cité internationale. La tapisserie Salammbô d'un coût de 100 000 € et de plus de 11 m2 (4,20 m sur 2,70 m) est financée à hauteur de 20 % par la Cité, de 40 % par le mécénat, et par le ministère de la Culture pour le reste. Elle est tissée à partir de l'automne 2025 par l'atelier Françoise Vernaudon et Inès Herlin sur le carton préparé dès le mois de mars par Delphine Mangeret pour une tombée de métier à l'été 2026.
Après Salammbô /
En 1986, il crée Bleu l'Enfant de la Terre, série télévisée d'animation en treize épisodes diffusée en 1990 sur Canal+. Afin de promouvoir des jouets, le producteur IDDH impose dans les scénarios les personnages des Rocklords, une licence Bandaï, ce que Philippe Druillet ne cautionne pas.
En 1990, il réalise le clip de la chanson Excalibur de William Sheller.
En 1996, il reçoit le Grand Prix national des Arts graphiques.
À l'occasion du conflit juridique qui oppose, dans les années 1990, Albert Uderzo aux Éditions Dargaud, Philippe Druillet prend le parti de son éditeur et déclare qu'Uderzo est « un Citizen Kane sans le talent d'Orson Welles. Il veut mettre une maison d'édition et tous ses auteurs sur la paille pour ajouter une ou deux Ferrari dans son garage. Avec Amélie Aubert et Benjamin Legrand, il crée Xcalibur, une série télévisée d'animation en images de synthèse en 40 épisodes diffusée à partir de 2002 sur Canal+.
Il a réalisé les décors de la série télévisée Les Rois maudits (version 2005).
Outre ses activités d'auteur BD et d'illustrateur, il s'est aussi intéressé à l’opéra-rock, à la peinture, à la sculpture, à l'architecture et à l’infographie.
En 2013 sort le vinyle « Cosmic Machine - A voyage across French cosmic & electronic avantgarde 1970-1980 », dont la pochette est entièrement illustrée par trois de ses dessins.
Œuvre /
Article détaillé : Bibliographie de Philippe Druillet.
Parution, en janvier 2014, de son autobiographie Delirium aux éditions Les Arènes, avec David Alliot.
Décors scéniques /
La musique fait partie de l'univers de Philippe Druillet. Le rock comme l'opéra nourrissent son imaginaire et il qualifie ses albums de « partitions ». Il découvre Carmina Burana de Carl Orff et le Requiem de Verdi en achetant ses premiers 33 tours aux puces. En 2014, l'année de ses 70 ans, il est invité à illustrer visuellement la cantate donnée aux Chorégies d'Orange. En 2016 c'est au tour de la messa da requiem. Créations et extraits de ses albums sont animés et projetés sur le mur du Théâtre antique de cent-trois mètres de long sur trente-sept mètres de haut en s'adaptant au livret et à l'architecture des lieux, jonglant notamment avec la statue d'Auguste juchée au sommet du mur.
Affiches de films/
La Guerre du feu, 1981.
Yor, le chasseur du futur, 1983.
Le Nom de la rose, 1986.
Magazines/
Approche de Centauri (dessin de Moebius), histoire courte parue dans Métal hurlant rééditée dans Cauchemar blanc, Les Humanoïdes Associés, 1977.
