Nr 100097164

Europeiska skolan (XVIII) - Enfant au Chat, esquisse
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Europeiska skolan (XVIII) - Enfant au Chat, esquisse
Huile sur toile, XVIIIe siècle, représentant un jeune enfant en buste, vu de trois-quarts, se retournant vers le spectateur. Le format resserré, le traitement doux des carnations et l’attention portée aux volumes du visage relèvent du vocabulaire du portrait européen de la seconde moitié du siècle, à la charnière entre sensibilité rococo et premiers accents néoclassiques. La présence de l’animal tenu contre le corps n’est pas un simple accessoire narratif : dans la tradition du portrait d’enfant, le chat (comme l’oiseau dans d’autres variantes contemporaines) sert de marqueur d’âge et de caractère, et offre au peintre un motif de contraste entre la délicatesse de la peau et la matière plus sombre, plus “tactile”, du pelage.
Au XVIIIe siècle, l’image de l’enfant devient un véritable sujet autonome. Sous l’influence des idées nouvelles sur l’éducation et la sensibilité (et, dans la pratique, de la montée en puissance du portrait bourgeois), on s’éloigne progressivement de l’“enfant-petit-adulte” des siècles précédents : attitudes plus naturelles, expressions moins solennelles, et multiplication d’attributs domestiques (animaux, fleurs, jeux, rubans) destinés à signifier l’innocence, la vivacité ou la douceur. Les grands ensembles anglais (Hogarth, Gainsborough, Reynolds) et les portraits plus intimistes du continent (France, Pays-Bas, espaces germaniques) témoignent de cette évolution, où l’enfant est représenté non seulement comme héritier d’un nom, mais comme individu doté d’une présence affective.
Dans ce contexte, l’œuvre proposée s’inscrit dans un courant de portraits d’enfants “de proximité”, privilégiant la psychologie et la grâce plutôt que la pompe héraldique. La mise en page, centrée sur la tête et l’épaule, ainsi que la gamme chromatique subtile et l’éclairage enveloppant, évoquent des pratiques de portraitistes actifs dans le monde britannique et ses réseaux, où circulaient modèles, gravures et manières.
L’ensemble présente, à ce titre, des affinités avec l’esthétique associée aux portraitistes femmes de la sphère anglo-européenne, et peut être rapproché — par esprit et par sensibilité — de l’entourage de Katherine Read (1723–1778), connue pour ses portraits où la douceur des transitions, la retenue de la mise en scène et la recherche d’une expression juste priment sur l’effet. Sans revendiquer une attribution hasardeuse, ce rapprochement situe utilement la toile dans un milieu artistique où les portraitistes, y compris des femmes, occupent une place réelle sur le marché du portrait, répondant à une demande croissante d’images familiales et d’effigies d’enfants.
Cette peinture constitue ainsi un témoignage cohérent de la culture visuelle du XVIIIe siècle : un portrait d’enfant conçu comme image de statut, mais aussi comme objet d’intimité, dans lequel l’animal participe à la rhétorique de l’enfance et à l’économie picturale du tableau. Suitable pour une collection orientée vers le portrait européen, la peinture britannique du siècle des Lumières, ou l’histoire de la représentation de l’enfance.
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