École italienne (XVII) - Il giudizio di Paride





1 000 € | ||
|---|---|---|
950 € | ||
900 € | ||
Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 144879 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Il giudizio di Paride est une peinture à l’huile de l’école italienne du XVIIe siècle, datée de 1670, originaire d’Italie et vendue avec son cadre.
Description fournie par le vendeur
École italienne du XVIIe siècle – Ambito véneto-émilien
“ Le Jugement de Pâris ”
- Huile sur toile
- Période : 1670-1700
- Ambito véneto-émilien, fin XVIIe siècle
- Mesures : 77 x 59 cm en cadre antique
- Toile : 66,5 x 50 cm
SUJET ET ICONOGRAPHIE
La scène représente l’un des épisodes les plus célèbres de la mythologie classique, le Jugement de Pâris, avant-propos mythologique de la guerre de Troie.
Selon le récit, Pâris, prince troyen élevé comme berger, est chargé de déterminer laquelle des déesses Junon, Minerve et Vénus est la plus belle, en lui attribuant la pomme d’or. Le choix tombera sur Vénus, qui lui promet l’amour d’Hélène.
Dans le tableau, le récit est condensé en un groupe de quatre protagonistes.
À droite figure Pâris, assis sur un rocher et enveloppé dans un ample manteau rouge. Le torse nudo et la pose inclinée vers les déesses soulignent son rôle de juge.
Au centre-gauche, Minerve/Athéna est immédiatement reconnaissable, caractérisée par le casque plumagé et la longue lance. La présence du casque constitue l’un des attributs iconographiques traditionnels de la déesse dans le Jugement de Pâris.
Les deux autres figures féminines correspondent à Junon et Vénus. Particulièrement importante est la jeune agenouillée au premier plan, vue presque complètement de dos, dont la torsion constitue le noyau formel de la composition.
La figure féminine isolée à l’extrême gauche, accompagnée d’un manteau clair, ferme la scène selon une progression quasi théâtrale.
Une petite figure apparaît également à l’arrière-plan droit, insérée dans le paysage sombre.
⸻
ANALYSE COMPOSITIVE
La construction de la scène est résolument étudiée.
L’auteur dispose les protagonistes selon une séquence semicirculaire qui conduit le regard : le mouvement culmine à la rencontre entre la figure agenouillée et Pâris.
Très efficace est le système de diagonales opposées : la lance prise par Minerve monte vers la droite, tandis que le corps de la femme agenouillée introduit une diagonale opposée. Pâris complète cette structure par l’épaisse masse chromatique du manteau rouge.
La figure agenouillée constitue probablement l’invention la plus réussie de l’œuvre : le dos éclairé, la torsion du buste et la jambe projetée diagonalement dans l’espace produisent une profondeur considérable.
Il ne s’agit donc pas d’une composition naïve : derrière l’image se profile une culture figurative cultivée, nourrie par la tradition maniériste et post-manieriste italienne.
⸻
ANALYSE STILISTIQUE
L’œuvre conserve plusieurs éléments dérivés de la culture du tard- Maniérisme : corps féminins allongés, têtes relativement petites, torsions artificieuses, élégance des poses et prédominance de la ligne sur la description naturaliste.
En même temps, le fort contraste clair-obscur, la plus grande densité des anatomies et le manteau rouge de Pâris introduisent des éléments désormais pleinement du XVIIe siècle.
Particulièrement significatifs apparaissent :
* l’anatomie allongée des figures féminines ;
* les profils petits et pointus ;
* la figure agenouillée construite par une torsion complexe ;
* Minerve quasi statuesque ;
* la palette dominée par des incarnats clairs émergents d’un fond très sombre ;
* l’usage du rouge comme principal accent chromatique ;
* le paysage réduit à une coulisse scenique.
Dans l’ensemble donc une culture figurative entre tard maniérisme et classicisme du XVIIe siècle, plus qu’un langage du XVIIIe siècle mûr.
⸻
DOMAINE ATTRIBUTIF
La composition montre toutefois des rapports avec cette vaste culture picturale développée dans le nord de l’Italie entre la fin du XVIe et le XVIIe siècle, où persistaient des modèles maniéristes aux côtés de nouvelles solutions classicistes.
Il est intéressant de rappeler que le Jugement de Pâris a été diffusé par des peintures, dessins et surtout des gravures. L’un des prototypes fondamentaux fut l’estampe de Marcantonio Raimondi d’aprèsRaphaël, datable vers 1513-14, qui connut une fortune figurative immense.
Même au XVIIe siècle le sujet resta particulièrement répandu : Francesco Albani, par exemple, en réalisa une version célèbre vers 1650-60.
CADRE :
Cadre : cadre en bois mouluré et doré, de goût néoclassique, avec une gorge large lisse et une bordure intérieure ornée d’un motif continu en relief. Fabrication italienne, fin XVIIIe – début XIXe siècle, dorure entamée par des abrasions naturelles, usures et petites lacunes.
ÉTAT DE CONSERVATION – RAPPORT D’EXPERTISE
Support :
L’œuvre semble avoir été doublée/retendue. La toile paraît actuellement suffisamment stable et régulièrement tendue. Le châssis est en bois, de construction traditionnelle, avec traverse verticale centrale.
Surface picturale :
D’après les images, la surface paraît globalement stable. Une craquelure diffuse est présente, généralement cohérente avec le vieillissement de la matière picturale.
Des abrasions et des assottissements localisés sont observables, surtout dans les zones sombres et dans les passages les plus délicats des incarnats.
Des retouches et des intégrations picturales issues de restaurations antérieures sont plausibles.
La vernis superficiel semble présenter un certain degré d’altération/oxydation, entraînant un abaissement des contrastes et une modification de la lisibilité des tons plus sombres.
Je ne relève pas, sur les photos, de soulèvements macroscopiques ou de chutes étendues de la pellicule pictorique.
État global
Correct/bons en regard de l’âge et des interventions conservatoires subies.
*** Note photographique
Certaines images de l’œuvre ont été réalisées avec l’aide d’un éclairage et de spots de studio professionnels, afin de permettre une meilleure lisibilité de la composition, des détails et de la matière picturale. Cet éclairage peut entraîner de légères variations dans la perception des couleurs et la luminosité par rapport à la vision directe de l’œuvre. Les photographies sont uniquement à titre illustratif et documentaire.
Le cadre est fourni gratuitement et en cadeau avec l’œuvre et doit donc être considéré comme un élément accessoire, non compris dans l’évaluation économique de la peinture. En raison de la fragilité naturelle des cadres anciens et dorés, d’éventuels dégâts, décollements, ruptures ou pertes de parties du cadre survenus lors du transport ou de l’expédition ne pourront faire l’objet d’un remboursement, d’indemnisation ou de contestation relative à la valeur de l’œuvre. L’emballage sera toutefois préparé avec le plus grand soin afin de garantir, autant que possible, un transport sûr.
Expédition assurée
Expertise Attributive Expertise
*** Pour question d’intérêt historique, l’œuvre ne pourra pas être expédiée en dehors de l’Union européenne / expédition assurée en caisse en bois
À propos du vendeur
École italienne du XVIIe siècle – Ambito véneto-émilien
“ Le Jugement de Pâris ”
- Huile sur toile
- Période : 1670-1700
- Ambito véneto-émilien, fin XVIIe siècle
- Mesures : 77 x 59 cm en cadre antique
- Toile : 66,5 x 50 cm
SUJET ET ICONOGRAPHIE
La scène représente l’un des épisodes les plus célèbres de la mythologie classique, le Jugement de Pâris, avant-propos mythologique de la guerre de Troie.
Selon le récit, Pâris, prince troyen élevé comme berger, est chargé de déterminer laquelle des déesses Junon, Minerve et Vénus est la plus belle, en lui attribuant la pomme d’or. Le choix tombera sur Vénus, qui lui promet l’amour d’Hélène.
Dans le tableau, le récit est condensé en un groupe de quatre protagonistes.
À droite figure Pâris, assis sur un rocher et enveloppé dans un ample manteau rouge. Le torse nudo et la pose inclinée vers les déesses soulignent son rôle de juge.
Au centre-gauche, Minerve/Athéna est immédiatement reconnaissable, caractérisée par le casque plumagé et la longue lance. La présence du casque constitue l’un des attributs iconographiques traditionnels de la déesse dans le Jugement de Pâris.
Les deux autres figures féminines correspondent à Junon et Vénus. Particulièrement importante est la jeune agenouillée au premier plan, vue presque complètement de dos, dont la torsion constitue le noyau formel de la composition.
La figure féminine isolée à l’extrême gauche, accompagnée d’un manteau clair, ferme la scène selon une progression quasi théâtrale.
Une petite figure apparaît également à l’arrière-plan droit, insérée dans le paysage sombre.
⸻
ANALYSE COMPOSITIVE
La construction de la scène est résolument étudiée.
L’auteur dispose les protagonistes selon une séquence semicirculaire qui conduit le regard : le mouvement culmine à la rencontre entre la figure agenouillée et Pâris.
Très efficace est le système de diagonales opposées : la lance prise par Minerve monte vers la droite, tandis que le corps de la femme agenouillée introduit une diagonale opposée. Pâris complète cette structure par l’épaisse masse chromatique du manteau rouge.
La figure agenouillée constitue probablement l’invention la plus réussie de l’œuvre : le dos éclairé, la torsion du buste et la jambe projetée diagonalement dans l’espace produisent une profondeur considérable.
Il ne s’agit donc pas d’une composition naïve : derrière l’image se profile une culture figurative cultivée, nourrie par la tradition maniériste et post-manieriste italienne.
⸻
ANALYSE STILISTIQUE
L’œuvre conserve plusieurs éléments dérivés de la culture du tard- Maniérisme : corps féminins allongés, têtes relativement petites, torsions artificieuses, élégance des poses et prédominance de la ligne sur la description naturaliste.
En même temps, le fort contraste clair-obscur, la plus grande densité des anatomies et le manteau rouge de Pâris introduisent des éléments désormais pleinement du XVIIe siècle.
Particulièrement significatifs apparaissent :
* l’anatomie allongée des figures féminines ;
* les profils petits et pointus ;
* la figure agenouillée construite par une torsion complexe ;
* Minerve quasi statuesque ;
* la palette dominée par des incarnats clairs émergents d’un fond très sombre ;
* l’usage du rouge comme principal accent chromatique ;
* le paysage réduit à une coulisse scenique.
Dans l’ensemble donc une culture figurative entre tard maniérisme et classicisme du XVIIe siècle, plus qu’un langage du XVIIIe siècle mûr.
⸻
DOMAINE ATTRIBUTIF
La composition montre toutefois des rapports avec cette vaste culture picturale développée dans le nord de l’Italie entre la fin du XVIe et le XVIIe siècle, où persistaient des modèles maniéristes aux côtés de nouvelles solutions classicistes.
Il est intéressant de rappeler que le Jugement de Pâris a été diffusé par des peintures, dessins et surtout des gravures. L’un des prototypes fondamentaux fut l’estampe de Marcantonio Raimondi d’aprèsRaphaël, datable vers 1513-14, qui connut une fortune figurative immense.
Même au XVIIe siècle le sujet resta particulièrement répandu : Francesco Albani, par exemple, en réalisa une version célèbre vers 1650-60.
CADRE :
Cadre : cadre en bois mouluré et doré, de goût néoclassique, avec une gorge large lisse et une bordure intérieure ornée d’un motif continu en relief. Fabrication italienne, fin XVIIIe – début XIXe siècle, dorure entamée par des abrasions naturelles, usures et petites lacunes.
ÉTAT DE CONSERVATION – RAPPORT D’EXPERTISE
Support :
L’œuvre semble avoir été doublée/retendue. La toile paraît actuellement suffisamment stable et régulièrement tendue. Le châssis est en bois, de construction traditionnelle, avec traverse verticale centrale.
Surface picturale :
D’après les images, la surface paraît globalement stable. Une craquelure diffuse est présente, généralement cohérente avec le vieillissement de la matière picturale.
Des abrasions et des assottissements localisés sont observables, surtout dans les zones sombres et dans les passages les plus délicats des incarnats.
Des retouches et des intégrations picturales issues de restaurations antérieures sont plausibles.
La vernis superficiel semble présenter un certain degré d’altération/oxydation, entraînant un abaissement des contrastes et une modification de la lisibilité des tons plus sombres.
Je ne relève pas, sur les photos, de soulèvements macroscopiques ou de chutes étendues de la pellicule pictorique.
État global
Correct/bons en regard de l’âge et des interventions conservatoires subies.
*** Note photographique
Certaines images de l’œuvre ont été réalisées avec l’aide d’un éclairage et de spots de studio professionnels, afin de permettre une meilleure lisibilité de la composition, des détails et de la matière picturale. Cet éclairage peut entraîner de légères variations dans la perception des couleurs et la luminosité par rapport à la vision directe de l’œuvre. Les photographies sont uniquement à titre illustratif et documentaire.
Le cadre est fourni gratuitement et en cadeau avec l’œuvre et doit donc être considéré comme un élément accessoire, non compris dans l’évaluation économique de la peinture. En raison de la fragilité naturelle des cadres anciens et dorés, d’éventuels dégâts, décollements, ruptures ou pertes de parties du cadre survenus lors du transport ou de l’expédition ne pourront faire l’objet d’un remboursement, d’indemnisation ou de contestation relative à la valeur de l’œuvre. L’emballage sera toutefois préparé avec le plus grand soin afin de garantir, autant que possible, un transport sûr.
Expédition assurée
Expertise Attributive Expertise
*** Pour question d’intérêt historique, l’œuvre ne pourra pas être expédiée en dehors de l’Union européenne / expédition assurée en caisse en bois

