Ennio Finzi (1931-2024) - Alternando lo sguardo

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Ennio Finzi (1931–2024) a créé Alternando lo sguardo en 2015, une œuvre en techniques mixtes sur carton noir (35 × 50 cm), signée à la main, édition originale, Italie, en excellent état.

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Description fournie par le vendeur

Ennio Finzi
Alternant le regard
Pastel et technique mixte sur carton noir cm 35x50
Signature et date en bas à droite
Splendide œuvre d’Ennio Finzi avec authentique sur photo
Œuvre très rare et de qualité

Ennio Finzi était considéré comme le dernier peintre spatialisé vivant; en effet, comme il le rappelle lui-même, en 1951 il n’avait que 16 ans et n’a pas pu être inscrit au mouvement pictural du Spatialisme comme l’a été Tancredi Parmeggiani (1931 - 1964) qui à l’époque avait vingt ans[3].

La relation d’amitié et de partage artistique avec le grand peintre Tancredi, célébrée aussi par d’importants écrits critiques et expositions[4], l’a sans aucun doute conduit à côtoyer certains des plus grands représentants de la peinture et de la culture des années cinquante et soixante comme Giuseppe Capogrossi, Ettore Sottsass, Umbro Apollonio et à œuvrer en étroite corrélation avec les principaux maîtres vénitiens de ce mouvement, tels Virgilio Guidi, Riccardo Licata ou Emilio Vedova; c’est toujours Tancredi qui le présenta à la grande collectionneuse américaine Peggy Guggenheim[5]. Pendant toute les années cinquante, Finzi a poursuivi une recherche fondamentalement spatialisée, centrée sur l’utilisation de la couleur et sur des effets distoniques et atonaux[6], interprétant aussi les nouvelles courants musicaux de ces années, de l’atonalisme schoembergien au « be bop » du jazz afro-américain[7]. En effet, pour Finzi la Musique a une valeur fondamentale, car il rappelle que pour lui la perception de la couleur s’effectue à seulement 50% par la vue et pour l’autre 50% grâce à l’oreille, car la couleur n’a pas seulement une image mais aussi un son.[8]

De 1960 à 1978, aussi pour des problèmes liés à la difficulté de vendre des œuvres spatialisées dans une période historique qui favorisait d’autres types de recherche[9], il décide d’adhérer complètement aux principes les plus contemporains de l’analyse scientifique et technologique typique de ces années, non pas comme les artistes du Groupe N qui utilisaient effectivement l’électronique et l’illuminotécnica[10], mais en cherchant à créer les mêmes prérequis avec une Non-Peinture de type analytique en noir et blanc qui s’éloignait des forts cromatismes antérieurs, se focalisant sur l’automatisme et la combinaison des rythmes[11], s’approchant de plus en plus au Cinétisme[12].

À partir de 1978, Finzi redécouvre la couleur, ouvrant une saison qui suit d’une certaine façon le bombardement déroutant d’images qui, au début des années quatre-vingt, devenait prédominant; si bien qu’à partir de la moitié des années quatre-vingt, fatigué par cette intensité, il cherchera une sorte de retour à l’intériorité méditative, en associaçant au champ noir une utilisation de la couleur pour le réémergence, pour l’émergence; voir le cycle du « Noir-Achromatique » puis « Noiriride », fortement inspirés par la musique de Luigi Nono[13], qui le mèneront dans les années quatre-vingt-dix à des séries comme « Grammaticando » puis « Flipper », où il cherchera à organiser un langage pictural codifié par des signes et des opérations contrastées[14]. Ennio Finzi a néanmoins, au cours de toutes ces années, constamment cherché un moyen d’exprimer l’essence même de l’« idée », de la sensation en utilisant le médium pictural comme outil et non pas en voulant a priori construire un style reconnaissable en tant que peinture pour la peinture[15]. Pour comprendre Finzi, il ne faut pas lire chaque moment pictural isolément mais considérer l’ensemble de l’évolution de son travail au fil des années, avec ses incongruités et ses contradictions, en discernant un fil conducteur souterrain.[16]

Il a commencé à exposer en 1949 à la Fondation Bevilacqua La Masa de Venise[17], où il a tenu sa première exposition personnelle en 1956, fondation qui en 1980 lui a consacré une exposition anthologique.

Il a participé en 1959 et 1999 à la VIIIe et XIIIe Quadriennale de Rome[18] et en 1986 à la XLIIe Biennale d’Art de Venise[19].

Il a enseigné à l’Académie de Venise.

Ennio Finzi
Alternant le regard
Pastel et technique mixte sur carton noir cm 35x50
Signature et date en bas à droite
Splendide œuvre d’Ennio Finzi avec authentique sur photo
Œuvre très rare et de qualité

Ennio Finzi était considéré comme le dernier peintre spatialisé vivant; en effet, comme il le rappelle lui-même, en 1951 il n’avait que 16 ans et n’a pas pu être inscrit au mouvement pictural du Spatialisme comme l’a été Tancredi Parmeggiani (1931 - 1964) qui à l’époque avait vingt ans[3].

La relation d’amitié et de partage artistique avec le grand peintre Tancredi, célébrée aussi par d’importants écrits critiques et expositions[4], l’a sans aucun doute conduit à côtoyer certains des plus grands représentants de la peinture et de la culture des années cinquante et soixante comme Giuseppe Capogrossi, Ettore Sottsass, Umbro Apollonio et à œuvrer en étroite corrélation avec les principaux maîtres vénitiens de ce mouvement, tels Virgilio Guidi, Riccardo Licata ou Emilio Vedova; c’est toujours Tancredi qui le présenta à la grande collectionneuse américaine Peggy Guggenheim[5]. Pendant toute les années cinquante, Finzi a poursuivi une recherche fondamentalement spatialisée, centrée sur l’utilisation de la couleur et sur des effets distoniques et atonaux[6], interprétant aussi les nouvelles courants musicaux de ces années, de l’atonalisme schoembergien au « be bop » du jazz afro-américain[7]. En effet, pour Finzi la Musique a une valeur fondamentale, car il rappelle que pour lui la perception de la couleur s’effectue à seulement 50% par la vue et pour l’autre 50% grâce à l’oreille, car la couleur n’a pas seulement une image mais aussi un son.[8]

De 1960 à 1978, aussi pour des problèmes liés à la difficulté de vendre des œuvres spatialisées dans une période historique qui favorisait d’autres types de recherche[9], il décide d’adhérer complètement aux principes les plus contemporains de l’analyse scientifique et technologique typique de ces années, non pas comme les artistes du Groupe N qui utilisaient effectivement l’électronique et l’illuminotécnica[10], mais en cherchant à créer les mêmes prérequis avec une Non-Peinture de type analytique en noir et blanc qui s’éloignait des forts cromatismes antérieurs, se focalisant sur l’automatisme et la combinaison des rythmes[11], s’approchant de plus en plus au Cinétisme[12].

À partir de 1978, Finzi redécouvre la couleur, ouvrant une saison qui suit d’une certaine façon le bombardement déroutant d’images qui, au début des années quatre-vingt, devenait prédominant; si bien qu’à partir de la moitié des années quatre-vingt, fatigué par cette intensité, il cherchera une sorte de retour à l’intériorité méditative, en associaçant au champ noir une utilisation de la couleur pour le réémergence, pour l’émergence; voir le cycle du « Noir-Achromatique » puis « Noiriride », fortement inspirés par la musique de Luigi Nono[13], qui le mèneront dans les années quatre-vingt-dix à des séries comme « Grammaticando » puis « Flipper », où il cherchera à organiser un langage pictural codifié par des signes et des opérations contrastées[14]. Ennio Finzi a néanmoins, au cours de toutes ces années, constamment cherché un moyen d’exprimer l’essence même de l’« idée », de la sensation en utilisant le médium pictural comme outil et non pas en voulant a priori construire un style reconnaissable en tant que peinture pour la peinture[15]. Pour comprendre Finzi, il ne faut pas lire chaque moment pictural isolément mais considérer l’ensemble de l’évolution de son travail au fil des années, avec ses incongruités et ses contradictions, en discernant un fil conducteur souterrain.[16]

Il a commencé à exposer en 1949 à la Fondation Bevilacqua La Masa de Venise[17], où il a tenu sa première exposition personnelle en 1956, fondation qui en 1980 lui a consacré une exposition anthologique.

Il a participé en 1959 et 1999 à la VIIIe et XIIIe Quadriennale de Rome[18] et en 1986 à la XLIIe Biennale d’Art de Venise[19].

Il a enseigné à l’Académie de Venise.

Détails

Artiste
Ennio Finzi (1931-2024)
Vendu(e) par
Galerie
Édition
Original
Titre de l'œuvre d'art
Alternando lo sguardo
Technique
Techniques mixtes
Signature
Signé à la main
Pays d’origine
Italie
Année
2015
Condition
Excellent état
Hauteur
35 cm
Largeur
50 cm
Style
Art psychédélique
Période
2010-2020
Vendu par
ItalieVérifié
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