Ascanio Centorio - Discorsi di guerra - 1562

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Ilaria Colombo
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Sélectionné par Ilaria Colombo

Spécialiste des livres anciens, spécialisée dans les conflits théologiques depuis 1999.

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Description fournie par le vendeur

L’auteur : Ascanio Centorio degli Ortensi

Ascanio Centorio degli Ortensi fut un littérateur et historien italien du XVIe siècle. Sa figure est particulièrement intéressante car il se situe au croisement entre littérature, historiographie et culture militaire.

Centorio se consacra d’abord à la poésie et à la littérature, mais son activité la plus importante sur le plan historique est liée à la collaboration avec Giovanni Battista Castaldo, célèbre commandant militaire de l’époque. Selon la reconstruction de la Treccani, Castaldo commença dès 1557 à dicter à Centorio des observations sur la technique militaire maturées au cours de sa longue expérience; ces connaissances conflueront ensuite dans les Discorsi di guerra, publiés entre 1558 et 1562.

Cette relation est fondamentale pour comprendre l’œuvre : Centorio est l’auteur qui organise et met par écrit le matériel, tandis qu’au contenu militaire apparait l’expérience concrète de Castaldo.

La même Treccani souligne en effet que l’œuvre fut publiée sous le nom de Centorio, mais que les observations militaires provenaient en grande partie de l’expérience de Castaldo.

3. Giovanni Battista Castaldo : le personnage historique derrière l’œuvre

Un lien fondamental est donc celui avec Giovanni Battista Castaldo, marquis de Cassano et comte de Piadena.

Castaldo fut un important commandant militaire du XVIe siècle. Il se battit en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Hongrie et se distingua surtout lors de la campagne de Transylvanie de 1551. En 1562, il commandait également les troupes espagnoles en Piémont contre les Français.

La relation entre les deux hommes explique pourquoi le livre n’est pas simplement un traité théorique. Le texte naît en effet à une époque où l’expérience directe des commandants avait une importance énorme dans la réflexion sur l’art de la guerre.

Il est significatif que la page que vous avez photographiée consacre l’œuvre aussi à Giovanni Battista Castaldo, le présentant avec ses titres de noblesse.

4. De quoi parle le Quinto et ultime discours ?

Les Discorsi di guerra sont structurés en cinq parties, chacune dédiée à un aspect de la guerre et du commandement militaire.

Selon la description bibliographique de l’œuvre :

- le premier discours concerne les devoirs d’un général d’armée ;
- le second aborde la conquête d’une province ;
- le troisième traite des qualités du maître de camp général ;
- le quatrième concerne la défense d’une ville assiégée ;
- le cinquième, celui de la photographie, élargit encore la matière militaire.

Le cinquième livre est particulièrement important aussi par ses dimensions : la Folger Shakespeare Library enregistre 285 pages, tandis que les quatre livres précédents sont bien plus courts.

Le livre ne doit donc pas être interprété comme un simple récit de batailles. C’est surtout une réflexion sur la stratégie, le commandement, les décisions militaires et l’expérience nécessaire pour affronter la guerre.

5. La signification de l’œuvre

La signification des Discorsi di guerra s’inscrit dans le contexte du Cinquecento européen, une période marquée par des conflits fréquents et par la transformation des techniques militaires.

Au XVIe siècle, la guerre changeait profondément. La diffusion des armes à feu, de l’artillerie et des nouvelles techniques de fortification rendait la conduite des armées de plus en plus complexe.

Pour cette raison, la nécessité de mettre par écrit les connaissances militaires croissait.

L’œuvre de Centorio représente donc la tentative de transformer l’expérience concrète des commandants en un savoir organisé et transmissible.

Il ne s’agit pas seulement de savoir comment se battre : le texte réfléchit aussi à la façon dont un commandant doit raisonner, organiser ses forces, évaluer l’ennemi et prendre des décisions.

6. Le lien avec la guerre de Transylvanie

L’un des liens historiques les plus intéressants concerne la Transylvanie.

Castaldo fut protagoniste de la campagne militaire en Transylvanie en 1551 et Centorio utilisa des informations directement liées à l’expérience du commandant. Son œuvre ultérieure, les Commentarii della guerra di Transilvania, raconte les événements de cette région et représente une source importante pour la connaissance des vicissitudes militaires de l’époque.

Cela permet de relier les Discorsi di guerra à l’un des grands problèmes géopolitiques du Cinquecento : l’affrontement entre les Habsbourg et l’Empire ottoman dans l’Europe centre-orientale.

Un épisode particulièrement significatif est l’assiége de Timișoara en 1552, raconté par Centorio dans ses écrits sur la guerre de Transylvanie. La ville fut soumise à un long bombardement et finit par passer sous le contrôle ottoman, y restant plus d’un siècle et demi.

Cet épisode aide à comprendre concrètement pourquoi, au Cinquecento, des thèmes tels que les sièges, les fortifications, la défense des villes et l’organisation des armées étaient si importants.

7. Le lien avec Charles V et les Habsbourgs

L’histoire de Castaldo permet en outre de relier l’œuvre à la grande politique européenne des Habsbourgs.

Castaldo avait combattu au service de Charles Quint et participé à des campagnes militaires dans diverses zones d’Europe. Son expérience s’est donc développée dans les conflits qui impliquaient le monde habsbourgeois, la France et l’Empire ottoman.

L’œuvre de Centorio peut donc être lue comme un document de la culture militaire d’une Europe où la guerre n’était plus limitée à des conflits locaux, mais impliquait de grandes puissances, des armées multinationales et des territoires très vastes.

8. L’imprimeur : Gabriel Giolito de’ Ferrari

Un autre protagoniste fondamental est Gabriel Giolito de’ Ferrari, l’imprimeur indiqué dans le frontispice.

Giolito opérait à Venise, l’un des plus importants centres européens de l’imprimerie au XVIe siècle. Son atelier connut une croissance notable et ses éditions se caractérisaient par l’utilisation de nouveaux caractères typographiques, de ornières et d’initiales, ainsi que par un soin éditorial particulier.

Giolito n’était donc pas simplement celui qui imprimait matériellement le livre : il fut l’un des protagonistes de la grande industrie libraire vénitienne de la Renaissance.

Son activité comprenait des œuvres classiques et contemporaines, souvent réalisées avec des littérateurs, traducteurs, correcteurs et commentateurs.

Il est intéressant aussi que, dans les années suivantes, Giolito développa, avec Tommaso Porcacchi, un important projet éditorial dédié à l’histoire et à la guerre, la soi-disant « Collana historica ». Le catalogue comprenait des textes d’auteurs antiques tels que Polybe, Tucidide et Plutarque, à côté de traités militaires contemporains.

Cela montre à quel point l’imprimerie vénitienne contribuait à la diffusion de la culture historique et militaire.

9. Pourquoi le livre est important aussi comme objet

La photographie que vous avez montrée permet d’observer non seulement le contenu, mais aussi le livre comme objet historique.

La page présente :
- du papier ancien et naturellement détérioré ;
- des caractères typographiques du XVIe siècle ;
- des initiales et des ornementations xilographiques ;
- une grande marque/illustration armoirée ;
- la formule éditoriale « In Vinegia appresso Gabriel Giolito de’ Ferrari » ;
- la date MDLXII, c’est-à-dire 1562.

La catalogage bibliographique de l’exemplaire confirme la présence de cursive, romain, initiales et ornementations xilographiques.

Cela est important car la page elle-même devient un témoignage de la révolution typographique renaissante : le livre n’est plus seulement un réceptacle d’informations, mais aussi un produit éditorial conçu graphiquement et destiné à une circulation relativement large.

10. L’impact de l’œuvre

L’impact des Discorsi di guerra doit être considéré surtout dans le cadre de la traitiatique militaire du Cinquecento.

Leur importance tient au fait d’avoir tenté de rassembler et systématiser l’expérience militaire contemporaine. L’œuvre rencontra un bon succès éditorial et fut rééditée à plusieurs reprises après les premières publications.

Il existe aussi une témoignage concret de sa circulation : la série des cinq Discorsi di guerra est aujourd’hui conservée et cataloguée dans d’importantes collections historiques, parmi lesquelles la Folger Shakespeare Library, qui enregistre les diverses parties publiées entre 1559 et 1567.

La valeur de l’œuvre est donc double :
- historique, parce qu’elle préserve des informations et des réflexions liées à la guerre du XVIe siècle ;
- culturelle, parce qu’elle montre comment, à la Renaissance, l’expérience militaire fut transformée en savoir écrit et diffusé par l’intermédiaire de l’imprimerie.

11. Un aspect particulièrement intéressant : expérience et mémoire

Un élément qui rend l’œuvre intéressante est la relation entre l’expérience vécue et la mémoire écrite.

Castaldo était un homme d’armes qui avait participé directement aux campagnes militaires ; Centorio était quant à lui un littéraire et historien capable de transformer ces expériences en une œuvre écrite.

On peut ainsi voir naître une sorte de collaboration :
- expérience militaire → mémoire et observations de Castaldo → élaboration littéraire de Centorio → impression vénitienne de Giolito → diffusion du savoir

Ce processus est significatif car il permet de comprendre comment, à la Renaissance, les connaissances ne restaient pas nécessairement confinées à l’expérience personnelle d’un commandant, mais pouvaient devenir texte, mémoire historique et patrimoine culturel.

12. Conclusion

Le cinquième et dernier discours de guerre, publié à Venise en 1562, est bien plus qu’un antique livre sur la guerre.

C’est le résultat de la rencontre entre Ascanio Centorio degli Ortensi, homme de lettres et historien, Giovanni Battista Castaldo, commandant militaire ayant une longue expérience sur les champs de bataille, et Gabriel Giolito de’ Ferrari, l’un des plus importants imprimeurs vénitiens du XVIe siècle.

L’œuvre témoigne d’une phase fondamentale de l’histoire européenne, marquée par les guerres entre les grandes puissances, par la présence ottomane en Europe orientale, par les guerres d’Italie et par la transformation des techniques militaires.

Pour autant, sa valeur n’est pas seulement militaire. Le livre montre comment la Renaissance transforma l’expérience en connaissance, la connaissance en texte et le texte en mémoire à travers l’imprimerie.

Collation et état de préservation
11pp, (20pp) - 14pp, (54pp) - 15pp, (62pp) - 19pp, (117pp) - 24pp, (285pp)
État de préservation idyllique pages très fraîches et intactes, état maximal de préservation à souligner, légère refilature tard-aux septencent comme on le voit sur la photo due à la reliure postérieure et non contemporaine

Expédition
expédition express qui vous permettra de recevoir le livre en seulement 24 heures ouvrables dans toute l’Europe tandis que pour les pays hors UE il faudra 48 heures ouvrables

L’auteur : Ascanio Centorio degli Ortensi

Ascanio Centorio degli Ortensi fut un littérateur et historien italien du XVIe siècle. Sa figure est particulièrement intéressante car il se situe au croisement entre littérature, historiographie et culture militaire.

Centorio se consacra d’abord à la poésie et à la littérature, mais son activité la plus importante sur le plan historique est liée à la collaboration avec Giovanni Battista Castaldo, célèbre commandant militaire de l’époque. Selon la reconstruction de la Treccani, Castaldo commença dès 1557 à dicter à Centorio des observations sur la technique militaire maturées au cours de sa longue expérience; ces connaissances conflueront ensuite dans les Discorsi di guerra, publiés entre 1558 et 1562.

Cette relation est fondamentale pour comprendre l’œuvre : Centorio est l’auteur qui organise et met par écrit le matériel, tandis qu’au contenu militaire apparait l’expérience concrète de Castaldo.

La même Treccani souligne en effet que l’œuvre fut publiée sous le nom de Centorio, mais que les observations militaires provenaient en grande partie de l’expérience de Castaldo.

3. Giovanni Battista Castaldo : le personnage historique derrière l’œuvre

Un lien fondamental est donc celui avec Giovanni Battista Castaldo, marquis de Cassano et comte de Piadena.

Castaldo fut un important commandant militaire du XVIe siècle. Il se battit en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Hongrie et se distingua surtout lors de la campagne de Transylvanie de 1551. En 1562, il commandait également les troupes espagnoles en Piémont contre les Français.

La relation entre les deux hommes explique pourquoi le livre n’est pas simplement un traité théorique. Le texte naît en effet à une époque où l’expérience directe des commandants avait une importance énorme dans la réflexion sur l’art de la guerre.

Il est significatif que la page que vous avez photographiée consacre l’œuvre aussi à Giovanni Battista Castaldo, le présentant avec ses titres de noblesse.

4. De quoi parle le Quinto et ultime discours ?

Les Discorsi di guerra sont structurés en cinq parties, chacune dédiée à un aspect de la guerre et du commandement militaire.

Selon la description bibliographique de l’œuvre :

- le premier discours concerne les devoirs d’un général d’armée ;
- le second aborde la conquête d’une province ;
- le troisième traite des qualités du maître de camp général ;
- le quatrième concerne la défense d’une ville assiégée ;
- le cinquième, celui de la photographie, élargit encore la matière militaire.

Le cinquième livre est particulièrement important aussi par ses dimensions : la Folger Shakespeare Library enregistre 285 pages, tandis que les quatre livres précédents sont bien plus courts.

Le livre ne doit donc pas être interprété comme un simple récit de batailles. C’est surtout une réflexion sur la stratégie, le commandement, les décisions militaires et l’expérience nécessaire pour affronter la guerre.

5. La signification de l’œuvre

La signification des Discorsi di guerra s’inscrit dans le contexte du Cinquecento européen, une période marquée par des conflits fréquents et par la transformation des techniques militaires.

Au XVIe siècle, la guerre changeait profondément. La diffusion des armes à feu, de l’artillerie et des nouvelles techniques de fortification rendait la conduite des armées de plus en plus complexe.

Pour cette raison, la nécessité de mettre par écrit les connaissances militaires croissait.

L’œuvre de Centorio représente donc la tentative de transformer l’expérience concrète des commandants en un savoir organisé et transmissible.

Il ne s’agit pas seulement de savoir comment se battre : le texte réfléchit aussi à la façon dont un commandant doit raisonner, organiser ses forces, évaluer l’ennemi et prendre des décisions.

6. Le lien avec la guerre de Transylvanie

L’un des liens historiques les plus intéressants concerne la Transylvanie.

Castaldo fut protagoniste de la campagne militaire en Transylvanie en 1551 et Centorio utilisa des informations directement liées à l’expérience du commandant. Son œuvre ultérieure, les Commentarii della guerra di Transilvania, raconte les événements de cette région et représente une source importante pour la connaissance des vicissitudes militaires de l’époque.

Cela permet de relier les Discorsi di guerra à l’un des grands problèmes géopolitiques du Cinquecento : l’affrontement entre les Habsbourg et l’Empire ottoman dans l’Europe centre-orientale.

Un épisode particulièrement significatif est l’assiége de Timișoara en 1552, raconté par Centorio dans ses écrits sur la guerre de Transylvanie. La ville fut soumise à un long bombardement et finit par passer sous le contrôle ottoman, y restant plus d’un siècle et demi.

Cet épisode aide à comprendre concrètement pourquoi, au Cinquecento, des thèmes tels que les sièges, les fortifications, la défense des villes et l’organisation des armées étaient si importants.

7. Le lien avec Charles V et les Habsbourgs

L’histoire de Castaldo permet en outre de relier l’œuvre à la grande politique européenne des Habsbourgs.

Castaldo avait combattu au service de Charles Quint et participé à des campagnes militaires dans diverses zones d’Europe. Son expérience s’est donc développée dans les conflits qui impliquaient le monde habsbourgeois, la France et l’Empire ottoman.

L’œuvre de Centorio peut donc être lue comme un document de la culture militaire d’une Europe où la guerre n’était plus limitée à des conflits locaux, mais impliquait de grandes puissances, des armées multinationales et des territoires très vastes.

8. L’imprimeur : Gabriel Giolito de’ Ferrari

Un autre protagoniste fondamental est Gabriel Giolito de’ Ferrari, l’imprimeur indiqué dans le frontispice.

Giolito opérait à Venise, l’un des plus importants centres européens de l’imprimerie au XVIe siècle. Son atelier connut une croissance notable et ses éditions se caractérisaient par l’utilisation de nouveaux caractères typographiques, de ornières et d’initiales, ainsi que par un soin éditorial particulier.

Giolito n’était donc pas simplement celui qui imprimait matériellement le livre : il fut l’un des protagonistes de la grande industrie libraire vénitienne de la Renaissance.

Son activité comprenait des œuvres classiques et contemporaines, souvent réalisées avec des littérateurs, traducteurs, correcteurs et commentateurs.

Il est intéressant aussi que, dans les années suivantes, Giolito développa, avec Tommaso Porcacchi, un important projet éditorial dédié à l’histoire et à la guerre, la soi-disant « Collana historica ». Le catalogue comprenait des textes d’auteurs antiques tels que Polybe, Tucidide et Plutarque, à côté de traités militaires contemporains.

Cela montre à quel point l’imprimerie vénitienne contribuait à la diffusion de la culture historique et militaire.

9. Pourquoi le livre est important aussi comme objet

La photographie que vous avez montrée permet d’observer non seulement le contenu, mais aussi le livre comme objet historique.

La page présente :
- du papier ancien et naturellement détérioré ;
- des caractères typographiques du XVIe siècle ;
- des initiales et des ornementations xilographiques ;
- une grande marque/illustration armoirée ;
- la formule éditoriale « In Vinegia appresso Gabriel Giolito de’ Ferrari » ;
- la date MDLXII, c’est-à-dire 1562.

La catalogage bibliographique de l’exemplaire confirme la présence de cursive, romain, initiales et ornementations xilographiques.

Cela est important car la page elle-même devient un témoignage de la révolution typographique renaissante : le livre n’est plus seulement un réceptacle d’informations, mais aussi un produit éditorial conçu graphiquement et destiné à une circulation relativement large.

10. L’impact de l’œuvre

L’impact des Discorsi di guerra doit être considéré surtout dans le cadre de la traitiatique militaire du Cinquecento.

Leur importance tient au fait d’avoir tenté de rassembler et systématiser l’expérience militaire contemporaine. L’œuvre rencontra un bon succès éditorial et fut rééditée à plusieurs reprises après les premières publications.

Il existe aussi une témoignage concret de sa circulation : la série des cinq Discorsi di guerra est aujourd’hui conservée et cataloguée dans d’importantes collections historiques, parmi lesquelles la Folger Shakespeare Library, qui enregistre les diverses parties publiées entre 1559 et 1567.

La valeur de l’œuvre est donc double :
- historique, parce qu’elle préserve des informations et des réflexions liées à la guerre du XVIe siècle ;
- culturelle, parce qu’elle montre comment, à la Renaissance, l’expérience militaire fut transformée en savoir écrit et diffusé par l’intermédiaire de l’imprimerie.

11. Un aspect particulièrement intéressant : expérience et mémoire

Un élément qui rend l’œuvre intéressante est la relation entre l’expérience vécue et la mémoire écrite.

Castaldo était un homme d’armes qui avait participé directement aux campagnes militaires ; Centorio était quant à lui un littéraire et historien capable de transformer ces expériences en une œuvre écrite.

On peut ainsi voir naître une sorte de collaboration :
- expérience militaire → mémoire et observations de Castaldo → élaboration littéraire de Centorio → impression vénitienne de Giolito → diffusion du savoir

Ce processus est significatif car il permet de comprendre comment, à la Renaissance, les connaissances ne restaient pas nécessairement confinées à l’expérience personnelle d’un commandant, mais pouvaient devenir texte, mémoire historique et patrimoine culturel.

12. Conclusion

Le cinquième et dernier discours de guerre, publié à Venise en 1562, est bien plus qu’un antique livre sur la guerre.

C’est le résultat de la rencontre entre Ascanio Centorio degli Ortensi, homme de lettres et historien, Giovanni Battista Castaldo, commandant militaire ayant une longue expérience sur les champs de bataille, et Gabriel Giolito de’ Ferrari, l’un des plus importants imprimeurs vénitiens du XVIe siècle.

L’œuvre témoigne d’une phase fondamentale de l’histoire européenne, marquée par les guerres entre les grandes puissances, par la présence ottomane en Europe orientale, par les guerres d’Italie et par la transformation des techniques militaires.

Pour autant, sa valeur n’est pas seulement militaire. Le livre montre comment la Renaissance transforma l’expérience en connaissance, la connaissance en texte et le texte en mémoire à travers l’imprimerie.

Collation et état de préservation
11pp, (20pp) - 14pp, (54pp) - 15pp, (62pp) - 19pp, (117pp) - 24pp, (285pp)
État de préservation idyllique pages très fraîches et intactes, état maximal de préservation à souligner, légère refilature tard-aux septencent comme on le voit sur la photo due à la reliure postérieure et non contemporaine

Expédition
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Détails

Nombre de livres
5
Sujet
Histoire, Histoire coloniale, Histoire militaire, Incunable et premières impressions, Littérature, Philosophie, Politique, Voyages et découvertes
Titre du livre
Discorsi di guerra
Auteur/ Illustrateur
Ascanio Centorio
Condition
Excellent
Année de publication de l’ouvrage le plus ancien
1562
Édition
1ère édition
Langue
Italien
Langue originale
Oui
Éditeur
Gabriel Giolito de' Ferrari, Venezia
Reliure
Demi cuir
Nombre de pages
621
ItalieVérifié
Nouveau
sur Catawiki
Particulier

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