Nr. 102220009

Coșuleț pentru obiecte - Max Le Verrier (1891 – 1973) - Franța - Cupă Écus de Mayenne
Nr. 102220009

Coșuleț pentru obiecte - Max Le Verrier (1891 – 1973) - Franța - Cupă Écus de Mayenne
Max LE VERRIER (1891-1973) - Rare Coupe "Écus de Mayenne" - Art Déco - Inscription Insolite
Grande coupe circulaire en "Métal d'Art" à patine vert antique, réalisée par le célèbre sculpteur Max Le Verrier.
Cette pièce rare met à l'honneur l'héraldique régionale avec une touche d'humour historique unique. Le centre représente le blason de la ville de Mayenne (ses trois écus caractéristiques), entouré d'une inscription circulaire en vieux français particulièrement originale.
L'inscription se lit : « ESCUEZ A PAS UNG SOL N'A XIS ».
Traduction : "Trois écus n'ont pas un sou ni un assis" (l'assis étant une petite monnaie ancienne).
Il s'agit d'un célèbre dicton populaire lié aux armoiries de Mayenne. On dit avec dérision que ces trois écus (les boucliers du blason) ne valent pas une pièce de monnaie sonnante et trébuchante. Cette touche d'esprit "gaulois" fait de cet objet une pièce de conversation fascinante.
Alliage de fonte d'art Le Verrier.
Dimensions : Diamètre de 17 cm pour une hauteur de 1 cm.
Poids : 467 g.
Bon état général. La pièce possède une patine verte profonde et authentique. L'inscription en vieux français est bien lisible, soulignée par l'usure naturelle du relief qui lui donne beaucoup de caractère.
Les photos font partie de la description.
Louis Octave Maxime Le Verrier est né à Neuilly sur Seine d’une mère belge et d’un père parisien, orfèvre joaillier. Il sert dans l’armée française pendant la Première Guerre mondiale avant d’étudier à l’École des Beaux-Arts de Genève où il rencontre les artistes et condisciples Pierre Le Faguays et Marcel Bouraine ; les trois artistes sont devenus des amis pour la vie. En 1919, Max Le Verrier ouvre sa propre fonderie, produisant des sculptures et des objets décoratifs, des lampes, des serre-livres et des mascottes de voitures.
Attiré par son amour des animaux vers les zoos et les cirques, il sculpte sa première sculpture, le célèbre pélican dans un style typique des années 1925. Il a signé l’œuvre de son pseudonyme Artus. Au cours de cette période, Max Le Verrier a créé de nombreux modèles d’animaux, par exemple des panthères comme Baghera, Ouganda et Jungle, un lion impressionnant, des cigognes, des écureuils et des chevaux dont la plupart executé en métal d’art de préférence au bronze.
C’est devant les cages du Jardin des Plantes que Max le Verrier a créé son oeuvre singe au parapluie, un chimpanzé de trois ans qui répondait au joli nom de Boubou. Une grande amitié est née entre le singe et l’artiste.
Boubou retenu par le gardien du zoo à l’extérieur de la cage, a accepté de prendre la pose en échange de bananes. D’ailleurs, chaque matin, il regardait du côté de l’entrée pour attendre celui qui allait l’immortaliser.
La sculpture Pluie a reçu une médaille au Salon des Humoristes en 1927.
L’atelier le Verrier a travaillé pour les sculpteurs suivants:
Pierre Le Faguays, pseudonyme Fayral, Marcel Bouraine, pseudonyme Derenne & Briand, Raymonde Guerbe, Jules Masson, Charles, Janle, Denis, De Marco et Garcia. Ces pièces étaient vendues dans l’atelier du 100 rue du Théâtre à Paris.
Max Le Verrier était Membre Titulaire de la Société des Artistes Décorateurs et y exposait régulièrement. Il avait un stand à l’ Exposition des Arts Décoratifs et Industriels de Paris de 1925 au Grand Palais, où son stand a reçu une médaille d’or. Son stand à l’Exposition internationale de Paris de 1937 est récompensé d’une médaille d’honneur.
En 1928, Max Le Verrier sculpte d’après modèle vivant, sa célèbre lampe Clarté qui représente une femme nue sur la pointe des pieds, un globe lumineux dans les mains tendues, pièce maîtresse de sa collection.
En fait, il avait besoin de 3 modèles différentes : une pour la tête, une autre pour la poitrine et une pour les jambes. Pour cette dernière partie, il demande à une danseuse des ballets de Joséphine Baker de poser.
Ce modèle existe en 4 tailles, Lueur Lumineuse, Lumina, Clarté, Clarté grandeur nature.
La majorité des figurines de Le Verrier sont des jeunes filles avec un athlétisme idéalisé similaire.
La lampe Clarté a été présentée dans l’exposition Lumières au Centre Georges Pompidou de mai à août 1985 mais aussi en 1987 dans l’exposition Made in France chez Harrod’s à Londres et dans l’exposition De main de maître au Grand Palais à Paris. Il a également été exposé à l’hôtel Martinez à Cannes en 2000.
Max Le Verrier a travaillé tout au long des années 1930. Il a été arrêté en 1944 pour son travail dans la Résistance française, mais après la guerre, il a continué à sculpter jusqu’à sa mort en 1973.
Les œuvres de Maxime Le Verrier sont d'un style très personnel et témoignent d'une vision subtile.
L'artiste s'est appliqué également à adapter son art à un but décoratif pratique et il a exécuté quelques jolis spécimens de lampes et autres objets, dont nous donnons ici des reproductions.. Il estime avec raison que l'art moderne ne doit pas rester l'apanage de quelques privilégiés, mais qu'il doit être mis à la portée du plus grand nombre et répandu sur tout ce qui est utile å la vie. Cette conception est extrêmement juste; dans ses recherches de stylisation, l'artiste a su les mettre en pratique avec beaucoup de bonheur.
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