République romaine (impératoriale). Marcus Junius Brutus. Denarius From the E.E. Clain-Stefanelli collection






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Denier en argent de la République romaine représentant Brutus, frappé vers 43–42 av. J.-C., Ø17 mm, 3,49 g, avers Libertas, revers CAEPIO BRVTVS PRO COS avec une lyre entre une quiver et une branche de laurier, issu de la collection E. E. Clain-Stefanelli et certifié d’authenticité.
Description fournie par le vendeur
RULER: Brutus
DATE: Monnaie frappée, 43-42 av. J.-C.
DENOMINATION: Denarius
MATERIAL: Argent, AR
SIZE & WEIGHT: 17 mm, 3,49 g
AVERS: LEIBERTAS, tête de Libertas à droite
REVERS: CAEPIO BRVTVS PRO COS, Lyre entre un carquois et une branche de laurier
REFERENCES: Crawford 501/1
PROVENANCE: De la collection E.E. Clain-Stefanelli
Comes with Certificate of Authenticity
Marcus Junius Brutus (environ 85–42 av. J.-C.) était un sénateur et homme politique romain dont la vie demeure l’un des chapitres les plus polarisants et dramatiques de l’histoire de la fin de la République romaine. Issu de Lucius Junius Brutus, le fondateur semi-légendaire de la République qui expulsa le dernier roi, Marcus Brutus hérita d’un engagement philosophique profond envers libertas — le concept traditionnel de liberté et de règle sénatoriale. Malgré ce républicanisme farouche, il fut pardonné et très bien vu par Jules César après la Guerre Civile, recevant de grands honneurs tels que la gouvernance de la Gaule cisalpine et la prééminence urbaine. L’intégrité personnelle de Brutus, associée à sa relation étroite avec César — dont la maîtresse était la mère de Brutus, Servilia — rendit sa trahison éventuelle de son bienfaiteur d’autant plus choquante.
Le moment pivot de la vie de Brutus fut sa décision de rejoindre et finalement de diriger la conspiration pour assassiner Jules César. Poussé par la crainte que la déclaration de César comme « Dictator à vie » lors des Ides de Mars, en 44 av. J.-C., ne signifiait la fin permanente de la République et un retour à la monarchie, Brutus mit son devoir philosophique au-dessus de ses loyautés personnelles. Les conspirateurs, se faisant appeler les Liberatores (Libérateurs), firent tomber César lors d’une séance du Sénat, un moment immortalisé à jamais par la réplique dramatique, probablement fictive, « Et toi, Brute ? ». Les suites immédiates n’apportèrent toutefois pas le rétablissement escompté de la République. À la place, un tollé public, alimenté par la rhétorique de Marc Antoine, obliga Brutus et son co-conspirateur, Caius Cassius Longinus, à fuir Rome.
Brutus et Cassius consolidèrent leurs forces et leurs ressources dans les provinces orientales, se préparant à une confrontation avec le Second Triumvirat, composé de Marc Antoine, Octavien (fils adoptif et héritier de César) et Lépide. Ce conflit aboutit aux deux batailles décisives de Philippes, en Macédoine, en 42 av. J.-C. Après que son armée fut totalement battue lors du second engagement, Brutus, refusant d’être capturé, choisit de mettre fin à ses jours. Sa mort marqua le dernier et futile acte de résistance de la République romaine et ouvrit la phase finale des guerres civiles qui mèneront finalement à l’ascension d’Octaven (Augustus) comme premier empereur de Rome. L’héritage de Brutus demeure complexe, vu par certains comme le « plus noble des Romains » qui se battit pour la liberté, et par d’autres comme un meurtrier traître.
À propos du vendeur
RULER: Brutus
DATE: Monnaie frappée, 43-42 av. J.-C.
DENOMINATION: Denarius
MATERIAL: Argent, AR
SIZE & WEIGHT: 17 mm, 3,49 g
AVERS: LEIBERTAS, tête de Libertas à droite
REVERS: CAEPIO BRVTVS PRO COS, Lyre entre un carquois et une branche de laurier
REFERENCES: Crawford 501/1
PROVENANCE: De la collection E.E. Clain-Stefanelli
Comes with Certificate of Authenticity
Marcus Junius Brutus (environ 85–42 av. J.-C.) était un sénateur et homme politique romain dont la vie demeure l’un des chapitres les plus polarisants et dramatiques de l’histoire de la fin de la République romaine. Issu de Lucius Junius Brutus, le fondateur semi-légendaire de la République qui expulsa le dernier roi, Marcus Brutus hérita d’un engagement philosophique profond envers libertas — le concept traditionnel de liberté et de règle sénatoriale. Malgré ce républicanisme farouche, il fut pardonné et très bien vu par Jules César après la Guerre Civile, recevant de grands honneurs tels que la gouvernance de la Gaule cisalpine et la prééminence urbaine. L’intégrité personnelle de Brutus, associée à sa relation étroite avec César — dont la maîtresse était la mère de Brutus, Servilia — rendit sa trahison éventuelle de son bienfaiteur d’autant plus choquante.
Le moment pivot de la vie de Brutus fut sa décision de rejoindre et finalement de diriger la conspiration pour assassiner Jules César. Poussé par la crainte que la déclaration de César comme « Dictator à vie » lors des Ides de Mars, en 44 av. J.-C., ne signifiait la fin permanente de la République et un retour à la monarchie, Brutus mit son devoir philosophique au-dessus de ses loyautés personnelles. Les conspirateurs, se faisant appeler les Liberatores (Libérateurs), firent tomber César lors d’une séance du Sénat, un moment immortalisé à jamais par la réplique dramatique, probablement fictive, « Et toi, Brute ? ». Les suites immédiates n’apportèrent toutefois pas le rétablissement escompté de la République. À la place, un tollé public, alimenté par la rhétorique de Marc Antoine, obliga Brutus et son co-conspirateur, Caius Cassius Longinus, à fuir Rome.
Brutus et Cassius consolidèrent leurs forces et leurs ressources dans les provinces orientales, se préparant à une confrontation avec le Second Triumvirat, composé de Marc Antoine, Octavien (fils adoptif et héritier de César) et Lépide. Ce conflit aboutit aux deux batailles décisives de Philippes, en Macédoine, en 42 av. J.-C. Après que son armée fut totalement battue lors du second engagement, Brutus, refusant d’être capturé, choisit de mettre fin à ses jours. Sa mort marqua le dernier et futile acte de résistance de la République romaine et ouvrit la phase finale des guerres civiles qui mèneront finalement à l’ascension d’Octaven (Augustus) comme premier empereur de Rome. L’héritage de Brutus demeure complexe, vu par certains comme le « plus noble des Romains » qui se battit pour la liberté, et par d’autres comme un meurtrier traître.
