Joan Torres de Torres (1953) - Figura en espera

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Antonio Yera
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Pictura Galeria présente cette magnifique œuvre d'art appartenant à Torres de Torres, qui représente une femme nue assise sereinement près d'une table surmontée d'un verre d'eau, enveloppée dans une atmosphère intime de silence, de vulnérabilité et d'introspection. La peinture se distingue par son excellente technique et la grande qualité picturale qu'elle transmet.

· Dimensions de l'œuvre : 53x38x1 cm.
· Huile sur panneau signée à la main par l'artiste au verso de l'œuvre, Torres de Torres.
· L'œuvre est en bon état de conservation.

L'œuvre provient d'une collection privée exclusive à Gérone.

Note importante : les photographies incluses font partie intégrante de la description du lot. Représentation numérique en mockup indicative ; des différences peuvent exister par rapport à l'article réel en couleur, échelle et détails.

L’œuvre sera emballée de manière professionnelle par un expert d'IVEX (https://www.instagram.com/ivex.online/), utilisant des matériaux de haute qualité pour garantir sa protection. Le prix de l'envoi couvre à la fois le coût de l’emballage professionnel et le transport lui-même.
L’envoi se fera par Correos ou GLS avec suivi. Envois disponibles à l’international.

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Ce tableau présente une figure féminine nue assise de face dans un intérieur silencieux et dépouillé, enveloppée par une atmosphère d’intimité profonde. La femme occupe la partie centrale et droite de la composition, tandis qu’à ses côtés apparaît une petite table sur laquelle repose un verre transparent. La sobriété du décor, la délicatesse des couleurs et la quiétude de la posture transforment la scène en une réflexion sereine sur le corps, la solitude et la beauté des instants quotidiens.

La figure est représentée assise, le torse droit et les jambes légèrement écartées, adoptant une position naturelle qui évite tout sentiment d’artificialité. Sa présence est ferme et, en même temps, vulnérable. Elle ne semble pas poser délibérément, mais s’être arrêtée pendant quelques instants, immergée dans un état de contemplation intérieure et extérieure à tout regard.

Le visage est construit de façon très subtile, avec des traits à peine insinués qui lui confèrent un caractère énigmatique. Les yeux, le nez et la bouche s’intègrent dans une délicate succession de blancs, rosés, gris et tons terreux, sans contours rigides. Cette indéfinition empêche de reconnaître une identité précise et transforme la protagoniste en une présence universelle, capable de représenter des émotions partagées telles que l’introspection, la fatigue, l’attente ou la sérénité.

L’absence d’expression pleinement définie oblige le spectateur à interpréter l’état d’esprit de la femme à travers sa posture. Sa tête reste légèrement relevée, avec une attitude calme et contenue. Elle pourrait regarder quelque chose placé devant elle, être perdue dans ses pensées ou simplement profiter d’un moment de silence absolu.

Les cheveux sombres encadrent le visage et retombent de part et d’autre de la tête en boucles. Les bruns profonds, gris bleuté, ocres et noirs se mêlent à de petites zones plus claires, créant une masse expressive qui contraste avec la pâleur du visage. Le sommet semble recueilli ou élevé, tandis que quelques mèches descendent jusqu’aux épaules et accompagnent doucement la verticalité du corps.

Les épaules apparaissent détendues et s’ouvrent vers les bras par des lignes délicates. La femme n’adopte pas une attitude tendue ni défensive ; au contraire, tout son corps semble reposer sur le siège. Cette tranquillité transmet une sensation de confiance et de naturel, comme si la scène était née spontanément dans un espace privé.

Le torse constitue le principal noyau lumineux de la composition. La peau s’exprime par une riche variété de blancs chauds, crèmes, rosés, gris, verts pâles et reflets malvas. Ces nuances donnent du volume au corps et évitent une représentation uniforme, montrant comment la lumière et l’ombre parcourent doucement la poitrine, l’abdomen et les flancs.

Les seins sont représentés avec simplicité et naturel, pleinement intégrés dans la structure du corps. De petits accents rosés apportent chaleur et attirent discrètement le regard, tandis que les ombres situées sous la poitrine et autour du torse définissent les formes sans dureté. La nudité se présente d’un point de vue honnête et contemplatif, éloignée de tout dramatisme.

Au niveau de l’abdomen, les variations de couleur suggèrent la respiration et la présence physique de la figure. La zone centrale reste d’une clarté douce, tandis que les côtés s’assombrissent par des tons violacés et grisâtres qui délimitent le corps par rapport au fond. La femme apparaît ainsi comme une présence vivante et proche, traitée avec sensibilité et sans idéalisation excessive.

Les bras descendent de chaque côté du torse et contribuent à renforcer la verticalité de la composition. Le bras adjacent à la table semble chercher un appui près du bord, établissant une connexion entre la figure et le mobilier. L’autre bras tombe le long du corps et dirige le regard vers les mains, réunies dans une posture simple et recueillie.

Les mains reposent entre les cuisses, dans un geste de calme et de réserve. Leur position introduit une note de pudor sans masquer la naturalité de la figure. Les tons rosés et violets des doigts contrastent avec la clarté des jambes et deviennent un petit centre chromatique dans la zone inférieure du corps.

Les jambes s’étendent jusqu’au bord inférieur de l’image et apportent une stabilité à la figure. Leurs formes allongées et monumentales occupent une partie importante de la composition, renforçant la présence physique de la protagoniste. Les transitions entre blancs, gris, rosés et verts doux définissent les genoux et les cuisses, tandis que les ombres plus sombres entre les deux jambes apportent de la profondeur.

La disposition frontale du corps établit une relation directe avec le spectateur, bien que l’expression indéfinie du visage maintienne une certaine distance émotionnelle. La femme est pleinement présente, mais conserve son intimité. Cette combinaison entre proximité et mystère constitue l’un des aspects les plus attrayants de la scène, car elle permet de l’observer sans parvenir à déchiffrer complètement ce qu’elle pense ou se rappelle.

À gauche se trouve une petite table de surface rougeâtre et de structure sombre. Sa forme horizontale contraste avec la verticalité dominante du corps et équilibre visuellement l’espace. Bien qu’il s’agisse d’un élément simple, sa présence aide à situer la femme dans un intérieur quotidien et apporte une référence concrète face à l’ambiguïté du fond.

Sur la table repose un verre transparent, représenté avec une grande délicatesse. Ses contours clairs et son intérieur gris bleuté se détachent doucement sur la surface rougeâtre. Le récipient semble contenir une petite quantité d’eau et devient un détail silencieux, lié à la pause, l’attente et les besoins les plus simples de la vie quotidienne.

La présence du verre introduit une dimension narrative subtile. On peut imaginer que la femme vient de boire, qu’elle se repose après une conversation ou qu’elle reste assise pendant un moment de recueillement. Cet objet quotidien, apparemment secondaire, humanise la scène et suggère qu’il existe une histoire plus large en dehors des limites de l’image.

La table s’étend partiellement derrière la figure et semble se fondre avec le fond par des tonalités grises, brunes et rouges. Ses pieds se distinguent dans le coin inférieur gauche, créant des lignes diagonales qui contrastent avec la stabilité du corps. Cette structure apporte du dynamisme et évite que la composition soit trop rigide.

Le fond est construit à partir de grandes surfaces de couleurs atténuées. Les gris chauds, les verts terreux, les bruns et les malves forment un espace ambigu qui pourrait correspondre à un mur, à une pièce austère ou à une ambiance délibérément réduite à ses éléments essentiels. L’absence de détails architecturaux concentre toute l’attention sur la figure et sur l’émotion silencieuse qui l’entoure.

Derrière la femme apparaît une ombre verticale qui suit partiellement le contour de son corps. Cette forme sombre renforce sa silhouette et suggère la présence d’un dossier ou la projection de la figure sur le mur. Le contraste est particulièrement visible à côté de l’épaule et du bras droit, où l’obscurité fait paraître la peau plus lumineuse.

La palette générale se caractérise par sa délicate retenue. Dominent les tons poudrés, les blancs cassés, les gris verdâtres, les roses pâles et les bruns doux. Il n’existe pas de couleurs criardes ; chaque teinte semble partiellement voilée, comme si la scène était éclairée par une lumière douce et posée.

Les petits accents rosés présents sur le corps, sur les mains et sur la surface de la table apportent de la chaleur à l’ensemble. Devant eux, les verts atténués et les gris introduisent une sensation de distance et de mélancolie. Cette coexistence de tons chauds et froids crée une ambiance émotionnelle complexe, située entre la tranquillité, la vulnérabilité et l’introspection.

L’éclairage est diffus et ne semble pas provenir d’une source clairement identifiable. Il se répand sur le corps de manière uniforme, modelant la silhouette par de délicents changements de tonalité. Les ombres manquent de dureté et permettent que la figure s’intègre doucement dans l’espace, comme si elle était entourée par un air dense et silencieux.

La composition s’organise autour d’un équilibre asymétrique. La figure domine le côté droit par sa présence verticale, tandis que la table et le verre occupent le côté gauche et en équilibrent l’espace. Cette répartition laisse de vastes zones vides autour de la protagoniste, renforçant le sens d’isolement et donnant à la scène une grande respiration.

Le vide situé derrière la femme n’est pas simplement décoratif. Son ampleur renforce l’idée de solitude et transforme l’intérieur en une extension de son état émotionnel. Il n’y a pas d’éléments qui distraient l’attention ni d’objets qui permettent de connaître exactement le lieu ; restent uniquement la figure, la table et le verre, suffisants pour construire un monde intime.

L’œuvre peut être interprétée comme une réflexion sur la vulnérabilité humaine. La nudité elimine toute indication sociale ou temporelle relative aux vêtements, dévoilant une présence essentielle. La femme apparaît sans protection et, en même temps, sûre d’elle dans son espace personnel, montrant la naturalité d’un corps réel dans un moment de repos.

Il existe aussi une sensation d’attente. La position frontale, les mains réunies et le verre placé à côté de la figure suggèrent un temps suspendu, comme si quelque chose venait de se produire ou était sur le point de commencer. Cependant, l’image n’offre pas de réponse définitive, et précisément cette ambiguïté lui confère une profondeur narrative.

La protagoniste peut représenter à la fois la sérénité et une certaine mélancolie. Son calme n’exprime pas nécessairement de tristesse, mais plutôt un éloignement momentané du monde extérieur. Elle semble habiter un espace intérieur que le spectateur ne peut approcher qu’en le contemplant, sans parvenir à connaître complètement ce qu’elle pense ou se rappelle.

Malgré l’apparente simplicité de la scène, la relation entre le corps et les rares objets présents est soigneusement équilibrée. La verticalité de la femme, l’horizontalité de la table et la forme géométrique du verre créent une structure stable. Les courbes du corps adoucissent les lignes du mobilier et apportent de l’humanité à l’austérité de l’environnement.

La scène possède une beauté silencieuse qui se révèle lentement. Elle ne dépend pas d’une action dramatique ni d’une narration évidente, mais des relations entre la posture, la couleur, la lumière et l’espace vide. La contemplation prolongée permet d’apprécier la richesse des nuances et la délicate tension existant entre la présence physique de la femme et l’indéfinition de l’environnement.

Pour sa sobriété chromatique et son intensité émotionnelle, cette œuvre pourrait apporter une présence très personnelle à un salon, une chambre ou un espace de lecture. Sa figure centrale attire immédiatement le regard, tandis que la douceur de la palette évite qu’elle soit criarde. Dans un intérieur contemporain, elle introduirait sensibilité, élégance et une ambiance profondément contemplative.

Dans l’ensemble, l’œuvre offre une vision intime, sobre et profondément humaine d’une femme nue assise près d’une petite table avec un verre d’eau. La frontalité de la figure, la sérénité de ses mains, l’indéfinition délicate du visage et l’harmonie des gris, roses, verts et tons terreux créent une scène suspendue dans le temps. Le résultat est une représentation émouvante de la quiétude, de la vulnérabilité et de l’introspection, capable de transformer un moment quotidien en une image pleine de mystère et de sensibilité.

Pictura Galeria présente cette magnifique œuvre d'art appartenant à Torres de Torres, qui représente une femme nue assise sereinement près d'une table surmontée d'un verre d'eau, enveloppée dans une atmosphère intime de silence, de vulnérabilité et d'introspection. La peinture se distingue par son excellente technique et la grande qualité picturale qu'elle transmet.

· Dimensions de l'œuvre : 53x38x1 cm.
· Huile sur panneau signée à la main par l'artiste au verso de l'œuvre, Torres de Torres.
· L'œuvre est en bon état de conservation.

L'œuvre provient d'une collection privée exclusive à Gérone.

Note importante : les photographies incluses font partie intégrante de la description du lot. Représentation numérique en mockup indicative ; des différences peuvent exister par rapport à l'article réel en couleur, échelle et détails.

L’œuvre sera emballée de manière professionnelle par un expert d'IVEX (https://www.instagram.com/ivex.online/), utilisant des matériaux de haute qualité pour garantir sa protection. Le prix de l'envoi couvre à la fois le coût de l’emballage professionnel et le transport lui-même.
L’envoi se fera par Correos ou GLS avec suivi. Envois disponibles à l’international.

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Ce tableau présente une figure féminine nue assise de face dans un intérieur silencieux et dépouillé, enveloppée par une atmosphère d’intimité profonde. La femme occupe la partie centrale et droite de la composition, tandis qu’à ses côtés apparaît une petite table sur laquelle repose un verre transparent. La sobriété du décor, la délicatesse des couleurs et la quiétude de la posture transforment la scène en une réflexion sereine sur le corps, la solitude et la beauté des instants quotidiens.

La figure est représentée assise, le torse droit et les jambes légèrement écartées, adoptant une position naturelle qui évite tout sentiment d’artificialité. Sa présence est ferme et, en même temps, vulnérable. Elle ne semble pas poser délibérément, mais s’être arrêtée pendant quelques instants, immergée dans un état de contemplation intérieure et extérieure à tout regard.

Le visage est construit de façon très subtile, avec des traits à peine insinués qui lui confèrent un caractère énigmatique. Les yeux, le nez et la bouche s’intègrent dans une délicate succession de blancs, rosés, gris et tons terreux, sans contours rigides. Cette indéfinition empêche de reconnaître une identité précise et transforme la protagoniste en une présence universelle, capable de représenter des émotions partagées telles que l’introspection, la fatigue, l’attente ou la sérénité.

L’absence d’expression pleinement définie oblige le spectateur à interpréter l’état d’esprit de la femme à travers sa posture. Sa tête reste légèrement relevée, avec une attitude calme et contenue. Elle pourrait regarder quelque chose placé devant elle, être perdue dans ses pensées ou simplement profiter d’un moment de silence absolu.

Les cheveux sombres encadrent le visage et retombent de part et d’autre de la tête en boucles. Les bruns profonds, gris bleuté, ocres et noirs se mêlent à de petites zones plus claires, créant une masse expressive qui contraste avec la pâleur du visage. Le sommet semble recueilli ou élevé, tandis que quelques mèches descendent jusqu’aux épaules et accompagnent doucement la verticalité du corps.

Les épaules apparaissent détendues et s’ouvrent vers les bras par des lignes délicates. La femme n’adopte pas une attitude tendue ni défensive ; au contraire, tout son corps semble reposer sur le siège. Cette tranquillité transmet une sensation de confiance et de naturel, comme si la scène était née spontanément dans un espace privé.

Le torse constitue le principal noyau lumineux de la composition. La peau s’exprime par une riche variété de blancs chauds, crèmes, rosés, gris, verts pâles et reflets malvas. Ces nuances donnent du volume au corps et évitent une représentation uniforme, montrant comment la lumière et l’ombre parcourent doucement la poitrine, l’abdomen et les flancs.

Les seins sont représentés avec simplicité et naturel, pleinement intégrés dans la structure du corps. De petits accents rosés apportent chaleur et attirent discrètement le regard, tandis que les ombres situées sous la poitrine et autour du torse définissent les formes sans dureté. La nudité se présente d’un point de vue honnête et contemplatif, éloignée de tout dramatisme.

Au niveau de l’abdomen, les variations de couleur suggèrent la respiration et la présence physique de la figure. La zone centrale reste d’une clarté douce, tandis que les côtés s’assombrissent par des tons violacés et grisâtres qui délimitent le corps par rapport au fond. La femme apparaît ainsi comme une présence vivante et proche, traitée avec sensibilité et sans idéalisation excessive.

Les bras descendent de chaque côté du torse et contribuent à renforcer la verticalité de la composition. Le bras adjacent à la table semble chercher un appui près du bord, établissant une connexion entre la figure et le mobilier. L’autre bras tombe le long du corps et dirige le regard vers les mains, réunies dans une posture simple et recueillie.

Les mains reposent entre les cuisses, dans un geste de calme et de réserve. Leur position introduit une note de pudor sans masquer la naturalité de la figure. Les tons rosés et violets des doigts contrastent avec la clarté des jambes et deviennent un petit centre chromatique dans la zone inférieure du corps.

Les jambes s’étendent jusqu’au bord inférieur de l’image et apportent une stabilité à la figure. Leurs formes allongées et monumentales occupent une partie importante de la composition, renforçant la présence physique de la protagoniste. Les transitions entre blancs, gris, rosés et verts doux définissent les genoux et les cuisses, tandis que les ombres plus sombres entre les deux jambes apportent de la profondeur.

La disposition frontale du corps établit une relation directe avec le spectateur, bien que l’expression indéfinie du visage maintienne une certaine distance émotionnelle. La femme est pleinement présente, mais conserve son intimité. Cette combinaison entre proximité et mystère constitue l’un des aspects les plus attrayants de la scène, car elle permet de l’observer sans parvenir à déchiffrer complètement ce qu’elle pense ou se rappelle.

À gauche se trouve une petite table de surface rougeâtre et de structure sombre. Sa forme horizontale contraste avec la verticalité dominante du corps et équilibre visuellement l’espace. Bien qu’il s’agisse d’un élément simple, sa présence aide à situer la femme dans un intérieur quotidien et apporte une référence concrète face à l’ambiguïté du fond.

Sur la table repose un verre transparent, représenté avec une grande délicatesse. Ses contours clairs et son intérieur gris bleuté se détachent doucement sur la surface rougeâtre. Le récipient semble contenir une petite quantité d’eau et devient un détail silencieux, lié à la pause, l’attente et les besoins les plus simples de la vie quotidienne.

La présence du verre introduit une dimension narrative subtile. On peut imaginer que la femme vient de boire, qu’elle se repose après une conversation ou qu’elle reste assise pendant un moment de recueillement. Cet objet quotidien, apparemment secondaire, humanise la scène et suggère qu’il existe une histoire plus large en dehors des limites de l’image.

La table s’étend partiellement derrière la figure et semble se fondre avec le fond par des tonalités grises, brunes et rouges. Ses pieds se distinguent dans le coin inférieur gauche, créant des lignes diagonales qui contrastent avec la stabilité du corps. Cette structure apporte du dynamisme et évite que la composition soit trop rigide.

Le fond est construit à partir de grandes surfaces de couleurs atténuées. Les gris chauds, les verts terreux, les bruns et les malves forment un espace ambigu qui pourrait correspondre à un mur, à une pièce austère ou à une ambiance délibérément réduite à ses éléments essentiels. L’absence de détails architecturaux concentre toute l’attention sur la figure et sur l’émotion silencieuse qui l’entoure.

Derrière la femme apparaît une ombre verticale qui suit partiellement le contour de son corps. Cette forme sombre renforce sa silhouette et suggère la présence d’un dossier ou la projection de la figure sur le mur. Le contraste est particulièrement visible à côté de l’épaule et du bras droit, où l’obscurité fait paraître la peau plus lumineuse.

La palette générale se caractérise par sa délicate retenue. Dominent les tons poudrés, les blancs cassés, les gris verdâtres, les roses pâles et les bruns doux. Il n’existe pas de couleurs criardes ; chaque teinte semble partiellement voilée, comme si la scène était éclairée par une lumière douce et posée.

Les petits accents rosés présents sur le corps, sur les mains et sur la surface de la table apportent de la chaleur à l’ensemble. Devant eux, les verts atténués et les gris introduisent une sensation de distance et de mélancolie. Cette coexistence de tons chauds et froids crée une ambiance émotionnelle complexe, située entre la tranquillité, la vulnérabilité et l’introspection.

L’éclairage est diffus et ne semble pas provenir d’une source clairement identifiable. Il se répand sur le corps de manière uniforme, modelant la silhouette par de délicents changements de tonalité. Les ombres manquent de dureté et permettent que la figure s’intègre doucement dans l’espace, comme si elle était entourée par un air dense et silencieux.

La composition s’organise autour d’un équilibre asymétrique. La figure domine le côté droit par sa présence verticale, tandis que la table et le verre occupent le côté gauche et en équilibrent l’espace. Cette répartition laisse de vastes zones vides autour de la protagoniste, renforçant le sens d’isolement et donnant à la scène une grande respiration.

Le vide situé derrière la femme n’est pas simplement décoratif. Son ampleur renforce l’idée de solitude et transforme l’intérieur en une extension de son état émotionnel. Il n’y a pas d’éléments qui distraient l’attention ni d’objets qui permettent de connaître exactement le lieu ; restent uniquement la figure, la table et le verre, suffisants pour construire un monde intime.

L’œuvre peut être interprétée comme une réflexion sur la vulnérabilité humaine. La nudité elimine toute indication sociale ou temporelle relative aux vêtements, dévoilant une présence essentielle. La femme apparaît sans protection et, en même temps, sûre d’elle dans son espace personnel, montrant la naturalité d’un corps réel dans un moment de repos.

Il existe aussi une sensation d’attente. La position frontale, les mains réunies et le verre placé à côté de la figure suggèrent un temps suspendu, comme si quelque chose venait de se produire ou était sur le point de commencer. Cependant, l’image n’offre pas de réponse définitive, et précisément cette ambiguïté lui confère une profondeur narrative.

La protagoniste peut représenter à la fois la sérénité et une certaine mélancolie. Son calme n’exprime pas nécessairement de tristesse, mais plutôt un éloignement momentané du monde extérieur. Elle semble habiter un espace intérieur que le spectateur ne peut approcher qu’en le contemplant, sans parvenir à connaître complètement ce qu’elle pense ou se rappelle.

Malgré l’apparente simplicité de la scène, la relation entre le corps et les rares objets présents est soigneusement équilibrée. La verticalité de la femme, l’horizontalité de la table et la forme géométrique du verre créent une structure stable. Les courbes du corps adoucissent les lignes du mobilier et apportent de l’humanité à l’austérité de l’environnement.

La scène possède une beauté silencieuse qui se révèle lentement. Elle ne dépend pas d’une action dramatique ni d’une narration évidente, mais des relations entre la posture, la couleur, la lumière et l’espace vide. La contemplation prolongée permet d’apprécier la richesse des nuances et la délicate tension existant entre la présence physique de la femme et l’indéfinition de l’environnement.

Pour sa sobriété chromatique et son intensité émotionnelle, cette œuvre pourrait apporter une présence très personnelle à un salon, une chambre ou un espace de lecture. Sa figure centrale attire immédiatement le regard, tandis que la douceur de la palette évite qu’elle soit criarde. Dans un intérieur contemporain, elle introduirait sensibilité, élégance et une ambiance profondément contemplative.

Dans l’ensemble, l’œuvre offre une vision intime, sobre et profondément humaine d’une femme nue assise près d’une petite table avec un verre d’eau. La frontalité de la figure, la sérénité de ses mains, l’indéfinition délicate du visage et l’harmonie des gris, roses, verts et tons terreux créent une scène suspendue dans le temps. Le résultat est une représentation émouvante de la quiétude, de la vulnérabilité et de l’introspection, capable de transformer un moment quotidien en une image pleine de mystère et de sensibilité.

Détails

Artiste
Joan Torres de Torres (1953)
Vendu avec cadre
Non
Vendu(e) par
Galerie
Édition
Original
Titre de l'œuvre d'art
Figura en espera
Technique
Peinture à l’huile
Signature
Signé à la main
Pays d’origine
Espagne
Condition
Bon état
Hauteur
53 cm
Largeur
38 cm
Style
Post-impressionnisme
Période
1990-2000
EspagneVérifié
1928
Objets vendus
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