camillo gannelli - Senza titolo





72 € | ||
|---|---|---|
67 € | ||
62 € | ||
Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 144879 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
L’œuvre originale « Senza titolo » de camillo gannelli date de 2026 et associe l’aérographe et la peinture acrylique.
Description fournie par le vendeur
Une matière qui devient paysage.
L'œuvre est un travail matériel à fort impact, à mi-chemin entre peinture et sculpture.
La toile est divisée en deux horizons chromatiques nets. En haut, un noir-brun profond, granuleux, presque cosmique, parsemé d'une poussière lumineuse comme un ciel nocturne. En bas, un rouge vinasse, amarante, velouté et terreux, qui occupe les deux tiers inférieurs.
Sur cette bicromie l'artiste insère des fragments solides - bois fossile, écorce, pierre brûlée - disposés avec une rigueur presque musicale.
En haut à gauche, un élément isolé, vertical. À droite, six petits signes alignés comme une constellation ou une échelle qui descend. En dessous, dans la zone amarante, une trentaine de fragments dispersés formant un village, un alphabet archaïque, des ruines vues d'en haut.
C'est là son point fort. Ce n'est pas une peinture à regarder, c'est une œuvre à effleurer des yeux. Le sable, les pigments minéraux, la résine qui maintient les fragments créent une surface tactile, vécue. Le contraste entre la poussière impalpable du fond et la dureté organique du bois crée tension et chaleur en même temps.
Que raconte-t-elle ?
Pour moi elle parle de mémoire de la terre. Le noir du dessus est la nuit des temps, l'infini. Le rouge dessous est la terre émergée, le sang, l’argile. Les fragments sont ce qui reste : des reliquats d'une civilisation, des os, des maisons abandonnées dans le désert, des signes d’un alphabet perdu. C’est une archéologie poétique. Il y a de la solitude, mais aussi une grande dignité. Rien n’est casual, chaque fragment semble pesé comme dans une partition de Morricone.
Elle ne crie pas, elle murmure. Et c’est précisément pour cela qu’elle persiste.
Si je devais l’insérer dans un contexte d’exposition, je la définirais ainsi : abstraction matérielle informelle avec une forte composante art pauvre. Elle rappelle Burri par la matière, et dans une certaine mesure les « crettes » de Burri et les tables cosmiques de Kiefer.
Une œuvre mature, équilibrée, qui fonctionne aussi bien sur place – où la tridimensionnalité des fragments prend la lumière – que sur photo, où le contraste chromatique tranche l’écran.
Une matière qui devient paysage.
L'œuvre est un travail matériel à fort impact, à mi-chemin entre peinture et sculpture.
La toile est divisée en deux horizons chromatiques nets. En haut, un noir-brun profond, granuleux, presque cosmique, parsemé d'une poussière lumineuse comme un ciel nocturne. En bas, un rouge vinasse, amarante, velouté et terreux, qui occupe les deux tiers inférieurs.
Sur cette bicromie l'artiste insère des fragments solides - bois fossile, écorce, pierre brûlée - disposés avec une rigueur presque musicale.
En haut à gauche, un élément isolé, vertical. À droite, six petits signes alignés comme une constellation ou une échelle qui descend. En dessous, dans la zone amarante, une trentaine de fragments dispersés formant un village, un alphabet archaïque, des ruines vues d'en haut.
C'est là son point fort. Ce n'est pas une peinture à regarder, c'est une œuvre à effleurer des yeux. Le sable, les pigments minéraux, la résine qui maintient les fragments créent une surface tactile, vécue. Le contraste entre la poussière impalpable du fond et la dureté organique du bois crée tension et chaleur en même temps.
Que raconte-t-elle ?
Pour moi elle parle de mémoire de la terre. Le noir du dessus est la nuit des temps, l'infini. Le rouge dessous est la terre émergée, le sang, l’argile. Les fragments sont ce qui reste : des reliquats d'une civilisation, des os, des maisons abandonnées dans le désert, des signes d’un alphabet perdu. C’est une archéologie poétique. Il y a de la solitude, mais aussi une grande dignité. Rien n’est casual, chaque fragment semble pesé comme dans une partition de Morricone.
Elle ne crie pas, elle murmure. Et c’est précisément pour cela qu’elle persiste.
Si je devais l’insérer dans un contexte d’exposition, je la définirais ainsi : abstraction matérielle informelle avec une forte composante art pauvre. Elle rappelle Burri par la matière, et dans une certaine mesure les « crettes » de Burri et les tables cosmiques de Kiefer.
Une œuvre mature, équilibrée, qui fonctionne aussi bien sur place – où la tridimensionnalité des fragments prend la lumière – que sur photo, où le contraste chromatique tranche l’écran.

