École espagnole (XX) - Trío de Manolas

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Marko Petrovic Cano
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Trío de Manolas, huile sur toile, Espagne, 1900-1910, signé à la main, vendu avec cadre.

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Description fournie par le vendeur

INTÉRÊT GLOBAL
Les trois œuvres partagent le goût d’une représentation raffinée et pittoresque de la femme andalouse, bien que abordées à partir de deux domaines distincts : l’espagnolisme français de la Belle Époque et la tradition costumbriste sevillane.
Les deux Manolas d’ambiance française incarnent le goût cosmopolite de la Belle Époque pour l’image espagnole, tandis que la Manola de l’école sevillane transpose cet imaginaire dans un décor où la figure féminine apparaît intégrée à une architecture ornementale et accompagnée des attributs traditionnels de la culture andalouse.
Les petits formats, l’exécution miniaturiste soignée et les cadres romboïdaux d’époque contribuent à l’unité visuelle de l’ensemble.

1.- Paire de Manolas de cabinet. Espagnolisme français. Portraits féminins en miniature. Belle Époque. Paris, circa 1900–1908. Oil sur toile.

Elegante paire de portraits féminins en miniature réalisés à l’huile sur toile, datables vers 1900-1908, en pleine Belle Époque, avec une ancienneté approximative de 120 ans. Au revers des deux œuvres se conservent leurs dos d’origine avec inscriptions manuscrites à l’encre. Entre elles semblent se distinguer la référence à Paris et les dates de 1900 et 1908, éléments qui apportent un témoignage intéressant de l’histoire matérielle et de la possible provenance de l’ensemble, bien que leur lecture ne soit pas parfaitement nette.

Les figures répondent à l’archétype des MANOLAS : image idéalisée de la femme andalouse qui a atteint une popularité extraordinaire dans l’entourage artistique parisien de la Belle Époque, dans le phénomène connu sous le nom d’espagnolisme. Inspirées par l’imaginaire romantique espagnol, elles combinent des éléments traditionnels de la riche indumentaire andalouse avec une interprétation raffinée et cosmopolite destinée au goût de la clientèle européenne de l’époque.

Les compositions montrent deux bustes féminins sur fond sombre : une figure représentée de face en position de trois quarts et l’autre de profil. Toutes deux exhibent des éléments caractéristiques de l’indumentaire traditionnel andalou, mettant en avant le mantón de Manila et, respectivement, une peineta et un éventail.

Les pendants longs, les peigneaux, les fleurs qui ornent les cheveux relevés en chignon bas et les délicates ondulations en eau qui encadrent le visage forment un répertoire iconographique étroitement lié à l’image de l’Andalousie diffusée dans l’imaginaire artistique européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’ensemble conserve ses cadres originaux en bois, au format élégant romboïdal et à la riche moulure en escalier, une typologie décorative très caractéristique de la production française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui renforce le caractère intime et précieux de ces miniatures.

La conservation des cadres et des revers d’origine, associée aux annotations manuscrites au verso, constitue une valeur ajoutée pour l’ensemble, en préservant sa configuration historique et en offrant un précieux témoignage de sa trajectoire matérielle.

DIMENSIONS
• Cadre : 13,5 × 13,5 cm.
• Surface visible de la peinture : environ 6 × 6 cm.

ÉTAT DE CONSERVATION
Très bon état de conservation pour des œuvres âgées d’environ 120 ans. Les œuvres conservent intégralement leurs cadres et revers d’origine, y compris les inscriptions manuscrites au verso.

• Les peintures présentent une légère usure superficielle et le vieillissement naturel propres à leur ancienneté.
• Les cadres conservent leur structure ferme, leur patine d’origine et ne montrent que de léguelles marques d’usage compatibles avec le temps qui passe.
• L’un des cadres manque l’anneau mobile du système de suspension, circonstance visible sur les photos. Il s’agit d’un élément facilement remplaçable qui n’affecte ni la stabilité ni la bonne conservation de l’ensemble.

2. MANOLA DANS LA COUR SEVILLANE
École sevillane / José Rubio y Villegas
Fin XIXe siècle – premières décennies du XXe siècle
Huile sur bois

Ce tableau est un morceau authentique de l’histoire de la peinture et de l’illustration du XIXe siècle espagnol signé par une lignée académique reconnue.
L’œuvre représente l’essor de la peinture costumbriste andalouse de cabinet de fin du XIXe siècle, dont l’origine et la valeur résident dans leur appartenance à la prestigieuse école décorative et somptuaire de Séville à la fin des siècles.

Casa Rubio fut un établissement emblématique fondé au milieu du XIXe siècle à Séville, très reconnu pour la création et la vente d’articles choisis costumbristes peints à la main et de grande qualité, liés à l’image de Séville.
José Rubio y Villegas est le créateur de cette œuvre de l’école sevillane et fut étroitement lié à la production artistique de souvenirs de luxe à l’époque de Séville.

Identité dans les registres publics : Dans les catalogues officiels des biens mobiliers patrimoniaux d’Andalousie (comme les fiches du Palais des Duèñas), ces petits pièces costumbristes et objets à l’huile (tablettes au format cabinet et panderetas) apparaissent inventoriés littéralement sous la rubrique : « Auteur : Rubio – Séville ».

DESCRIPTION
Excellent morceau de cabinet réalisé à l’huile sur bois et signé « Rubio » avec indicatif « Sevilla » : une signature qui situe l’œuvre et l’auteurité de José Rubio de Villegas.

Rubio fut peintre et lithographe, ayant suivi les traces prospères de son père et, comme lui, ayant également étudié à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando, perpétuant ainsi la talentueuse dynastie artistique et académique.

Le tableau présente avec maîtrise miniaturiste une scène à caractère pittoresque et ornemental protagonisée par une jeune Manola semi-assise sur le parapet d’un grand arc qui l’encadre, avec une guitare espagnole soutenue devant le corps. La guitare établit une diagonale qui traverse le corps, tandis que l’arc la retient et la transforme en le centre visuel de la scène.

La jeune femme incarne l’archétype de Manola : robe à volants avec piquillos, le visage encadré par une coiffure ondulée, les cheveux relevés en arrière et une fleur ornant les cheveux.
La figure s’intègre dans une galerie d’inspiration mudéjar, à caractère fortement ornemental. Derrière elle s’ouvre un grand arc lobulé, à travers lequel on distingue le ciel bleu et une masse de végétation. Des surfaces architecturales décorées de motifs géométriques et végétaux surgissent de part et d’autre, tandis que le socle vert court en fond et se prolonge visuellement sous la figure.

La composition établit un contraste entre l’architecture d’allure géométrique et statique et la linéarité du pavement, face aux formes courbes de la figure, des volants de la robe, de la guitare, des fleurs et du mantón de Manila.

La palette est dominée par des bleus et des verts grisâtres, des blancs cassés et des tons doux de l’architecture. En contraste, les rouges de la robe et des fleurs, l’ocre du mantoncillo et les tons dorés de la guitare et la clarté du mantón de Manila posé sur une pièce ressortent.
L’éclairage est clair et uniforme. Le volume de la figure est obtenu par des dégradés doux, tandis que les éléments architecturaux présentent une facture plus linéaire et décorative.
L’œuvre conserve son cadre d’origine en bois de format romboïdal avec moulure escalonée et verre de protection.

DIMENSIONS
Cadre : 23 cm x 23 cm
Tableau : 17 cm x 17 cm
Fond : 3 cm

L’œuvre partage les mêmes dimensions de cabinet que d’autres travaux de l’auteur.

AUTHENTICITÉ : Signature physique « Rubio / Sevilla »
DATATION : Fin XIXe / premières décennies du XXe siècle

ÉTAT DE CONSERVATION :
Excellent état général. La couche picturale est stable et conserve la vivacité des couleurs. Le cadre d’époque présente la patine naturelle propre à son ancienneté et conserve son verre protecteur

NOTES ADDITIONNELLES :
** Les photographies font partie de la description.
** Les mesures et le poids finaux indiqués correspondent à la configuration d’un emballage sûr, indispensable pour garantir la protection adéquate des trois œuvres pendant le transport."}

INTÉRÊT GLOBAL
Les trois œuvres partagent le goût d’une représentation raffinée et pittoresque de la femme andalouse, bien que abordées à partir de deux domaines distincts : l’espagnolisme français de la Belle Époque et la tradition costumbriste sevillane.
Les deux Manolas d’ambiance française incarnent le goût cosmopolite de la Belle Époque pour l’image espagnole, tandis que la Manola de l’école sevillane transpose cet imaginaire dans un décor où la figure féminine apparaît intégrée à une architecture ornementale et accompagnée des attributs traditionnels de la culture andalouse.
Les petits formats, l’exécution miniaturiste soignée et les cadres romboïdaux d’époque contribuent à l’unité visuelle de l’ensemble.

1.- Paire de Manolas de cabinet. Espagnolisme français. Portraits féminins en miniature. Belle Époque. Paris, circa 1900–1908. Oil sur toile.

Elegante paire de portraits féminins en miniature réalisés à l’huile sur toile, datables vers 1900-1908, en pleine Belle Époque, avec une ancienneté approximative de 120 ans. Au revers des deux œuvres se conservent leurs dos d’origine avec inscriptions manuscrites à l’encre. Entre elles semblent se distinguer la référence à Paris et les dates de 1900 et 1908, éléments qui apportent un témoignage intéressant de l’histoire matérielle et de la possible provenance de l’ensemble, bien que leur lecture ne soit pas parfaitement nette.

Les figures répondent à l’archétype des MANOLAS : image idéalisée de la femme andalouse qui a atteint une popularité extraordinaire dans l’entourage artistique parisien de la Belle Époque, dans le phénomène connu sous le nom d’espagnolisme. Inspirées par l’imaginaire romantique espagnol, elles combinent des éléments traditionnels de la riche indumentaire andalouse avec une interprétation raffinée et cosmopolite destinée au goût de la clientèle européenne de l’époque.

Les compositions montrent deux bustes féminins sur fond sombre : une figure représentée de face en position de trois quarts et l’autre de profil. Toutes deux exhibent des éléments caractéristiques de l’indumentaire traditionnel andalou, mettant en avant le mantón de Manila et, respectivement, une peineta et un éventail.

Les pendants longs, les peigneaux, les fleurs qui ornent les cheveux relevés en chignon bas et les délicates ondulations en eau qui encadrent le visage forment un répertoire iconographique étroitement lié à l’image de l’Andalousie diffusée dans l’imaginaire artistique européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’ensemble conserve ses cadres originaux en bois, au format élégant romboïdal et à la riche moulure en escalier, une typologie décorative très caractéristique de la production française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui renforce le caractère intime et précieux de ces miniatures.

La conservation des cadres et des revers d’origine, associée aux annotations manuscrites au verso, constitue une valeur ajoutée pour l’ensemble, en préservant sa configuration historique et en offrant un précieux témoignage de sa trajectoire matérielle.

DIMENSIONS
• Cadre : 13,5 × 13,5 cm.
• Surface visible de la peinture : environ 6 × 6 cm.

ÉTAT DE CONSERVATION
Très bon état de conservation pour des œuvres âgées d’environ 120 ans. Les œuvres conservent intégralement leurs cadres et revers d’origine, y compris les inscriptions manuscrites au verso.

• Les peintures présentent une légère usure superficielle et le vieillissement naturel propres à leur ancienneté.
• Les cadres conservent leur structure ferme, leur patine d’origine et ne montrent que de léguelles marques d’usage compatibles avec le temps qui passe.
• L’un des cadres manque l’anneau mobile du système de suspension, circonstance visible sur les photos. Il s’agit d’un élément facilement remplaçable qui n’affecte ni la stabilité ni la bonne conservation de l’ensemble.

2. MANOLA DANS LA COUR SEVILLANE
École sevillane / José Rubio y Villegas
Fin XIXe siècle – premières décennies du XXe siècle
Huile sur bois

Ce tableau est un morceau authentique de l’histoire de la peinture et de l’illustration du XIXe siècle espagnol signé par une lignée académique reconnue.
L’œuvre représente l’essor de la peinture costumbriste andalouse de cabinet de fin du XIXe siècle, dont l’origine et la valeur résident dans leur appartenance à la prestigieuse école décorative et somptuaire de Séville à la fin des siècles.

Casa Rubio fut un établissement emblématique fondé au milieu du XIXe siècle à Séville, très reconnu pour la création et la vente d’articles choisis costumbristes peints à la main et de grande qualité, liés à l’image de Séville.
José Rubio y Villegas est le créateur de cette œuvre de l’école sevillane et fut étroitement lié à la production artistique de souvenirs de luxe à l’époque de Séville.

Identité dans les registres publics : Dans les catalogues officiels des biens mobiliers patrimoniaux d’Andalousie (comme les fiches du Palais des Duèñas), ces petits pièces costumbristes et objets à l’huile (tablettes au format cabinet et panderetas) apparaissent inventoriés littéralement sous la rubrique : « Auteur : Rubio – Séville ».

DESCRIPTION
Excellent morceau de cabinet réalisé à l’huile sur bois et signé « Rubio » avec indicatif « Sevilla » : une signature qui situe l’œuvre et l’auteurité de José Rubio de Villegas.

Rubio fut peintre et lithographe, ayant suivi les traces prospères de son père et, comme lui, ayant également étudié à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando, perpétuant ainsi la talentueuse dynastie artistique et académique.

Le tableau présente avec maîtrise miniaturiste une scène à caractère pittoresque et ornemental protagonisée par une jeune Manola semi-assise sur le parapet d’un grand arc qui l’encadre, avec une guitare espagnole soutenue devant le corps. La guitare établit une diagonale qui traverse le corps, tandis que l’arc la retient et la transforme en le centre visuel de la scène.

La jeune femme incarne l’archétype de Manola : robe à volants avec piquillos, le visage encadré par une coiffure ondulée, les cheveux relevés en arrière et une fleur ornant les cheveux.
La figure s’intègre dans une galerie d’inspiration mudéjar, à caractère fortement ornemental. Derrière elle s’ouvre un grand arc lobulé, à travers lequel on distingue le ciel bleu et une masse de végétation. Des surfaces architecturales décorées de motifs géométriques et végétaux surgissent de part et d’autre, tandis que le socle vert court en fond et se prolonge visuellement sous la figure.

La composition établit un contraste entre l’architecture d’allure géométrique et statique et la linéarité du pavement, face aux formes courbes de la figure, des volants de la robe, de la guitare, des fleurs et du mantón de Manila.

La palette est dominée par des bleus et des verts grisâtres, des blancs cassés et des tons doux de l’architecture. En contraste, les rouges de la robe et des fleurs, l’ocre du mantoncillo et les tons dorés de la guitare et la clarté du mantón de Manila posé sur une pièce ressortent.
L’éclairage est clair et uniforme. Le volume de la figure est obtenu par des dégradés doux, tandis que les éléments architecturaux présentent une facture plus linéaire et décorative.
L’œuvre conserve son cadre d’origine en bois de format romboïdal avec moulure escalonée et verre de protection.

DIMENSIONS
Cadre : 23 cm x 23 cm
Tableau : 17 cm x 17 cm
Fond : 3 cm

L’œuvre partage les mêmes dimensions de cabinet que d’autres travaux de l’auteur.

AUTHENTICITÉ : Signature physique « Rubio / Sevilla »
DATATION : Fin XIXe / premières décennies du XXe siècle

ÉTAT DE CONSERVATION :
Excellent état général. La couche picturale est stable et conserve la vivacité des couleurs. Le cadre d’époque présente la patine naturelle propre à son ancienneté et conserve son verre protecteur

NOTES ADDITIONNELLES :
** Les photographies font partie de la description.
** Les mesures et le poids finaux indiqués correspondent à la configuration d’un emballage sûr, indispensable pour garantir la protection adéquate des trois œuvres pendant le transport."}

Détails

Vendu avec cadre
Oui
Vendu(e) par
Propriétaire ou revendeur
Édition
Original
Artiste
École espagnole (XX)
Titre de l'œuvre d'art
Trío de Manolas
Technique
Peinture à l’huile
Signature
Signé à la main
Pays d’origine
Espagne
Condition
Bon état
Hauteur
23 cm
Largeur
23 cm
Représentation/thème
Portrait
Style
Art populaire
Période
1900-1910
EspagneVérifié
17
Objets vendus
100%
Particulier

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