Joan Miro (1893-1983) - À toute Épreuve






Ancienne spécialiste senior chez Finarte durant 12 ans, experte en estampes modernes.
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Joan Miró, À toute Épreuve, 1958, xylographie en couleurs sur papier BFK Rives, 52 × 36,5 cm, édition 73/125, signé à la main, édition limitée, France, vendue par Galerie, bon état.
Description fournie par le vendeur
Épreuve rarissime de 1958.
Technique : Xylographie
Support : Papier Rives
Numérotation : 73/125
Signature : Signée à la main
Année de réalisation : 1958
Dimensions feuille : 52x36.5cm
Condition : Très bon état général.
Authentification : Vendue avec certificat d'authenticité de la galerie. Jacques Dupin, volume II, n.235.
Informations sur l’œuvre :
« À toute épreuve » est l’un des livres d’artiste les plus célébrés du XXe siècle — un projet né d’une amitié, porté par une ambition démesurée, et mené à terme avec une patience qui força l’admiration de tous ceux qui en furent témoins.
Tout commence en 1929, quand Paul Éluard écrit ces poèmes dans la douleur d’une double perte : Gala, sa femme, le quitte pour rejoindre Salvador Dalí, et Nusch, qu’il commence à aimer, entre dans sa vie. Ces textes surréalistes — fragments, proverbes, éclats lyriques — sont publiés en 1930 aux Éditions surréalistes. C’est en 1947, lors d’une rencontre avec l’éditeur genevois Gérald Cramer, que naît le projet de les faire entrer en dialogue avec l’œuvre de Miró.
Miró s’empare du projet avec une fièvre qui surprend tout le monde. Il écrit à Cramer en 1948 : “Je suis entièrement absorbé par ce sacré bouquin — j’espère faire quelque chose de sensationnel, le plus important qu’on aura fait en gravure sur bois, depuis Gauguin.” Inspiré par les xylographies de Gauguin et par les estampes japonaises, il choisit délibérément ce médium ancien et exigeant, sculpte 233 bois gravés, et soumet l’ensemble à 42 000 passages sur les presses de l’Atelier Lacourière à Paris. Le travail durera onze ans. Éluard, mort en 1952, ne verra pas le livre achevé.
Ce que Miró accomplit ici dépasse l’illustration au sens traditionnel. Il ne lit pas les poèmes pour les traduire — il les habite, se concentrant sur l’espace occupé par les mots, leur rythme visuel, leur tension sur la page. La xylographie devient sculpture, la couleur devient langue, et le livre se transforme en objet total où deux poétiques — celle d’Éluard et celle de Miró — s’immergent l’une dans l’autre sans jamais se confondre.
Cette xylographie en couleurs sur BFK Rives, numérotée et signée à la main par Miró, appartient à la suite indépendante éditée en parallèle du livre original pour les collectionneurs. Référencée Dupin 235, elle porte toute la densité d’une œuvre que Riva Castleman, historienne de l’estampe, a qualifiée de “one of the most original and beautiful books of the century”.
À propos du vendeur
Épreuve rarissime de 1958.
Technique : Xylographie
Support : Papier Rives
Numérotation : 73/125
Signature : Signée à la main
Année de réalisation : 1958
Dimensions feuille : 52x36.5cm
Condition : Très bon état général.
Authentification : Vendue avec certificat d'authenticité de la galerie. Jacques Dupin, volume II, n.235.
Informations sur l’œuvre :
« À toute épreuve » est l’un des livres d’artiste les plus célébrés du XXe siècle — un projet né d’une amitié, porté par une ambition démesurée, et mené à terme avec une patience qui força l’admiration de tous ceux qui en furent témoins.
Tout commence en 1929, quand Paul Éluard écrit ces poèmes dans la douleur d’une double perte : Gala, sa femme, le quitte pour rejoindre Salvador Dalí, et Nusch, qu’il commence à aimer, entre dans sa vie. Ces textes surréalistes — fragments, proverbes, éclats lyriques — sont publiés en 1930 aux Éditions surréalistes. C’est en 1947, lors d’une rencontre avec l’éditeur genevois Gérald Cramer, que naît le projet de les faire entrer en dialogue avec l’œuvre de Miró.
Miró s’empare du projet avec une fièvre qui surprend tout le monde. Il écrit à Cramer en 1948 : “Je suis entièrement absorbé par ce sacré bouquin — j’espère faire quelque chose de sensationnel, le plus important qu’on aura fait en gravure sur bois, depuis Gauguin.” Inspiré par les xylographies de Gauguin et par les estampes japonaises, il choisit délibérément ce médium ancien et exigeant, sculpte 233 bois gravés, et soumet l’ensemble à 42 000 passages sur les presses de l’Atelier Lacourière à Paris. Le travail durera onze ans. Éluard, mort en 1952, ne verra pas le livre achevé.
Ce que Miró accomplit ici dépasse l’illustration au sens traditionnel. Il ne lit pas les poèmes pour les traduire — il les habite, se concentrant sur l’espace occupé par les mots, leur rythme visuel, leur tension sur la page. La xylographie devient sculpture, la couleur devient langue, et le livre se transforme en objet total où deux poétiques — celle d’Éluard et celle de Miró — s’immergent l’une dans l’autre sans jamais se confondre.
Cette xylographie en couleurs sur BFK Rives, numérotée et signée à la main par Miró, appartient à la suite indépendante éditée en parallèle du livre original pour les collectionneurs. Référencée Dupin 235, elle porte toute la densité d’une œuvre que Riva Castleman, historienne de l’estampe, a qualifiée de “one of the most original and beautiful books of the century”.
