Roman Leader Stèle cultuelle / votive – Malbašić Type B 01 - 94 mm

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Plaque votive en plomb romaine, Danubian Riders, Malbašić Type B 01, datée vers AD 250–320, dimensions 94 × 77 mm, en bon état et authentique/originale, acquise auprès de Privécollectie aux Pays-Bas en 2026.

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Description fournie par le vendeur

Tête de culte romain ou Plaque votive – Cavaliers danubiens, Type B 01

Culture / Période : Romaine
Date / Période : 3e siècle après J.-C., globalement daté entre environ 250 et 320
Matériau : Plomb
Dimensions : 94 mm
État : Bon état

Aucun envoi en dehors de l’Union européenne. En raison de réglementations d’exportation complexes concernant des biens culturels, cet objet ne peut être expédié en dehors de l’UE. Veuillez vous assurer que vous disposez d’une adresse de livraison au sein de l’Union européenne avant de placer une enchère.

Informations sur la provenance :
Numéro d’enregistrement de l’objet : 872

Le propriétaire actuel (S.N.J. S.) a acheté la culte ou plaque votive – Malbašić Type B 01 auprès de J.D. à Amsterdam.

L’ancien propriétaire, J.D. d’Amsterdam (pays‑Bas), a déclaré que l’objet figurait dans sa collection depuis 2000.

Selon l’ancien propriétaire, l’objet avait auparavant appartenu à une collection privée aux Pays‑Bas depuis les années 1990.

Aucune information complémentaire concernant l’historique des propriétaires antérieurs n’était disponible de la part de l’ancien propriétaire.

Contexte informationnel :

Cette relief en plomb appartient au groupe remarquable de plaques religieuses datant de la période romaine, communément connues sous le nom de Cavalier du Danube ou Plaques des Cavaliers danubiens. La composition correspond à Malbašić Type B 01, dans le cadre de la tradition plus générale Type B. Ces plaques sont associées particulièrement au milieu et au bas Danube et représentent l’un des exemples les plus complexes de syncrétisme religieux dans la fin de l’Empire romain. Elles mêlent éléments religieux romains, danubiens locaux, thraces et autres éléments de la Méditerranée orientale dans un programme visuel fortement structuré.

La plaque est disposée verticalement en plusieurs registres sous une arche architecturale. Plutôt que d’illustrer un seul épisode narratif, le relief présente un cosmos religieux soigneusement ordonné. L’imagerie céleste occupe la zone supérieure, suivie par la rencontre divine principale d’une déesse centrale et de deux personnages montés. En dessous se trouvent des scènes liées à des rituels, des sacrifices et des repas communautaires, tandis que la zone la plus basse contient des animaux et des objets portant une signification symbolique ou cultuelle. Dans son ensemble, la composition peut donc avoir fonctionné comme une expression visuelle compacte des croyances et rituels associés au culte du Cavalier danubien.

Au sommet de la composition apparaît une divinité solaire dans un char à quatre chevaux ou quadrige. Cette figure est généralement identifiée à Sol, et plus précisément peut être comprise dans le cadre du concept romain de Sol Invictus, le Soleil invincible. Le quadrige symbolise le mouvement du soleil à travers les cieux et évoque par conséquent l’ordre cosmique, la lumière, le renouveau et le passage cyclique du temps. La position élevée de Sol au-dessus des autres figures met en évidence la dimension céleste de la composition, bien qu’il reste incertain de savoir si Sol doit être considéré comme la divinité principale du culte ou comme l’autorité cosmique suprême présidant à la scène sacrée ci-dessous.

Les chevaux du char solaire revêtent une signification particulière. Les chevaux étaient porteurs d’associations puissantes dans la religion romaine et provinciale: manifestation divine, force militaire, statut héroïque et mouvement entre différents royaumes. La prééminence des images équestres tout au long des plaques du Cavalier danubien fait du cheval l’un des symboles déterminants de cette tradition religieuse.

De grandes créatures serpentiformes ou dragoniformes occupent les coins supérieurs de la plaque, encadrant l’arc céleste. Les serpents avaient une large gamme de significations dans la religion romaine. Ils pouvaient représenter des esprits protecteurs, fertilité, régénération et le genius loci, la force sacrée ou protectrice associée à un lieu particulier. Dans l’imagerie religieuse danubienne, des créatures semblables à des serpents pouvaient aussi servir de gardiens du domaine sacré et comme symboles reliant les royaumes terrestre, souterrain et céleste.

Le registre central forme le cœur iconographique de la plaque. Une figure féminine frontale se tient entre deux cavaliers symétriquement disposés qui s’approchent des deux côtés. Sa position plus grande et plus proéminente indique son importance dans la composition religieuse. L’identité précise de cette déesse reste débattue. Des comparaisons ont été proposées avec Epona, Cybèle, Déméter, Artémis, Luna, Hécate, Atargatis, Némèsis et des divinités féminines thraces, daciennes ou panoniennes locales. Il est donc préférable de ne pas lui attribuer un nom classique unique avec certitude.

Son association avec les deux cavaliers suggère fortement un rôle protecteur et bienveillant. Elle peut incarner la fertilité, l’abondance, la protection divine ou l’accès aux mystères sacrés représentés par la plaque. Sur les compositions Type B 01, elle est associée à un élément ressemblant à un tablier, un vêtement ou un tablier qui semble contenir ou présenter des dons ou fruits. Une telle imagerie renforce les interprétations liées à l’alimentation, à la prospérité et à la générosité divine.

Les deux figures montées qui s’approchent de la déesse constituent un autre élément essentiel du culte. Leur disposition symétrique a souvent encouragé des comparaisons avec les Dioscures, Castor et Pollux, les jumeaux divins qui, dans la religion gréco-romaine, sont associés aux chevaux, à la protection, au voyage, à l’aide militaire et au salut en moments de danger. Les Cavalier danubiens ne doivent cependant pas être identifiés uniquement comme Castor et Pollux. Leur imagerie intègre également des éléments issus des traditions thraces des cavaliers, des divinités guerrières locales et de la religion militaire romaine. Il est donc plus approprié de parler d’un motif ou d’une influence dioscurique au sein d’une tradition religieuse danubienne distincte.

Les cavaliers semblent diriger leurs gestes vers la déesse centrale. Ils peuvent représenter l’accueil, le respect, l’acclamation ou la réception de la faveur divine. Leur présentation simultanée comme figures montées puissantes et comme figures qui s’approchent d’une divinité centrale plus grande crée une relation soigneusement équilibrée entre protection, médiation divine et hiérarchie religieuse.

Des figures debout supplémentaires flanquent le groupe principal. Dans la tradition Type B, elles ont parfois été interprétées comme des divinités telles que Némésis et Mars. De telles identifications doivent rester prudentes, car l’échelle réduite et le caractère schématique du relief ne permettent pas une identification individuelle certaine. Néanmoins, leur présence élargit l’assemblée divine et renforce à la fois le caractère protecteur et martial de l’imagerie.

Sous l’un des chevaux apparaît une figure humaine couchée ou tombée. Ce motif est communément interprété comme un adversaire vaincu ou l’incarnation de forces hostiles. Dans ce contexte, la cavalière devient non seulement un cavalier mais un protecteur victorieux surmontant le désordre, le danger ou la mort. Une telle imagerie aurait été aisément compréhensible dans l’environnement militaire des provinces frontières romaines.

Sous l’autre cheval apparaît un poisson, créant une asymétrie frappante. Le poisson est répété ailleurs dans la composition et était clairement plus qu’un simple détail décoratif. Il peut être lié à l’eau, aux rivières, à l’alimentation, à la fertilité et à l’abondance, particulièrement approprié dans l’environnement danubien. À un niveau plus symbolique, l’eau et l’imagerie aquatique pourraient aussi évoquer la purification, le renouveau ou le passage entre différents royaumes.

Le registre situé en dessous de la rencontre divine contient une scène de banquet. Trois figures assises sont représentées autour d’une table sur laquelle un poisson semble apparaître. Le placement formel de ce repas au sein de la composition sacrée suggère fortement un rituel plutôt qu’un banquet domestique ordinaire. Les repas communautaires constituaient une composante importante de nombreuses associations religieuses antiques et cultes mystères, renforçant les liens entre les participants tout en commémorant ou symboliquement partageant un repas avec les dieux.

La répétition du poisson dans les registres équestre et banquet est particulièrement remarquable. Sa récurrence indique qu’il faisait partie du vocabulaire symbolique du culte. Il pouvait représenter simultanément nourriture, eau, fertilité et nourriture rituelle. Le motif répété crée une connexion visuelle entre la manifestation divine au-dessus et l’activité rituelle humaine ci-dessous.

Sur le côté d’un banquet se trouve une scène sacrificielle impliquant un bélier ou une figure tête de bélier. Ceci a traditionnellement été lié à un criobolion, un rituel impliquant le sacrifice d’un bélier. Le sacrifice du bélier était connu dans plusieurs traditions religieuses de l’Empire romain et était associé à la purification, à la fertilité et à la régénération. Bien que des comparaisons avec le culte de Magna Mater et d’Attis aient été proposées, la présence d’un tel iconage ne démontre pas à elle seule que la religion des Cavaliers danubiens était identique au culte de Cibele.

De l’autre côté se trouvent deux figures humaines nues. Leur signification précise demeure incertaine. Dans le cadre plus large du programme religieux, elles ont parfois été interprétées comme des initiés ou des participants à un rituel de purification. La nudité pourrait signifier la suppression temporaire de l’identité sociale ordinaire et la vulnérabilité ou la transformation rituelle du participant avant la divinité. Cette interprétation est attrayante dans le contexte d’un culte impliquant sacrifice et repas sacré, mais elle ne peut être considérée comme certaine.

Le registre le plus bas condense l’imagerie religieuse en une séquence de symboles individuels. Parmi les motifs associés au Type B 01 figurent une petite table ou table d’offrande avec un poisson, un serpent, une vasque à deux anses, un lion et un coq. Ces éléments forment ce qui peut être compris comme un vocabulaire symbolique compact reliant nourriture, boisson, sacrifice, protection, mort, fertilité et renouvellement.

Le récipient peut être interprété comme un cratère, kantharos ou récipient rituel lié à la boisson. Dans l’antiquité romaine, le vin était normalement mêlé à de l’eau avant consommation, et de tels récipients étaient étroitement associés au banquets, à la libation et au rituel communautaire. Placé à côté de l’imagerie alimentaire, le récipient complète l’idée d’un repas sacré comprenant à la fois nourriture et boisson.

Le serpent dans le registre inférieur peut compléter les créatures serpentes ci‑dessus. Dans l’imagerie religieuse romaine, les serpents pouvaient protéger les foyers, les sanctuaires, les réserves et les lieux sacrés, tandis que leur peau qui se régénère en faisait des symboles puissants de renouvellement et de régénération. Leur capacité à disparaître dans la terre les reliait naturellement aux forces souterraines et chthoniennes.

Le lion introduit un autre symbole puissant. Dans les traditions religieuses romaines et méditerranéennes orientales, le lion pouvait exprimer la force, la royauté, la protection, la victoire et le pouvoir solaire. Sa présence dans le registre inférieur peut donc relier la sphère terrestre ou souterraine à l’autorité solaire représentée par Sol au sommet de la plaque.

Le coq offre une conclusion appropriée à cette séquence symbolique. Car il annonce l’arrivée de l’aube, le coq était naturellement associé à la lumière triomphant des ténèbres, à la vigilance et au renouveau. Dans cette composition, son placement crée une contrepartie significative à la divinité solaire ci‑dessus : le coq annonce la lumière qui approche, tandis que Sol représente la source céleste de cette lumière.

Dans son ensemble, la plaque présente donc un agencement vertical sophistiqué. Au sommet se dresse la divinité solaire; sous lui apparaît la déesse centrale avec les divinités cavalières; en dessous se trouvent le sacrifice et le banquet sacré; et au bas se situent les animaux et les objets rituels associés à l’alimentation, à la protection, aux forces terrestres et à la régénération. Cette organisation hiérarchique est l’une des caractéristiques les plus marquantes des plaques des Cavaliers danubiens.

L’imagerie a souvent été associée à des concepts d’initiation, de protection et de salut, mais la théologie exacte du culte n’a pas survécu sous forme écrite. Aucun texte antique définitif n’explique les plaques, et leur interprétation dépend donc principalement de l’iconographie, du contexte archéologique et de la comparaison entre les exemples survivants. Le sens des figures individuelles demeure donc l’objet de discussions savantes.

Ce qui peut être énoncé avec plus de sûreté, c’est que ces plaques se sont développées dans l’environnement religieux multiculturel des provinces danubiennes romaines. Des exemples apparentés sont particulièrement associés à des territoires correspondant à des parties de la Pannonie romaine, de la Moisie, de la Dacie et de la Thrace, y compris des zones de la Serbie, la Croatie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie actuelles. Leur imagerie combine des traditions équestres locales avec des éléments reconnaissables du monde religieux gréco-romain plus vaste.

Cette mixture culturelle est caractéristique de la religion dans l’Empire romain. Le pouvoir romain n’a pas simplement remplacé les traditions provinciales par une religion impériale identique. Les communautés locales, les soldats, les marchands et les migrants adaptaient continuellement dieux, symboles et rituels à de nouvelles circonstances. Les plaques des Cavaliers danubiens apportent des preuves particulièrement vivantes de ce processus, combinant la divinité solaire, des protecteurs montés, une déesse puissante, le sacrifice, les banquets et le symbolisme animal local dans une langue religieuse régionale distincte.

Le caractère militaire des provinces danubiennes est également important. Le Danube formait l’un des systèmes frontaliers principaux de l’Empire romain, avec des forts, des bases légionnaires, des unités auxiliaires, des routes et des établissements s’étendant sur la région. Les figures protectrices montées, les thèmes de la victoire et du danger, et l’imagerie liée au voyage et à la protection divine auraient été particulièrement significatifs dans un tel contexte. Le culte a donc souvent été associé aux soldats et aux communautés frontalières, bien que ses adorateurs ne soient pas nécessairement uniquement militaires.

Le plomb était particulièrement adapté à la production de tels petits reliefs dévotionnels. Son point de fusion relativement bas permettait de mouler les plaques, permettant de reproduire des compositions établies tout en conservant des variations entre les moules et les ateliers. La disposition récurrente des registres et des symboles démontre que ces objets appartenaient à une tradition iconographique organisée plutôt qu’à de simples créations artistiques isolées.

Les plaques portables de ce type auraient pu servir dans une pratique religieuse privée ou semi-privée, éventuellement au sein de sanctuaires domestiques, de petits sanctuaires ou d’associations cultuelles. Leurs dimensions compactes rendaient accessible un programme religieux élaboré dans un format personnel. Un dévot pouvait ainsi posséder une image réunissant les principales divinités, les actes rituels et les symboles protecteurs du culte en un seul objet.

La datation large d’environ 250–320 après J.-C. place la plaque dans une période particulièrement dynamique de l’histoire romaine. Cette période s’étend de la crise de la fin du IIIe siècle à l’ère de la Tétrarchie et à la période constantinienne précoce. L’empire a connu des bouleversements politiques, des pressions militaires et une transformation administrative majeure, tandis que la vie religieuse était caractérisée par une diversité extraordinaire. Dieux romains traditionnels, cultes provinciaux, religion solaire, traditions mysteries et christianisme émergent et interagissent les uns avec les autres.

Dans ce cadre, les plaques des Cavaliers danubiens représentent une expression importante de la religion romaine provinciale. Leur imagerie révèle comment les communautés à la frontière impériale pouvaient participer pleinement au vaste monde religieux romain tout en maintenant et transformant leurs traditions régionales propres.

Cette plaque en plomb conserve donc bien plus qu’une simple scène religieuse décorative. Ses registres densément organisés réunissent l’ordre céleste, les dieux cavaliers, une déesse centrale, la victoire sur les forces hostiles, le sacrifice, le banquet rituel et les symboles de protection et de renouvellement. En tant qu’objet portable de dévotion de la fin de l’Empire romain, il constitue une connexion tangible avec la vie religieuse des provinces danubiennes et avec les individus pour qui ce type d’imagerie exprimait protection, communauté et leur relation avec le divin.

Tête de culte romain ou Plaque votive – Cavaliers danubiens, Type B 01

Culture / Période : Romaine
Date / Période : 3e siècle après J.-C., globalement daté entre environ 250 et 320
Matériau : Plomb
Dimensions : 94 mm
État : Bon état

Aucun envoi en dehors de l’Union européenne. En raison de réglementations d’exportation complexes concernant des biens culturels, cet objet ne peut être expédié en dehors de l’UE. Veuillez vous assurer que vous disposez d’une adresse de livraison au sein de l’Union européenne avant de placer une enchère.

Informations sur la provenance :
Numéro d’enregistrement de l’objet : 872

Le propriétaire actuel (S.N.J. S.) a acheté la culte ou plaque votive – Malbašić Type B 01 auprès de J.D. à Amsterdam.

L’ancien propriétaire, J.D. d’Amsterdam (pays‑Bas), a déclaré que l’objet figurait dans sa collection depuis 2000.

Selon l’ancien propriétaire, l’objet avait auparavant appartenu à une collection privée aux Pays‑Bas depuis les années 1990.

Aucune information complémentaire concernant l’historique des propriétaires antérieurs n’était disponible de la part de l’ancien propriétaire.

Contexte informationnel :

Cette relief en plomb appartient au groupe remarquable de plaques religieuses datant de la période romaine, communément connues sous le nom de Cavalier du Danube ou Plaques des Cavaliers danubiens. La composition correspond à Malbašić Type B 01, dans le cadre de la tradition plus générale Type B. Ces plaques sont associées particulièrement au milieu et au bas Danube et représentent l’un des exemples les plus complexes de syncrétisme religieux dans la fin de l’Empire romain. Elles mêlent éléments religieux romains, danubiens locaux, thraces et autres éléments de la Méditerranée orientale dans un programme visuel fortement structuré.

La plaque est disposée verticalement en plusieurs registres sous une arche architecturale. Plutôt que d’illustrer un seul épisode narratif, le relief présente un cosmos religieux soigneusement ordonné. L’imagerie céleste occupe la zone supérieure, suivie par la rencontre divine principale d’une déesse centrale et de deux personnages montés. En dessous se trouvent des scènes liées à des rituels, des sacrifices et des repas communautaires, tandis que la zone la plus basse contient des animaux et des objets portant une signification symbolique ou cultuelle. Dans son ensemble, la composition peut donc avoir fonctionné comme une expression visuelle compacte des croyances et rituels associés au culte du Cavalier danubien.

Au sommet de la composition apparaît une divinité solaire dans un char à quatre chevaux ou quadrige. Cette figure est généralement identifiée à Sol, et plus précisément peut être comprise dans le cadre du concept romain de Sol Invictus, le Soleil invincible. Le quadrige symbolise le mouvement du soleil à travers les cieux et évoque par conséquent l’ordre cosmique, la lumière, le renouveau et le passage cyclique du temps. La position élevée de Sol au-dessus des autres figures met en évidence la dimension céleste de la composition, bien qu’il reste incertain de savoir si Sol doit être considéré comme la divinité principale du culte ou comme l’autorité cosmique suprême présidant à la scène sacrée ci-dessous.

Les chevaux du char solaire revêtent une signification particulière. Les chevaux étaient porteurs d’associations puissantes dans la religion romaine et provinciale: manifestation divine, force militaire, statut héroïque et mouvement entre différents royaumes. La prééminence des images équestres tout au long des plaques du Cavalier danubien fait du cheval l’un des symboles déterminants de cette tradition religieuse.

De grandes créatures serpentiformes ou dragoniformes occupent les coins supérieurs de la plaque, encadrant l’arc céleste. Les serpents avaient une large gamme de significations dans la religion romaine. Ils pouvaient représenter des esprits protecteurs, fertilité, régénération et le genius loci, la force sacrée ou protectrice associée à un lieu particulier. Dans l’imagerie religieuse danubienne, des créatures semblables à des serpents pouvaient aussi servir de gardiens du domaine sacré et comme symboles reliant les royaumes terrestre, souterrain et céleste.

Le registre central forme le cœur iconographique de la plaque. Une figure féminine frontale se tient entre deux cavaliers symétriquement disposés qui s’approchent des deux côtés. Sa position plus grande et plus proéminente indique son importance dans la composition religieuse. L’identité précise de cette déesse reste débattue. Des comparaisons ont été proposées avec Epona, Cybèle, Déméter, Artémis, Luna, Hécate, Atargatis, Némèsis et des divinités féminines thraces, daciennes ou panoniennes locales. Il est donc préférable de ne pas lui attribuer un nom classique unique avec certitude.

Son association avec les deux cavaliers suggère fortement un rôle protecteur et bienveillant. Elle peut incarner la fertilité, l’abondance, la protection divine ou l’accès aux mystères sacrés représentés par la plaque. Sur les compositions Type B 01, elle est associée à un élément ressemblant à un tablier, un vêtement ou un tablier qui semble contenir ou présenter des dons ou fruits. Une telle imagerie renforce les interprétations liées à l’alimentation, à la prospérité et à la générosité divine.

Les deux figures montées qui s’approchent de la déesse constituent un autre élément essentiel du culte. Leur disposition symétrique a souvent encouragé des comparaisons avec les Dioscures, Castor et Pollux, les jumeaux divins qui, dans la religion gréco-romaine, sont associés aux chevaux, à la protection, au voyage, à l’aide militaire et au salut en moments de danger. Les Cavalier danubiens ne doivent cependant pas être identifiés uniquement comme Castor et Pollux. Leur imagerie intègre également des éléments issus des traditions thraces des cavaliers, des divinités guerrières locales et de la religion militaire romaine. Il est donc plus approprié de parler d’un motif ou d’une influence dioscurique au sein d’une tradition religieuse danubienne distincte.

Les cavaliers semblent diriger leurs gestes vers la déesse centrale. Ils peuvent représenter l’accueil, le respect, l’acclamation ou la réception de la faveur divine. Leur présentation simultanée comme figures montées puissantes et comme figures qui s’approchent d’une divinité centrale plus grande crée une relation soigneusement équilibrée entre protection, médiation divine et hiérarchie religieuse.

Des figures debout supplémentaires flanquent le groupe principal. Dans la tradition Type B, elles ont parfois été interprétées comme des divinités telles que Némésis et Mars. De telles identifications doivent rester prudentes, car l’échelle réduite et le caractère schématique du relief ne permettent pas une identification individuelle certaine. Néanmoins, leur présence élargit l’assemblée divine et renforce à la fois le caractère protecteur et martial de l’imagerie.

Sous l’un des chevaux apparaît une figure humaine couchée ou tombée. Ce motif est communément interprété comme un adversaire vaincu ou l’incarnation de forces hostiles. Dans ce contexte, la cavalière devient non seulement un cavalier mais un protecteur victorieux surmontant le désordre, le danger ou la mort. Une telle imagerie aurait été aisément compréhensible dans l’environnement militaire des provinces frontières romaines.

Sous l’autre cheval apparaît un poisson, créant une asymétrie frappante. Le poisson est répété ailleurs dans la composition et était clairement plus qu’un simple détail décoratif. Il peut être lié à l’eau, aux rivières, à l’alimentation, à la fertilité et à l’abondance, particulièrement approprié dans l’environnement danubien. À un niveau plus symbolique, l’eau et l’imagerie aquatique pourraient aussi évoquer la purification, le renouveau ou le passage entre différents royaumes.

Le registre situé en dessous de la rencontre divine contient une scène de banquet. Trois figures assises sont représentées autour d’une table sur laquelle un poisson semble apparaître. Le placement formel de ce repas au sein de la composition sacrée suggère fortement un rituel plutôt qu’un banquet domestique ordinaire. Les repas communautaires constituaient une composante importante de nombreuses associations religieuses antiques et cultes mystères, renforçant les liens entre les participants tout en commémorant ou symboliquement partageant un repas avec les dieux.

La répétition du poisson dans les registres équestre et banquet est particulièrement remarquable. Sa récurrence indique qu’il faisait partie du vocabulaire symbolique du culte. Il pouvait représenter simultanément nourriture, eau, fertilité et nourriture rituelle. Le motif répété crée une connexion visuelle entre la manifestation divine au-dessus et l’activité rituelle humaine ci-dessous.

Sur le côté d’un banquet se trouve une scène sacrificielle impliquant un bélier ou une figure tête de bélier. Ceci a traditionnellement été lié à un criobolion, un rituel impliquant le sacrifice d’un bélier. Le sacrifice du bélier était connu dans plusieurs traditions religieuses de l’Empire romain et était associé à la purification, à la fertilité et à la régénération. Bien que des comparaisons avec le culte de Magna Mater et d’Attis aient été proposées, la présence d’un tel iconage ne démontre pas à elle seule que la religion des Cavaliers danubiens était identique au culte de Cibele.

De l’autre côté se trouvent deux figures humaines nues. Leur signification précise demeure incertaine. Dans le cadre plus large du programme religieux, elles ont parfois été interprétées comme des initiés ou des participants à un rituel de purification. La nudité pourrait signifier la suppression temporaire de l’identité sociale ordinaire et la vulnérabilité ou la transformation rituelle du participant avant la divinité. Cette interprétation est attrayante dans le contexte d’un culte impliquant sacrifice et repas sacré, mais elle ne peut être considérée comme certaine.

Le registre le plus bas condense l’imagerie religieuse en une séquence de symboles individuels. Parmi les motifs associés au Type B 01 figurent une petite table ou table d’offrande avec un poisson, un serpent, une vasque à deux anses, un lion et un coq. Ces éléments forment ce qui peut être compris comme un vocabulaire symbolique compact reliant nourriture, boisson, sacrifice, protection, mort, fertilité et renouvellement.

Le récipient peut être interprété comme un cratère, kantharos ou récipient rituel lié à la boisson. Dans l’antiquité romaine, le vin était normalement mêlé à de l’eau avant consommation, et de tels récipients étaient étroitement associés au banquets, à la libation et au rituel communautaire. Placé à côté de l’imagerie alimentaire, le récipient complète l’idée d’un repas sacré comprenant à la fois nourriture et boisson.

Le serpent dans le registre inférieur peut compléter les créatures serpentes ci‑dessus. Dans l’imagerie religieuse romaine, les serpents pouvaient protéger les foyers, les sanctuaires, les réserves et les lieux sacrés, tandis que leur peau qui se régénère en faisait des symboles puissants de renouvellement et de régénération. Leur capacité à disparaître dans la terre les reliait naturellement aux forces souterraines et chthoniennes.

Le lion introduit un autre symbole puissant. Dans les traditions religieuses romaines et méditerranéennes orientales, le lion pouvait exprimer la force, la royauté, la protection, la victoire et le pouvoir solaire. Sa présence dans le registre inférieur peut donc relier la sphère terrestre ou souterraine à l’autorité solaire représentée par Sol au sommet de la plaque.

Le coq offre une conclusion appropriée à cette séquence symbolique. Car il annonce l’arrivée de l’aube, le coq était naturellement associé à la lumière triomphant des ténèbres, à la vigilance et au renouveau. Dans cette composition, son placement crée une contrepartie significative à la divinité solaire ci‑dessus : le coq annonce la lumière qui approche, tandis que Sol représente la source céleste de cette lumière.

Dans son ensemble, la plaque présente donc un agencement vertical sophistiqué. Au sommet se dresse la divinité solaire; sous lui apparaît la déesse centrale avec les divinités cavalières; en dessous se trouvent le sacrifice et le banquet sacré; et au bas se situent les animaux et les objets rituels associés à l’alimentation, à la protection, aux forces terrestres et à la régénération. Cette organisation hiérarchique est l’une des caractéristiques les plus marquantes des plaques des Cavaliers danubiens.

L’imagerie a souvent été associée à des concepts d’initiation, de protection et de salut, mais la théologie exacte du culte n’a pas survécu sous forme écrite. Aucun texte antique définitif n’explique les plaques, et leur interprétation dépend donc principalement de l’iconographie, du contexte archéologique et de la comparaison entre les exemples survivants. Le sens des figures individuelles demeure donc l’objet de discussions savantes.

Ce qui peut être énoncé avec plus de sûreté, c’est que ces plaques se sont développées dans l’environnement religieux multiculturel des provinces danubiennes romaines. Des exemples apparentés sont particulièrement associés à des territoires correspondant à des parties de la Pannonie romaine, de la Moisie, de la Dacie et de la Thrace, y compris des zones de la Serbie, la Croatie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie actuelles. Leur imagerie combine des traditions équestres locales avec des éléments reconnaissables du monde religieux gréco-romain plus vaste.

Cette mixture culturelle est caractéristique de la religion dans l’Empire romain. Le pouvoir romain n’a pas simplement remplacé les traditions provinciales par une religion impériale identique. Les communautés locales, les soldats, les marchands et les migrants adaptaient continuellement dieux, symboles et rituels à de nouvelles circonstances. Les plaques des Cavaliers danubiens apportent des preuves particulièrement vivantes de ce processus, combinant la divinité solaire, des protecteurs montés, une déesse puissante, le sacrifice, les banquets et le symbolisme animal local dans une langue religieuse régionale distincte.

Le caractère militaire des provinces danubiennes est également important. Le Danube formait l’un des systèmes frontaliers principaux de l’Empire romain, avec des forts, des bases légionnaires, des unités auxiliaires, des routes et des établissements s’étendant sur la région. Les figures protectrices montées, les thèmes de la victoire et du danger, et l’imagerie liée au voyage et à la protection divine auraient été particulièrement significatifs dans un tel contexte. Le culte a donc souvent été associé aux soldats et aux communautés frontalières, bien que ses adorateurs ne soient pas nécessairement uniquement militaires.

Le plomb était particulièrement adapté à la production de tels petits reliefs dévotionnels. Son point de fusion relativement bas permettait de mouler les plaques, permettant de reproduire des compositions établies tout en conservant des variations entre les moules et les ateliers. La disposition récurrente des registres et des symboles démontre que ces objets appartenaient à une tradition iconographique organisée plutôt qu’à de simples créations artistiques isolées.

Les plaques portables de ce type auraient pu servir dans une pratique religieuse privée ou semi-privée, éventuellement au sein de sanctuaires domestiques, de petits sanctuaires ou d’associations cultuelles. Leurs dimensions compactes rendaient accessible un programme religieux élaboré dans un format personnel. Un dévot pouvait ainsi posséder une image réunissant les principales divinités, les actes rituels et les symboles protecteurs du culte en un seul objet.

La datation large d’environ 250–320 après J.-C. place la plaque dans une période particulièrement dynamique de l’histoire romaine. Cette période s’étend de la crise de la fin du IIIe siècle à l’ère de la Tétrarchie et à la période constantinienne précoce. L’empire a connu des bouleversements politiques, des pressions militaires et une transformation administrative majeure, tandis que la vie religieuse était caractérisée par une diversité extraordinaire. Dieux romains traditionnels, cultes provinciaux, religion solaire, traditions mysteries et christianisme émergent et interagissent les uns avec les autres.

Dans ce cadre, les plaques des Cavaliers danubiens représentent une expression importante de la religion romaine provinciale. Leur imagerie révèle comment les communautés à la frontière impériale pouvaient participer pleinement au vaste monde religieux romain tout en maintenant et transformant leurs traditions régionales propres.

Cette plaque en plomb conserve donc bien plus qu’une simple scène religieuse décorative. Ses registres densément organisés réunissent l’ordre céleste, les dieux cavaliers, une déesse centrale, la victoire sur les forces hostiles, le sacrifice, le banquet rituel et les symboles de protection et de renouvellement. En tant qu’objet portable de dévotion de la fin de l’Empire romain, il constitue une connexion tangible avec la vie religieuse des provinces danubiennes et avec les individus pour qui ce type d’imagerie exprimait protection, communauté et leur relation avec le divin.

Détails

Culture
Roman
Siècle/ Période
3rd century A.D., broadly dated between c. 250 and 320 A.D.
Name of object
cult / votive plaque – Malbašić Type B 01
Acquis auprès de
Collection privée
Année d’acquisition
2026
Matériau
Lead
Pays d’acquisition
Pays-Bas
Condition
Bon
Ancien propriétaire - acquis auprès de
Collection privée
Height
94 mm
Ancien propriétaire – année d’acquisition
1990
Width
77 mm
Ancien propriétaire – pays d’acquisition
Pays-Bas
Je confirme avoir acquis cet objet de manière légale et que je suis en droit de le vendre.
Oui
Authenticité
Original/officiel
Pays-BasVérifié
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Ce Lot est mis en vente par un particulier. En conséquence, vous ne disposez pas du droit de rétractation. De la même manière, parce que ce Lot est mis en vente par un particulier, il ne bénéficie pas de la garantie légale de conformité des biens mentionnée aux articles L.217-4 et suivants du code de la consommation ainsi que de la garantie des défauts de la chose vendue énoncée aux articles 1641 et suivants du code civil. Vendre un objet est un acte juridique, qui crée des obligations à votre égard et peut éventuellement engager votre responsabilité civile. Afin d’en savoir plus sur vos obligations, nous vous recommandons de consulter le lien suivant.

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Le vendeur a été informé par Catawiki des exigences en matière de documentation et garantit les éléments suivants : - l’objet a été obtenu de manière légale, - le vendeur a le droit de vendre et/ou d’exporter l’objet, le cas échéant, - le vendeur fournira toutes les informations nécessaires sur la provenance, et tiendra à disposition les documents, permis ou licences requis, conformément aux lois locales, - le vendeur informera l’acheteur de tout retard dans l’obtention de ces permis ou licences. En enchérissant, vous reconnaissez que des documents d’importation peuvent être requis selon votre pays de résidence, et que l’obtention de permis ou licences est susceptible de retarder la livraison de votre objet.

Le vendeur a été informé par Catawiki des exigences en matière de documentation et garantit les éléments suivants : - l’objet a été obtenu de manière légale, - le vendeur a le droit de vendre et/ou d’exporter l’objet, le cas échéant, - le vendeur fournira toutes les informations nécessaires sur la provenance, et tiendra à disposition les documents, permis ou licences requis, conformément aux lois locales, - le vendeur informera l’acheteur de tout retard dans l’obtention de ces permis ou licences. En enchérissant, vous reconnaissez que des documents d’importation peuvent être requis selon votre pays de résidence, et que l’obtention de permis ou licences est susceptible de retarder la livraison de votre objet.

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